DE | FR
Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées.
Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées.Image: sda

En Birmanie, l'armée assiège les manifestants et fouille les maisons

Les militaires ont encerclé des centaines de contestataires dans un quartier de Rangoun. Quiconque sera surpris en train de les cacher sera puni.
09.03.2021, 07:4910.03.2021, 16:43

Dans la nuit de lundi à mardi, des centaines de manifestants, dont de nombreuses Birmanes venues célébrer la journée internationale des droits des femmes, ont été acculés pendant des heures dans le quartier de Sanchaung, à Rangoun. Les forces de sécurité ont fouillé les maisons à la recherche de manifestants et des détonations ont été régulièrement entendues.

«La police a inspecté toutes les habitations de la rue», a relaté un résident. «Ils nous ont dit de ne pas les regarder, sinon ils allaient tirer», a raconté un autre. Quiconque sera surpris en train de cacher des protestataires sera puni.

Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées. Pour soutenir les manifestants assiégés, des centaines d'habitants ont bravé le couvre-feu imposé par les autorités en descendant dans les rues. «Libérez les étudiants», ont-ils scandé, les forces de sécurité tirant, notamment des grenades assourdissantes, pour tenter de les disperser.

Hôpitaux occupés

Les protestataires ont pu quitter le quartier aux premières heures du jour. Pendant le week-end, les militaires ont occupé les hôpitaux et les universités à Rangoun et Mandalay, indique CNN.

«La patience du gouvernement est épuisée», ont mis en garde les médias d'Etat après cinq semaines de manifestations pro-démocratie quotidiennes. (ats)

0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Violation des libertés et risques de dérives, le point sur la crise en Tunisie
Le Premier ministre s'est dit prêt à céder le pouvoir au futur chef de gouvernement désigné par le président. Ce dernier a suspendu, dimanche, le Parlement.

Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi s'est dit prêt, lundi, à céder le pouvoir au futur chef de gouvernement désigné par le président Kaïs Saïed. Ce dernier a suspendu dimanche le Parlement, projetant dans l'inconnu la jeune démocratie en crise depuis des mois en Tunisie, le résumé ici 👇.

L’article