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En Valais, on soupçonne (encore) une fraude électorale

L'infraction concernait l'élection au parlement valaisan du 7 mars.
L'infraction concernait l'élection au parlement valaisan du 7 mars.Image: Shutterstock
Brigue-Glis dénonce de potentielles fraudes électorales. Elles concerneraient l'élection au parlement valaisan du 7 mars. En 2017, une affaire semblable avait agité le canton.
08.03.2021, 15:1208.03.2021, 16:58

Nouveau soupçon de fraude électorale dans le Haut-Valais. La commune de Brigue-Glis a dénoncé une potentielle infraction au Ministère public, dans le cadre des élections au Grand Conseil de ce dimanche 7 mars. Des investigations sont en cours.

Près de 50 listes concernées

L’infraction concernerait environ 25 listes pour la députation et quasi le même nombre pour la suppléance, indique le Ministère public, qui ne fera pas davantage de commentaire. Selon Le Temps, il s'agirait de «listes qui ont subi les mêmes corrections, dont l’écriture est identique.»

Le Canton affirme avoir pris connaissance des faits, et que les résultats de l'élection du parlement ont été confirmés.

Le Conseil d'Etat fera part de la dénonciation au Grand Conseil lorsque celui-ci devra valider les élections. Donc lors de sa session constitutive, le 19 avril.

En 2017, des vols dans les boîtes aux lettres

Cette affaire en rappelle une autre. Lors des élections cantonales de mars 2017, un individu avait volé près de 200 bulletins de vote dans des boîtes aux lettres du Haut-Valais (à Brigue, Naters et Viège). Il les avait remplis selon ses préférences et renvoyés munis d’une fausse signature.

L’homme, un membre de l’UDC au moment des faits, avait été condamné à douze mois de prison avec sursis. Le parlement avait été agité par l'affaire et avait décidé de ne pas opter pour un retour aux urnes. Selon «Le Nouvelliste», cette fraude avait «sans doute faussé le résultat des élections au Grand conseil

Pas vraiment comparable

Reste que pour le chancelier d'Etat valaisan Philipp Spoerri, interrogé par Le Temps, les deux affaires ne sont pas vraiment comparables. «Tout d'abord parce que le nombre de listes concernées est bien moindre cette année, mais aussi parce qu’il y a quatre ans, "il y avait falsification de l’identité de l’électeur, ce qui n’est pas forcément le cas cette fois"», note le quotidien romand.

Aussi, cette fois, la dénonciation de Brigue-Glis intervient avant la validation des résultats de l'élection par le Grand Conseil, contrairement à 2017. (ATS/AS)

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