DE | FR

Biden confirme le retrait d'Afghanistan au 31 août

Image: sda
Le locataire de la Maison-Blanche a annoncé à ses homologues du G7 que les Etats-Unis ne prolongeraient pas la durée de leur présence en Afghanistan.
25.08.2021, 06:2425.08.2021, 17:16

Confronté à un ultimatum des talibans, le président américain Joe Biden a confirmé, mardi, la date butoir du 31 août pour terminer la «mission» de l'armée américaine en Afghanistan. Le nouveau régime afghan ne doit cependant pas «entraver» les évacuations à Kaboul.

«Nous sommes actuellement sur la voie de terminer d'ici au 31 août la mission visant à évacuer les gens aussi efficacement et sûrement que possible. Mais le respect de ce délai dépend de la coopération des talibans pour permettre l'accès à l'aéroport des candidats au départ.»
Joe Biden

Lors d'un sommet virtuel avec ses homologues du G7, le président des Etats-Unis a opposé une fin de non-recevoir aux alliés de Washington qui plaidaient avec insistance pour une prolongation de la présence militaire américaine, afin de laisser plus de temps aux exfiltrations d'Afghans jugés à risque dans leur propre pays depuis la prise du pouvoir par les talibans.

Une mise en garde aux talibans

Le locataire de la Maison-Blanche a, cependant, mis en garde les talibans contre toute «entrave» à ces opérations difficiles. Joe Biden a précisé avoir «demandé au Pentagone et au département d'Etat des plans d'urgence pour ajuster le calendrier si cela devait être nécessaire».

Le 46e président des Etats-Unis d'Amérique avait lui-même fixé cette date du 31 août pour le retrait total des forces étrangères, après avoir, dans un premier temps, évoqué l'échéance fortement symbolique du 11 septembre, vingtième anniversaire des attentats de 2001 à New York et Washington.

Pour justifier son maintien après avoir été pris au dépourvu par la victoire-éclair des talibans sur l'armée gouvernementale à la faveur de ce retrait américain, Biden a invoqué les raisons suivantes:

«Il y a un risque grave et croissant d'une attaque de l'Etat islamique. Chaque jour d'opération apporte un risque supplémentaire pour nos troupes de la part de cette organisation, qui cherche à viser l'aéroport et attaquer les forces américaines et alliées ainsi que les civils innocents».

70 700 personnes déjà évacuées

Le dirigeant démocrate a fait valoir que Washington avait déjà contribué à l'évacuation de 70 700 personnes, dont 4000 ressortissants américains, depuis la mise en place du pont aérien le 14 août, veille de l'entrée des talibans dans Kaboul et de leur prise du pouvoir.

Des milliers d'Afghans sont massés, depuis des jours, à l'aéroport de la capitale, certains avec leur famille entière, dans l'espoir de pouvoir entrer et monter dans un des avions affrétés par les Occidentaux qui se succèdent sur le tarmac.

Avant l'annonce du président américain, les talibans avaient énergiquement répété leur opposition «ferme» à toute extension des évacuations au-delà du 31 août, présentée la veille comme une «ligne rouge». (ats/jch)

Les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, Afghanistan

1 / 19
Les talibans ont pris le contrôle de Kaboul, Afghanistan
source: sda / khwaja tawfiq sediqi
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

La situation en Afghanistan

4 points pour comprendre qui sont les talibans

Link zum Artikel

En Afghanistan, des décennies de progrès pourraient être anéanties

Link zum Artikel

Suite à la défaite afghane, Trump appelle Biden à la démission

Link zum Artikel

Le président de l'Afghanistan a quitté le pays

Link zum Artikel

Dernière frappe américaine à Kaboul: la version de l'armée contestée

Selon une enquête du New York Times, l'armée américaine pourrait avoir tué un employé d'ONG lors de sa dernière frappe à Kaboul. Et non pas un djihadiste.

Le New York Times a publié vendredi une enquête contestant la version de l'armée américaine à propos de sa dernière frappe en Afghanistan. Elle pourrait non pas avoir tué un djihadiste à la voiture chargée d'explosifs, mais un employé d'ONG avec des bidons d'eau.

Selon le quotidien américain, qui se base sur des images de caméras de surveillance et sur des entretiens, les déplacements jugés suspects par l'armée américaine d'Ezmarai Ahmadi le jour de la frappe correspondaient à une journée …

Lire l’article
Link zum Artikel