DE | FR

Les Iraniens élisent leur président, 3 points pour résumer la situation

Bild

Les quatre candidats en lice. Image: Keystone/Shutterstock

Ce vendredi 18 juin, les Iraniens se rendent aux urnes pour élire leur nouveau président. Quels sont les candidats en lice? Quels sont les enjeux? Et quel est le rôle du président, au fait? Tour d'horizon.



Le rôle du président en Iran

Le système politique iranien est assez singulier: il s'agit d'une théocratie, ce qui signifie que l'autorité est censée émaner de Dieu. Concrètement, une grande partie du pouvoir réside entre les mains du Guide de la Révolution, le plus haut responsable politique et religieux du pays. Mais quel est donc le rôle du président?

«C'est une sorte de premier ministre», explique à France 24 l'historien Jonathan Piron. Comme le Guide contrôle l’armée, la police, les médias et le système judiciaire, la marge de manœuvre du président est limitée. Il dispose toutefois d'une certaine autonomie concernant la politique intérieure, l'économie et le social.

Les candidats

Sept candidats ont été sélectionnés par le Conseil des gardiens de la révolution, organe non élu qui gère le scrutin. Tout citoyen peut se porter candidat s'il respecte les critères suivants: être iranien, être né en Iran, croire en Dieu... et être un homme. Les femmes ont toujours été exclues par le Conseil. À la veille du scrutin, trois prétendants ont jeté l'éponge. Voici ceux qui restent.

Ebrahim Raïssi

Il va très probablement remporter l'élection. Ebrahim Raïssi, 60 ans, est un religieux traditionaliste et chef du système judiciaire iranien. Ultraconservateur, décrit comme étant «sans grand charisme», il se présente comme le champion de la lutte contre la corruption et de la défense des classes défavorisées.

In this picture made available by Young Journalists Club, YJC, presidential candidate for June 18, elections Ebrahim Raisi speaks with state-run TV journalists upon arrival to attend the final debate of the candidates, at a state-run TV studio in Tehran, Iran, Saturday, June 12, 2021. Iran's seven presidential candidates offered starkly different views Saturday in the country's final debate, with hard-liners describing those seeking ties with the West as

Ebrahim Raïssi. Image: sda

En 1988, cet adepte de la répression a condamné à mort des milliers de prisonniers politiques, rappelle le Monde.

Amir-Hossein Ghazizadeh Hashem

Egalement partisan du camp ultraconservateur, Amir-Hossein Ghazizadeh Hashem est chirurgien. Âgé de 50 ans, il siège au Parlement depuis 2007.

Il a promis de rétablir le marché boursier du pays dans les trois premiers jours de son mandat, relate Euronews.

Mohsen Rézaï

Troisième candidat conservateur, Mohsen Rézaï, 66 ans, a dirigé les Gardiens de la révolution, l'organisation paramilitaire dépendant directement du Guide suprême. Il est soupçonné d'avoir participé à l'attentat à la bombe contre le centre juif de Buenos Aires, en 1994.

Abdolnasser Hemmati

Seul candidat réformateur, Abdolnasser Hemmati, 64 ans, a dirigé la banque centrale d'Iran et a également occupé brièvement le poste d'ambassadeur en Chine. Il est aussi ceinture noire de karaté.

Les enjeux

Le résultat du vote ne devrait pas surpendre. La presse iranienne réformatrice a même qualifié Ebrahim Raïssi de «candidat sans rival».

L'enjeu réside dans la participation: le taux d'abstention est annoncé à un niveau record. Selon Marianne, de nombreux Iraniens abordent la présidentielle sans aucun espoir. Face à l’absence de candidats modérés de premier plan, ils expriment leur révolte en boycottant les urnes. (asi)

Marre de la politique? Voici le premier café à chats de Suisse 😍

1 / 9
Le premier café à chats de Suisse a ouvert à Zurich 😍
source: sda / ennio leanza
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Plus d'articles «Actu»

A Bâle, le procès pour viol n'a pas fini de faire parler

Link zum Artikel

Le nouvel outil anti pédocriminalité d'Apple est accusé d'espionnage

Link zum Artikel

Profitez de la nouvelle saison de La Casa de Papel… car c'est la dernière

Link zum Artikel

La mort d'un prêtre provoque une crise politique en France

Link zum Artikel

Les Algériens se rendent aux urnes dans l'indifférence

Il s'agit des premières législatives depuis le soulèvement populaire commencé en février 2019 pour protester contre le président Abdelaziz Bouteflika. Le principal enjeu sera la participation.

Quelque 24 millions d'Algériens sont appelés à élire les 407 députés de l'Assemblée populaire nationale pour un mandat de cinq ans. Ils doivent choisir parmi près de 1500 listes, dont plus de la moitié s'affichent comme «indépendantes».

Les précédentes consultations électorales, la présidentielle de 2019 et le référendum constitutionnel de 2020, ont été marqués par une abstention historique. Les bureaux de vote ont ouvert à 08h00 (09h00 suisse) et fermeront à 19h00 (20h00 suisse). Les …

Lire l’article
Link zum Artikel