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Des heurts entre manifestants anti-France et la police au Pakistan

Image: sda
Le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), parti islamiste, réclame l'expulsion de l'ambassadeur français depuis qu'Emmanuel Macron a défendu le droit à la caricature au cours de l'hommage rendu à Samuel Paty.
14.04.2021, 02:28

A Lahore, deuxième plus grande ville du pays, deux policiers sont décédés après avoir été blessés lors d'affrontements avec les manifestants. Le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), influent mouvement extrémiste, a également affirmé que trois de ses militants avaient été tués, une information non confirmée par la police.

Les partisans du TLP ont réagi avec colère à l'arrestation lundi à Lahore de leur leader Saad Rizvi. Les étincelles ont atteint la capitale Islamabad, et Karachi, la plus grande métropole du pays, peut-on lire dans Al Jazeera. La cause? Saad Rizvi, fils de Khadim Hussain Rizvi, le fondateur du TLP, mort en novembre, a été arrêté quelques heures après avoir appelé à une marche le 20 avril à Islamabad.

Loi antiterroriste

Il demandait l'expulsion de l'ambassadeur de France en lien avec la publication en France de caricatures de Mahomet. La police pakistanaise a indiqué que Saad Rizvi avait été inculpé au titre de la loi antiterroriste.

Emmanuel Macron, a défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression, au cours de l'hommage rendu à un enseignant, Samuel Paty, tué le 16 octobre après avoir montré des dessins satiriques à sa classe. Dans la foulée, l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, avait publié des des caricatures du prophète Mahomet.

Un manque d'oxygène

Les manifestations de lundi et mardi ont également eu pour conséquence d'affecter l'approvisionnement en oxygène des hôpitaux accueillant des malades du Covid-19.

Le Dr Asad Aslam, responsable de la lutte anti-Covid pour le Pendjab, a indiqué à l'AFP que certains hôpitaux avaient été confrontés à un manque d'oxygène lundi soir, mais que la situation s'était stabilisée mardi matin après que les autorités eurent réussi à dégager certaines routes. Le Pakistan est aux prises avec une troisième vague meurtrière de la pandémie et manque de vaccins. (ga)

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