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Un panneau interdisant de faire un feu est posé devant le pâturage d'un alpage le lundi 6 aout 2018 près du Col du Marchairuz dans le Jura vaudois

Après la sécheresse, la pluie. Un bienfait pour les forêts. Image: Keystone

Les fortes pluies ont aussi des vertus: la forêt jurassienne revit!

Les grosses pluies de ces dernières semaines apportent un répit à la forêt jurassienne, souffrant de sécheresse. Les précipitations ont également freiné la pullulation des bostryches. Explications.



La météo pluvieuse de ces dernières semaines, faisant capoter l'idée même de l'été, n'est pas qu'une douche froide. Elle a engendré aussi des bienfaits pour la nature, que l'on constate aujourd'hui. Il y a deux ans, le canton du Jura affichait un ton pour le moins alarmiste face au dépérissement du hêtre, considérant même la situation comme une catastrophe forestière au sens de la loi. Les dégâts, en particulier en Ajoie, étaient liés à la sécheresse exceptionnelle de 2018.

Des réserves d'eau

Aujourd'hui, la situation est bien meilleure. «On est plutôt content de cette météo, c'est un répit bienvenu», explique à Keystone-ATS Mélanie Oriet, responsable du domaine forêts et dangers naturels à l'Office de l'environnement du canton du Jura. «Les arbres, et en particulier leurs systèmes racinaires, peuvent se refaire une santé».

Les arbres ne doivent pas puiser dans leurs réserves, ils peuvent au contraire en faire et même disposer d'une certaine marge si de nouvelles périodes de sécheresse devaient survenir. La pluie les aide à se rétablir. La forêt est plus verte que les dernières années, constate Mélanie Oriet.

La preuve en image:

Vue aérienne sur une forêt au bord du Doubs suite aux fortes précipitations des derniers jours le mercredi 14 juillet 2021 à Saint-Ursanne dans le canton du Jura

Si des arbres ont été cassés, la forêt est belle verte, suite aux fortes pluies de cet été. Image: Keystone

De petits insectes ravageurs

Une autre menace qui pesait sur la forêt jurassienne semble être freinée, en tout cas provisoirement: celle des bostryches, aussi appelées scolytes. «Les bostryches redoutent une météo humide et fraîche. Ils volent moins et se reproduisent moins», souligne la responsable du domaine forêts et dangers naturels.

Il y a donc moins de foyers récents de ce coléoptère ravageur. Un résineux peut dépérir dans les deux à trois semaines après que les scolytes ont commencé à se développer sous l'écorce.

(ats/jof)

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