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Pro Juventute demande aux parents de «faire attention à ne pas restreindre involontairement le potentiel de développement de l'enfant»
Pro Juventute demande aux parents de «faire attention à ne pas restreindre involontairement le potentiel de développement de l'enfant»Pro juventute

Pro Juventute met en avant un garçon en robe et c'est la polémique

Une publication de Pro Juventute pour «une éducation respectueuse de l'égalité des sexes dès l'enfance» suscite le débat sur les réseaux sociaux. La tenue vestimentaire d'un petit garçon est diversement appréciée.
01.11.2021, 06:0301.11.2021, 11:39

Pour balayer les stéréotypes liés aux genres, Pro Juventute invite les parents à une éducation qui ne se fera pas en fonction du sexe de l'enfant. «Que cela soit conscient ou non, les filles sont souvent traitées différemment des garçons. Ce qui compte, c’est que les enfants puissent, dès leur plus jeune âge et indépendamment de leur sexe, vivre des expériences diverses et variées», soutient la fondation d'aide à la jeunesse.

Le poids des souvenirs

C'est ainsi que, dans le cadre d'une campagne de promotion de l'éducation non-genrée, Pro Juventute demande aux parents de «faire attention à ne pas restreindre involontairement le potentiel de développement de l'enfant par des attentes sur la façon dont une fille ou un garçon devrait se comporter». La fondation incite également à ne pas reproduire ce qu'on a vécu dans sa propre enfance.

«Peut-être qu’en tant que fille, vous n’aviez pas le droit de monter aux arbres avec la même insouciance que vos frères ou qu’en tant que garçon, vous n’étiez pas autorisé à jouer avec des poupées»
Pro Juventute

«Les souvenirs personnels jouent un rôle dans l’éducation de ses propres enfants», a rappelé la fondation. Mais, sur les réseaux sociaux, une publication de Pro Juventute suscite des débats très vifs. Au centre des discussions, le port vestimentaire d'un jeune garçon affublé d'une robe.

Accepter les différences

«Arrêtons de traiter les filles différemment des garçons», a martelé un internaute, qui soutient la démarche de Pro Juventute. Lutte contre les stéréotypes ou pas, Lily, une autre internaute, est convaincue que «l’égalité est dans l’acceptation des différences et le respect de l’individu». Chantal, une internaute, lance un «Stop à la sexualisation des enfants et des drapeaux qui vont avec». Quant à Roland, un autre internaute, il s'inquiète pour l'avenir des futurs ados. «On fait comme si tous les enfants allaient un jour ou l'autre vouloir changer de sexe», proteste-t-il. «Je suis d’accord qu’on répartisse les tâches en fonction de l’âge de l’enfant et non du sexe, mais le déguiser en fille lorsque c’est un garçon ou de garçon en fille, je trouve que c’est déstabiliser l’enfant. Arrêtez de vouloir tout mélanger», commente Silvia.

«Une fille, tu l'habilles en fille et un garçon en garçon. Tu ne vas pas dès le départ leur mettre le doute dans leur tête (...) Foutez la paix aux jeunes parents»
Une internaute

Empêcher la discrimination

Responsable de Pro Juventute pour la Suisse romande, Fabienne Hebeisen-Dumas met en avant la lutte contre les discriminations: «Certains enfants ne peuvent pas s'identifier au sexe qui leur a été attribué à la naissance. Ils ont aussi des droits et leurs droits doivent être protégés.» Toutefois, soutient-elle, «la thématique du genre n’implique pas de faire d’un garçon une fille ou inversement, mais de donner aux enfants, indépendamment de leur sexe, la possibilité de découvrir leurs propres talents et de s’épanouir en conséquence».

«A tous les gens choqués par une robe sur un garçon ou une perceuse dans les mains d’une fille, apaisez vos commentaires. J’espère que, dans un futur proche, plus personne ne se sentira mal de porter les habits qu’il souhaite ou de faire le métier de ses rêves.»
Un internaute
«A 3 ans, mon fils voulait absolument mettre une robe de sa sœur pour aller voir mes beaux-parents. Je l'ai laissé faire (…) Mes beaux-parents ont été choqués. Il a 32 ans maintenant et est tout à fait ok!»
Une maman sur Facebook
Avis d'experte: «Pourquoi une fille avec des habits de garçon, ça choque moins?»
Maître-assistante en études de genre à l’université de Neuchâtel et chercheuse associée au Centre Marc Bloch à Berlin, Sarah Kiani est d'avis que «si l'éducation des enfants se faisait de manière moins genrée, le monde irait mieux». L’auteure du livre De la révolution féministe à la Constitution, mouvement des femmes et égalité des sexes en Suisse (1975-1995), constate qu'il y a peu d'évolution des comportements. «J'ai l'impression que l'ouverture, c'est seulement dans les discours», a poursuivi la chercheuse. «Si une fille porte un maillot de foot ou des habits de garçon, ça choque moins. Pourquoi l'inverse choque?», interroge Sarah Kiani.

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