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Vers un embargo des ventes d'armes en Birmanie?

Anti-coup protesters depict the plight of a civil servant being forced to work at gunpoint by the military junta during an anti-coup demonstration in Yangon, Myanmar, Tuesday, Feb. 23, 2021. Protesters gathered in Myanmar's biggest city despite the ruling junta's threat to use lethal force against people who join a general strike against the military's takeover three weeks ago. (AP Photo)

Les manifestants anti-coup d'Etat dépeignent le sort d'un fonctionnaire contraint de travailler sous la menace d'une arme par la junte militaire lors d'une manifestation anti-coup d'État à Yangon, au Myanmar, le mardi 23 février 2021. Image: AP

Cent trente-sept organisations non gouvernementales issues de 31 pays ont réclamé, mercredi dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité de l'ONU, l'imposition en urgence d'un embargo sur les armes à l'égard de la Birmanie.



Cent trente-sept organisations non gouvernementales issues de 31 pays ont réclamé mercredi dans une lettre ouverte au Conseil de sécurité de l'Onu l'imposition en urgence d'un embargo sur les armes à l'égard de la Birmanie. Il faut «dissuader la junte de commettre de nouveaux abus», écrivent-elles.

«Les gouvernements qui permettent l'acheminement d'armes en Birmanie, incluant la Chine, l'Inde, Israël, la Corée du Nord, les Philippines, la Russie et l'Ukraine, doivent immédiatement arrêter les livraisons d'armes, de munitions et d'équipements qui y sont liés», ajoutent ces ONG.

Parmi les pays cités, la Chine et la Russie, deux pays disposant d'un droit de veto, ainsi que l'Inde, membre non permanent depuis janvier, siègent au Conseil de sécurité.

De nombreuses sanctions

«Compte tenu des atrocités de masse contre les Rohingyas, des décennies de crimes de guerre et du renversement du gouvernement élu, le moins que le Conseil de sécurité de l'ONU puisse faire est d'imposer un embargo mondial sur les armes vers la Birmanie», a souligné Kenneth Roth, directeur de l'ONG Human rights watch.

Le Conseil de sécurité de l'ONU «devrait aussi imposer des sanctions ciblées, des interdictions de voyages et des gels d'avoirs pour les dirigeants de la junte», réclament les signataires de la lettre parmi lesquelles figurent, outre Human right watch, des dizaines d'ONG asiatiques. (sda/ats/afp)

La répression militaire en Birmanie en images

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La répression militaire en Birmanie en images
source: sda / lynn bo bo
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