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Une étude sur le réchauffement climatique donne enfin un peu d'espoir

Une jeune femme, à droite, tient une affiche indiquant «faites l'amour, pas du CO2».
Une jeune femme, à droite, tient une affiche indiquant «faites l'amour, pas du CO2».
Image: Keystone
Des scientifiques annoncent qu'un réchauffement bien plus intense a pu être évité, grâce à l'interdiction d'utiliser des produits affectant la couche d'ozone.
19.08.2021, 02:0919.08.2021, 15:00

Le protocole de Montréal, visant à lutter contre le trou de la couche d'ozone, a permis d'éviter un réchauffement supplémentaire de la planète de 2,5°C d'ici 2100, selon une étude britannique. Le bannissement de certains types d'aérosols s'est donc révélé efficace.

Le réchauffement climatique, causé par les gaz à effet de serre, d'environ 1,1°C, actuellement comparé à la période pré-industrielle, entraîne déjà son lot de catastrophes, inondations meurtrières, canicules, incendies, ouragans, etc.

La protection renforcée de la couche d'ozone depuis 1987

Le Protocole de Montréal a été signé en 1987 pour supprimer progressivement les gaz CFC (utilisés dans la réfrigération et les aérosols), responsables du fameux «trou» dans cette couche gazeuse protégeant la Terre de rayons, qui provoquent cancers de la peau, dégâts oculaires et immunitaires.

Sans lui, le réchauffement climatique atteindrait 4°C, même si les Etats parvenaient à limiter la hausse du thermomètre liée à d'autres gaz sous les 1,5°C, un des objectifs de l'Accord de Paris, selon cette étude parue mercredi dans la revue Nature. En plus d'attaquer la couche d'ozone, les gaz CFC sont de puissants gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur jusqu'à 10 000 fois plus que le CO2.

Une étude de l'impact des radiations UV sur la nature

Mais jusqu'à présent, les chercheurs n'avaient pas étudié l'impact que les radiations UV supplémentaires auraient eu sur la capacité de la nature à absorber les gaz à effet de serre, que nous produisons. Depuis les années 1960, les forêts et les sols ont absorbé environ 30% du CO2 émis par les humains dans l'atmosphère, et les océans 20% supplémentaires.

«Un monde où ces produits chimiques augmentaient et continuaient à retirer la couche d'ozone protectrice aurait été catastrophique pour la santé humaine, mais aussi pour la végétation.»
Paul Young, chercheur à l'Université de Lancaster

Les chercheurs, sous la houlette de Paul Young de l'Université de Lancaster, ont découvert, via des modèles, que la capacité des plantes à stocker le CO2 aurait été sérieusement dégradée par les produits qui affectent aussi la couche d'ozone. (ats/jch)

En parlant de climat: Manif sur la Münsterplatz, Berne

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