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Euro 2021

10 images et histoires fortes de l'Euro que vous n'oublierez jamais

Les événements ont donné à ces photos une dimension iconique. Florilège.



Christian Eriksen
Histoire de coeur

Denmark players run to Denmark's Christian Eriksen fallen on the ground during the Euro 2020 soccer championship group B match between Denmark and Finland at Parken Stadium in Copenhagen, Saturday, June 12, 2021. (AP Photo/Martin Meissner, Pool)

Image: AP Pool

Ce malaise cardiaque fut aussi soudain et bouleversant que la compassion qu'il a suscitée. En quelques heures, des calicots ont fleuri aux fenêtres du monde entier, jusque dans des contrées rivales, en pensées avec le joueur danois et comme pour rappeler d'entrée de jeu, dès le deuxième match de l'Euro, ce qu'est l'intelligence du coeur. Eriksen est sauf. La morale aussi.

Granit Xhaka
Chef de meute

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Il y avait des doutes sur sa capacité à rassembler, et c'est comme si Granit Xhaka avait voulu donner cette image-là, cette image prise avant les tirs au but contre la France, sur laquelle il se pose en point de convergence. Le cercle restreint qu'il forme autour de lui, qu'il exhorte à l'audace «(Il est temps d’écrire l’histoire! Je ne veux aucun doute, aucun doute!»), dit tous les malentendus qui peuvent exister entre un personnage et son public. En réalité, Xhaka est plus qu'une voix influente dans un vestiaire. Il est la voie à suivre. Même Petkovic (au milieu à droite) semble l'écouter religieusement.

Wembley
Foule sentimentale

England fans celebrate outside Wembley Stadium, in London, after England qualified for the Euro 2020 final where they will face Italy on Sunday, following the Euro 2020 soccer championship semifinal match between England and Denmark, Wednesday, July 7, 2021. (Zac Goodwin/PA via AP)

Image: AP PA

Les derniers gestes barrière sont tombés sous le coup d'une joie incontrôlable, puis ce furent les masques, puis les chemises, puis le Danemark. A Wembley, 60 000 spectateurs sont venus soutenir l'Angleterre. Etait-ce une folie? Peut-être bien. Mais c'était aussi une foule, et il y a longtemps qu'on n'en avait pas vu de si passionnée, de si follement éprise.

Giorgio Chiellini
Grand joueur, gros malin

Giorgio Chiellini et Jordi Alba lors de l'Euro 2020.

A le voir entrer sur la pelouse comme s'il allait en discothèque, chanter l'hymne italien à s'en décrocher la mâchoire, on peut raisonnablement envisager l'hypothèse que son accolade sur Jodi Alba était un élan d'enthousiasme, au pire un élan mal maîtrisé. Mais Giorgio Chiellini a fait bien plus qu'étreindre le capitaine espagnol. Il lui a ri au nez, lui a pincé la joue, et l'a soulevé comme l'on porte son labrador. Si ce ne sont pas des tripoteries de vieux mariole, c'est parfaitement imité. Voire bien joué. (Décryptage de la scène par un spécialiste de l'intox ici)

Allianz Arena de Munich
Des goûts et des couleurs

FILE - In this Saturday, July 9, 2016 file photo Munich's stadium is illuminated in rainbow colors on the occasion of Christopher Street Day in Munich, Germany. UEFA has declined the Munich city council's application to have its stadium illuminated in rainbow colors for Germany's final Euro 2020 group game against Hungary June 23. Populist Prime Minister Viktor Orban has long used soccer to advance his right-wing politics, and now widespread international criticism of a new Hungarian law that is seen as targeting the LGBT community has turned this month's Euro 2020 tournament into a major stage for his challenge to Europe's liberal values. (Tobias Hase/dpa via AP, File)

Image: AP DPA

Il y avait quand même une certaine provocation à choisir ce match-là, et seulement ce match-là, pour attifer le stade aux couleurs de la cause LGBT. Et c'est bien ce que recherchait le maire de Munich: mettre en lumière la répression qui sévit en Hongrie, au moment où l'équipe nationale était de passage à l'Allianz Arena. L'UEFA s'y est farouchement opposée. Officiellement, elle ne fait pas de politique. Sans doute une autre provocation.

Lukas Modric
Force extérieure ​

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L'un des plus beaux buts de l'Euro: extérieur du pied droit dans la lucarne. L'empreinte de Lukas Modric sur le football moderne. En vingt ans de carrière, le Croate en a marqué des dizaines. Sauf un temps, au Real Madrid, lorsque Rafael Benitez a interdit les extérieurs du pied, au motif qu'ils sollicitent les articulations. Comme si un professeur de chant avait privé Pavarotti de lyrisme pour ne pas abimer ses cordes vocales.

Véronique Rabiot
Mère poule chez les coqs

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On la savait omniprésente, on la découvre omnisciente, dressée sur ses ergots de maman poule, à piailler contre le père de Mbappé et glousser devant les frères de Pogba, en leur expliquant les bases du football. Le lendemain, symbole d'une France sans queue ni tête, Véronique Rabiot a fait l'ouverture du JT et le déshonneur de son fils Adrien qui, en acceptant de dépanner sur le flanc gauche, s'était tout juste débarrassé de sa réputation de jeune coq (merci maman).

Enrique, Mancini & Co
So fit​

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Image: AP Pool AFP

C'est une génération d'entraîneurs portée sur l'élégance, dont le style de management épouse les courbes de leur silhouette: fins, fermes, toniques. Comme d'autres de leurs contemporains (Southgate, Zidane, Tuchel, Simeone), Roberto Mancini et Luis Enrique sont restés fidèles à leur ligne, malgré les tensions et les tentations. Est-ce un hasard s'ils sont autant respectés de leurs joueurs?

Fans zone
Retour à la vie

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On avait presque oublié ce que c'était, le vivre-ensemble...

12 villes
Et vole la galère

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L'idée partait peut-être d'une bonne intention, mais le bilan (carbone comme sportif) est un petit désastre. Quand des équipes (Suisse) ont parcouru près de 10 000 kilomètres en deux semaines, d'autres (Pays-Bas, Danemark) ne sont pratiquement pas sorties de chez elles. La vie est injuste, certes. Mais ce n'était pas la peine d'en rajouter.

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Commentaire

La Nati nous a ramenés à la vie et a changé la sienne

L'esprit de conquête qui a animé l'équipe de Suisse nous a repoussés dans les bras l'un de l'autre, et a répandu des énergies positives dans les villes endormies. En cela, cet Euro restera inoubliable.

Bien sûr, ce n’est que du foot, les succès de la Nati ne relanceront pas l’Accord cadre et ne feront pas revenir le berger Ötzi. Mais pour nous autres, peuple à moitié confiné et prostré, les hurlements de joie (France) comme les cris de colère (Italie) ont résonné comme une délivrance.

Il n’y avait pas trop de klaxons dans les rues pour annoncer un brillant réveil, pas trop d’embrassades sur le terrain, et tant pis si ce ne sont que des batifolages de gredins en cuissettes, pour …

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