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La Birmanie vit sa journée la plus meurtrière depuis le coup d'Etat

epa09005676 A Myanmar army soldier stands guard during the parade to mark the 74th anniversary of Myanmar's Union Day in Sittwe, Rakhine State, Myanmar, 12 February 2021. Union Day, a public celebration, commemorates the start of the Union of Myanmar (formerly Burma) on 12 February 1947, when representatives of the national ethnic groups signed an agreement consolidating unity between highlands and plains to build the sovereign independent Union of Myanmar. EPA/NYUNT WIN

Plus de 800 personnes ont été arrêtées. Image: EPA

Dimanche, la police birmane a ouvert le feu sur une centaine de manifestants pro-démocratiques. 18 personnes sont décédées.



Les forces de l'ordre usent de méthodes de plus en plus meurtrières pour contrer les manifestations pro-démocratiques. Dimanche, la Birmanie est marquée par au moins 18 morts. Un bilan que le pays n'avait pas connu depuis le coup d'Etat le 1er février.

Pour mieux comprendre ce qu'il se passe en Birmanie, c'est ici:

Journée meurtrière

Quatre personnes ont péri et une vingtaine d'autres ont été blessées dans la ville côtière de Dawei, située dans le sud du pays. Un secouriste volontaire a expliqué que les trois victimes avaient été «touchées par des tirs à balles réelles», alors que les blessés avaient été «atteints par des munitions en caoutchouc».

Les travailleurs de la santé déplorent également deux autres morts à 80 kilomètres au nord-est de Rangoun. Au centre, un manifestant, grièvement blessé par un projectile qui a transpercé son casque et qui s'est logé dans son cerveau, se trouve actuellement dans un état critique.

«Il pourrait y avoir beaucoup plus de morts, car nous continuons de recevoir des blessés»

Un secouriste volontaire.

Répression condamnée

Plus de 800 personnes ont été arrêtées, inculpées ou condamnées depuis le coup d'Etat, selon une ONG d'aide aux prisonniers politiques (AAPP). Mais ce chiffre devrait exploser au sortir du week-end, des médias officiels faisant état de 479 arrestations pour la seule journée de samedi.

Human Rights Watch s'est exprimé en déclarant que l'escalade de recours à la force létale était «scandaleuse et inacceptable» et devait donc être «immédiatement stoppée». (ats/mndl)

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