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All Blacks rugby nouvelle zélande

image: keystone/shutterstock

Greenpeace veut voir du vert chez les All Blacks

Les rugbymen néo-zélandais porteront le logo d'Ineos dès l'année prochaine. Un partenariat avec le géant de la pétrochimie qui fait bondir Greenpeace.



Les fans du Lausanne-Sport verront-ils bientôt leurs joueurs effectuer le haka à la Tuilière juste avant de défier Servette, Sion ou Young Boys? Les footballeurs vaudois ne sont pas encore familiers avec la célèbre danse des rugbymen néo-zélandais, mais ils ont désormais un point commun avec ceux-ci: leur sponsor.

Ineos – entreprise de pétrochimie propriétaire du LS – vient de signer un contrat de parrainage avec la Fédération néo-zélandaise de rugby. Dès janvier 2022 et pour six ans, la firme britannique établie à Rolle versera 5,1 millions de francs par année aux All Blacks. En échange, elle pourra apposer son logo sur les shorts des sélections masculines et féminines, annonce la presse locale.

Dégoût chez Greenpeace

Si l'accord réjouit la fédération néo-zélandaise, son président Mark Robinson y voyant une possibilité «de favoriser le développement du rugby au cours des six prochaines années», il fait hérisser les poils de l'organisation écologiste Greenpeace. Notamment ceux de Juressa Lee, une des responsables locales de l'ONG:

«Beaucoup de nos joueurs de rugby sont d'origine maorie ou descendants de peuples du Pacifique, des populations qui sont en première ligne face à l'élévation du niveau de la mer et aux précipitations extrêmes. On ne devrait pas leur demander de porter la marque d'un pollueur du climat comme Ineos.»

Juressa Lee, l'une des responsables de Greenpeace en Nouvelle-Zélande dans une interview à la radio RNZ.

La militante en a remis une couche sur son compte personnel Twitter, exprimant sans détour son dégoût pour le sponsoring des All Blacks par Ineos:

«J'ai essayé d'exprimer à quel point je suis dégoûtée de voir notre équipe de rugby se vendre pour 30 pièces d'argent. Le climat, nos plages et l'océan, les Néo-Zélandais et les habitants des nations insulaires à risque en font les frais.»

La fédé riposte

Mark Robinson ne voit, lui, strictement aucun problème à nouer ce partenariat avec la multinationale pétrolière. Bien au contraire. Il est très enthousiaste de collaborer avec une entreprise qu'il juge vertueuse:

«Ineos apportera une approche innovante et son dévouement au partenariat avec nos équipes (...), des qualités que nous constatons dans tous les aspects de son activité, en particulier dans le domaine du développement durable, avec son engagement à assurer un avenir sans émissions de carbone, conformément à l'accord de Paris»

Au point de voir bientôt le Lausanne-Sport arborer un maillot extérieur ou third vert? (ats/yog)

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Seuls 110 pays sur 200 ont déposé leur plan national d'action pour le climat qu'ils auraient dû rendre en 2020. Patricia Espinosa, responsable au sein de l'Organisation des Nations unies (ONU), appelle à davantage d'ambition.

Apparemment, les Etats ne sont pas pressés de régler le problème climatique. En vertu de l'Accord de Paris de 2015 qui vise à maintenir le réchauffement «bien en deçà» de +2°C, si possible +1.5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, chacun des quelque 200 signataires devait déposer avant fin 2020 une version révisée de ses engagements en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, appelés «contribution déterminée au niveau national» (NDC).

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