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Image: Shutterstock

2 ans de prison pour une Danoise qui contestait les mesures sanitaires

La semaine passée, un tribunal a condamné une mère de famille à deux ans de prison ferme, pour avoir appelé «à détruire la ville de manière non-violente», lors d'une manifestation. Une décision qui suscite un tollé au Danemark.
19.03.2021, 11:5220.03.2021, 07:57
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Deux ans de prison ferme pour atteinte grave à l’ordre public et incitation à la violence contre la police. Voilà la sentence prononcée, la semaine passée, par un tribunal danois, à l'encontre d'une manifestante ayant lancé à la foule: «Etes-vous prêts à détruire la ville de manière non violente? Juste pour faire prendre conscience que nous sommes contre ce confinement du gouvernement.» La trentenaire avait également cherché à poursuivre la manifestation, une fois celle-ci dissoute.

Racontée dans Le Temps, la décision du Tribunal correctionnel de Copenhague, à l'encontre de cette mère de famille, provoque de vives réactions au Danemark, pays habituellement attaché à la liberté d'expression. «Les réactions du procureur et de la police paraissent hors de contrôle, explique Jacob Mchangama, directeur du centre de réflexion Justitia. Ils commettent à leur façon une forme de vandalisme contre notre société libre en serrant aussi durement la vis.»

En mars 2020, le Royaume avait, très rapidement, adopté une loi doublant les peines pour des délits liés à la pandémie. Une disposition, qui devait mettre fin aux abus d'aide publique, ainsi qu'aux vols de masques et de gel hydroalcoolique, qui fait désormais débat.

Dimanche dernier, une enseignante a été arrêtée pour avoir publié, sur Facebook, une photo d'une poupée à l'effigie de la première ministre, en feu. Elle risque huit ans de prison, donc seize avec le principe de la double peine.

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Le nombre de cas flambe et l'OMS craint une poussée de décès en Europe. Mais le problème de la variole du singe est, pour l'heure, ailleurs: prendre les personnes infectées au sérieux, prévenir la stigmatisation et combattre un sournois sentiment de honte. D'ailleurs, pourquoi blâme-t-on autant les malades?

«Les premières lésions sont apparues sur mon cul, et c’était de loin les plus douloureuses. Je ne pouvais même plus m’asseoir», témoignait récemment un danseur londonien de 31 ans, au site Vice. Les douleurs sont l'un des désagréments majeurs de la variole du singe. Mais ce n'est pas le seul. Contrairement au Covid-19, les symptômes sont bien visibles et la maladie s'attaque (jusqu'à présent) plus volontiers aux jeunes hommes homosexuels ayant eu plusieurs partenaires. Suffisant pour démarrer la machine à harcèlement.

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