DE | FR
Pour cause de non-vaccination du premier, Kyrie Irving (à g) et Kevin Durant (à dr) ne pourront pas jouer ensemble aussi souvent que la saison passée.
Pour cause de non-vaccination du premier, Kyrie Irving (à g) et Kevin Durant (à dr) ne pourront pas jouer ensemble aussi souvent que la saison passée. Image: sda

En NBA, les basketteurs non vaccinés vont perdre des millions

La saison commence le 20 octobre. La question du Covid est omniprésente dans les débats. Pour les quelque 5% de basketteurs non vaccinés, la saison risque d'être longue, compliquée et économiquement désavantageuse.
12.10.2021, 17:1412.10.2021, 17:22

A une semaine du début de la saison NBA, le 20 octobre, le taux de vaccination au sein des joueurs de la ligue américaine serait de 95%. Ce qui signifie que sur un total d'environ 500 joueurs, il y a en moyenne un basketteur non vacciné par équipe.

Théoriquement, la vaccination n'est pas obligatoire. Mais pour les joueurs qui n'ont pas reçu leur dose, la saison risque d'être longue, compliquée et financièrement dommageable. Le protocole sanitaire de la ligue ne leur fait pas de fleur. Entre autres joyeusetés, ils seront beaucoup plus testés que les autres, leurs casiers resteront éloignés de ceux du reste de l'équipe, ils devront garder le masque et se positionner loin de leurs coéquipiers lors des réunions d’équipe et n'auront même pas le droit de manger dans la même pièce. Pour les non vaccinés, la liste du dispositif est aussi longue qu'un jour sans pain.

Wiggins a fini par se vacciner

Toutes ces contraintes ont vraisemblablement fait fléchir des vaccino-sceptiques comme le Canadien Andrew Wiggins (26 ans). Après avoir affiché des réticences qui seraient motivées par «des raisons religieuses», l'ailier des Warriors de Golden State est rentré dans le rang. Ce qui lui a valu les félicitations de Stephen Curry, la superstar de l'équipe de la baie de San Francisco.

Irving va perdre 385 000 francs par match

Mais, s'il y a un joueur qui se montre particulièrement inflexible, c'est bien Kyrie Irving. Le meneur des Nets de Brooklyn, sept fois All-Star, est un vaccino-sceptique qui s'assume. Manque de bol, outre le protocole très contraignant de la ligue, à New York et à San Francisco, la loi empêche les non vaccinés de prendre part aux matchs.

Cette donne complique les affaires des Nets qui comptent sur le Big 3 qu'Irving forme avec Kevin Durant et James Harden pour remporter le titre cette saison. Le statut vaccinal d'Uncle Drew aura également des répercussions financières énormes sur l'ancien meneur de Cleveland et de Boston. En effet, un accord entre la NBA et le syndicat des joueurs prévoit, d'après ESPN, qu'un basketteur non vacciné aura une retenue sur salaire de 91,6%. Kyrie Irving gagne pas moins de 385 000 francs par match. Sur les quelque 44 rencontres à domicile des Nets, le joueur pourrait perdre la rondelette somme de
16 954 000 francs. Un montant à revoir à la hausse car il ne pourra jouer ni contre les Knicks, autre équipe de New York, ni contre les Warriors, qui reçoivent à San Francisco.

La question de la vaccination divise la NBA. Il y a deux semaines, Bradley Beal, des Wizards de Washington, a déclaré ne pas s'être vacciné «pour des raisons personnelles». Le joueur a même tenu à interpeller les vaccinés: «Pourquoi continuez-vous à avoir le Covid ? Vous pouvez toujours avoir le Covid et le transmettre si vous êtes vacciné. Alors…»

Interrogé sur ce sujet délicat et clivant, LeBron James s'est montré très nuancé en prônant la liberté individuelle. «Chacun a le choix de faire ce qu'il pense être bon pour lui et sa famille. Je reconnais que j'étais très sceptique. Mais après avoir fait mes propres recherches, j'ai pensé que c'était le mieux pour moi, ma famille et mes amis. C'est pourquoi j'ai décidé de le faire», a expliqué le King au quatre bagues de champion NBA.

«Là, on parle du corps des individus. Il ne s'agit pas de politique, de racisme ou de brutalités policières. Il s'agit du bien-être des gens. Je ne pense pas que je devrais me mêler de ce que les gens font de leur corps»
LeBron James Joueur des Los Angeles lakers

Le droit de réserve revendiqué par LeBron James n'a pas eu l'heur de plaire à Abdul Kareem Jabbar, une légende des Lakers, dix-neuf participations au All-Star Game et basketteur le plus prolifique de la NBA avec 38 387 points marqués. Michael Jordan s'est aussi invité dans le débat lundi. Celui qui est considéré par beaucoup comme le meilleur basketteur de l'histoire a apporté un soutien sans réserve au protocole de la NBA. «Je suis en accord total avec la ligue. Tout le monde parle de la vaccination en ce moment. Je crois fermement en la science et je m'en réfère à ça. J'espère que tout le monde va se plier à ce que demande la ligue et aux règles fixées. Une fois que ce sera le cas, tout ira bien», a soutenu le propriétaire des Charlotte Hornets.

«Durant a parlé du choix d'Irving en expliquant que c'était une question individuelle(...) Mais ici, c'est le contraire de ce que représente une pandémie. Tu dois penser aux gens autour de toi. Cette pandémie a tué près de 700 000 personnes aux USA»
Michael Jordan ancien basketteur et patron des Hornets de charlotte

Mais, quand il s'agit de vaccination contre le Covid, même la voix de «His Airness» ne suffira pas à stopper la polémique.

Plus d'articles sur le sport

Montrer tous les articles

Les cyclistes sur Strava sont vraiment des artistes

1 / 15
Les cyclistes sur Strava sont vraiment des artistes
source: imgur
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp
Les non-vaccinés vont-ils se faire bannir des boîtes et des restos?
Dès lundi, la règle dite des 2G (guéris et vaccinés) peut s'appliquer dans les établissements publics et les événements qui le souhaitent. Ce qui implique d'interdire l'accès aux personnes seulement testées. Premières réactions.

A-t-on vraiment le choix? C'est en substance la première réaction des restauratrices et patrons de club que nous avons contactés à la suite de l'annonce des nouvelles mesures de la Confédération vendredi. Rappelons que, dès lundi, la responsabilité de choisir s'ils acceptent toute la clientèle (vaccinée, guérie et testée), mais en réintroduisant le masque dans leur établissement, sera à la charge des restaurateurs. L'alternative? N'accepter que les vaccinés et les guéris, sans masque.

L’article