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Facebook veut s'emparer de l'actu à coup de gros billets

epa09020506 An illustration image shows a phone screen with the Facebook logo and Australian Newspapers at Parliament House in Canberra, Australia, 18 February 2021. Social media giant Facebook has moved to prohibit publishers and people in Australia from sharing or viewing Australian and international news content in response to Australia's proposed media bargaining laws.  EPA/LUKAS COCH AUSTRALIA AND NEW ZEALAND OUT

Image: sda

Facebook a annoncé investir «au moins» un milliard de dollars dans les contenus d'actualité sur les trois prochaines années, et a fait un mea culpa sur sa fermeté en Australie.



Facebook a annoncé investir «au moins» un milliard de dollars dans les contenus d'actualité sur les trois prochaines années. Une info qui tombe au lendemain de la fin d'un bras de fer ayant opposé le groupe de Mark Zuckerberg au gouvernement australien.

Pour rappel, le géant de la tech y avait bloqué l'accès aux sites d'infos sur sa plateforme pour protester contre une loi visant à taxer son usage des sites d'actualité. Cette nouvelle enveloppe, s'ajoute aux 600 millions de dollars injectés dans les médias depuis 2018.

«Nous reconnaissons absolument que le journalisme de qualité est au centre de la façon dont fonctionnent nos sociétés - en informant et en valorisant les citoyens et en tenant responsables les puissants» pour leurs actions, justifie Nick Clegg, le responsable des affaires publiques du géant des réseaux sociaux.

Front pages of Australian newspapers are displayed featuring stories about Facebook in Sydney, Friday, Feb. 19, 2021. In a surprise retaliatory move Thursday, Facebook blocked Australians from sharing news stories, escalating a fight with the government over whether powerful tech companies should have to pay news organizations for content. (AP Photo/Rick Rycroft)

Les Unes des journaux australiens sur le bras de fer entre Facebook et l'Australie. Image: sda

Le dirigeant ne donne pas les détails de la répartition des investissements à venir du groupe dans les médias ni la forme que prendront ces derniers.

Le mea culpa de Facebook

«Facebook veut plus que jamais s'associer avec des éditeurs de presse», affirme Nick Clegg, qui en profite pour faire un mea culpa sur la fermeté initiale de Facebook en Australie. «Ce n'était pas une décision prise à la légère», explique Clegg. «Il nous fallait prendre une décision rapidement parce que c'était légalement nécessaire de le faire avant que la loi n'entre en vigueur.» confie-t-il.

Donc, nous avons commis une erreur en appliquant celle-ci de façon trop sévère. Ce faisant nous avons bloqué certains contenus par inadvertance. Heureusement, ceci a été annulé assez vite, a-t-il conclu.

Nick Clegg s'en prend, néanmoins, sans le nommer, au magnat des médias Rupert Murdoch dont le groupe poussait pour la nouvelle loi australienne. «Facebook aurait été forcé de payer potentiellement des sommes illimitées à des conglomérats de médias multinationaux», fustige-t-il.

...mais avec un compromis !

Le compromis trouvé avec le gouvernement australien signifie que Facebook et Google – particulièrement visés par le projet de loi – ne seront pas sanctionnés s'ils concluent certains accords avec des médias locaux afin de payer les informations.

Un délai de deux mois leur a été octroyé pour négocier ces arrangements et éviter un arbitrage contraignant.

Ainsi, les médias australiens percevront-ils des millions de dollars de Google et Facebook. De leur côté, les géants du numérique ne devront pas payer des sommes a priori plus élevées que celles consenties et cela évitera un précédent international. (ga/ats)

Les réseaux sociaux sont-ils les médias de demain?

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