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Naufrage d'un chalutier au Canada: les secours arrêtent leurs recherches

Un pilote d'hélicoptère canadien tente de retrouver les marins disparus, après le naufrage du navire de pêche espagnol Villa de Pitanxo au large de Terre-Neuve, au Canada, ce mardi.
Un pilote d'hélicoptère canadien tente de retrouver les marins disparus, après le naufrage du navire de pêche espagnol Villa de Pitanxo au large de Terre-Neuve, au Canada, ce mardi.Image: sda
Les secours ont couvert une zone d'environ 1700 kilomètres carrés pour retrouver des disparus du chalutier espagnol, au large du Canada. Mais ce fut en vain.
17.02.2022, 01:5617.02.2022, 06:28

Neuf morts, douze disparus vraisemblablement décédés et trois survivants: l'arrêt, mercredi soir, des recherches pour retrouver les victimes du naufrage d'un chalutier espagnol au large du Canada, a confirmé le lourd bilan de la plus grande tragédie de la pêche espagnole depuis près de 40 ans.

Le «Villa de Pitanxo», un chalutier de 50 mètres de long ayant pour attache le petit port de Marín, en Galice, dans le nord-ouest de l'Espagne, a sombré mardi matin à 450 kilomètres des côtes de Terre-Neuve, dans les eaux glacées de l'Atlantique. 24 marins étaient à bord.

Seuls trois marins souffrant d'hypothermie ont été secourus mardi par un bateau de pêche espagnol et ont été évacués par hélicoptère. Neuf marins, et non dix comme initialement annoncé par les secours, ont été retrouvés morts.

«Malheureusement, à 16h00 (21h00 en Suisse), après une recherche exhaustive pendant plus de 36 heures, la recherche des 12 pêcheurs disparus a été suspendue»
Brian Owens, porte-parole canadien du centre de coordination et de sauvetage

Le Canada avait mobilisé un avion, un hélicoptère et plusieurs bateaux qui ont dû faire face, dans la nuit de mardi à mercredi, à des «vagues de dix mètres» et à des vents très forts, a précisé le porte-parole.

La pire tragédie depuis 1984

Cet accident est «la plus grande tragédie depuis 38 ans» pour le secteur de la pêche espagnole, a souligné le ministre espagnol de l'Agriculture et de la Pêche, Luis Planas, en référence au naufrage du chalutier «Islamar III», qui avait fait 26 morts au large de l'archipel espagnol des Canaries en juillet 1984.

Selon le ministre, huit navires sont actuellement mobilisés dans la zone du naufrage pour tenter de retrouver les disparus. Parmi eux figurent des navires appartenant aux «autorités canadiennes» aidées par «des bateaux de pêche espagnols et portugais», a-t-il précisé.

A Madrid, les députés espagnols ont observé une minute de silence dans l'hémicycle:

«L'Espagne se réveille sous le choc ce matin»
La présidente du Parlement, la socialiste Meritxell Batet
«Une fois de plus, les gens de la mer sont frappés de plein fouet par une tragédie»
Alberto Núñez Feijóo, qui a décrété trois jours de deuil en Galice.

«On veut juste savoir»

Pour les proches des marins, le manque d'informations devenait insupportable près de 36 heures après le naufrage:

«On veut juste savoir s'il est vivant ou mort. Donnez-nous les noms. On sait ce qui se passe quand on tombe dans des eaux comme celles de Terre-Neuve. La survie n'est qu'une question de minutes»
Carlos Ordóñez, toujours dans l'attente de nouvelles de son neveu William Arévalo
«Je suis dévastée (...) j'ai quatre enfants (...) qui me demandent quand Papa reviendra»
Luzmar, épouse d'Edwin Cordoba, l'un des membres péruviens de l'équipage porté disparu

Trois survivants

Le capitaine du bateau Juan Padín Costa et son neveu Eduardo Rial Padin font en revanche partie des trois survivants, a indiqué la mère de ce dernier à la télévision publique:

«Je suis soulagée, car il est vivant mais si triste car on ne peut pas dire la même chose pour tant de ses collègues»
Gloria Padin Costas

D'après les autorités espagnoles, l'équipage était composé de seize Espagnols, cinq Péruviens et trois Ghanéens. Parmi les marins espagnols, beaucoup venaient de Galice, première région en Europe et deuxième au monde pour la production de conserves de poisson et de crustacés.

Le groupe Nores, propriétaire du bateau, a dit «ne pas avoir beaucoup d'informations» et ne «pas souhaiter communiquer avant la fin des recherches». Selon les autorités locales, 44 000 personnes dépendent du secteur de la pêche en Galice, région qui concentre 20% de la production piscicole européenne, et où transite 10% du poisson frais acheminé dans l'UE. (ats/jch)

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