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La Suisse pourrait ouvrir la vaccination aux 12-15 ans dès la semaine prochaine

epa09198574 A 14-year-old girl receives a dose of COVID-19 vaccine during a vaccination drive organized by the Annenberg Foundation and Mickey Fine Pharmacy for teenagers aged between 12 and 15 at the Annenberg Foundation in Los Angeles, California, USA, 13 may 2021. The Pfizer vaccine was cleared on 13 May to be inoculated in people of 12 years of age and older. EPA/ETIENNE LAURENT

Une adolescente âgée de 14 ans se fait vacciner en Californie. Image: EPA

Approuvée par Swissmedic début juin, la vaccination des adolescents pourrait commencer dès la semaine prochaine. C'est ce qu'a affirmé dimanche le président de la commission pour les vaccinations.



Le 28 mai dernier, l’Union européenne a autorisé le vaccin de Pfizer/Biontech pour les 12-15 ans. Une semaine plus tard, Swissmedic a fait la même chose. Selon l'Institut suisse des produits thérapeutiques, le produit affiche une efficacité de près de 100% pour cette tranche d'âge.

Pourtant, la vaccination des ados n'a pas encore commencé en Suisse. Interrogé par Heidi.news, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) envisage de donner son feu vert «au cours de l'été 2021, probablement en juillet».

Les autorités sanitaires de la Confédération n’ont pas fait mystère de leur volonté de démarrer la vaccination des adolescents dès que possible, rappelle le média en ligne. Ce n'est donc qu'une question de temps.

«Dès la semaine prochaine»

Les recommandations des autorités pourront arriver très vite. Dans un entretien diffusé dimanche par la NZZ am Sonntag, le président de la commission fédérale pour les vaccinations Christoph Berger laisse entendre que cela va arriver la semaine prochaine:

Cette tranche d'âge est la moins touchée par les conséquences du Covid-19. (...) Toutefois, les jeunes qui souhaitent être vaccinés doivent en avoir la possibilité. Et pour les personnes souffrant d'antécédents médicaux ou qui sont en contact avec des personnes à risque, la vaccination fait sens. Une communication à cet effet devrait arriver la semaine prochaine.

Christoph Berger, président de la commission fédérale pour les vaccinations. Nzz am sonntag

Défi logistique

Au-delà du processus administratif, il s'agit d'une question délicate. Comment les autorités vont-elles rassurer les parents qui craignent les effets secondaires? «Aux États-Unis, trois millions de jeunes ont été vaccinés, sans qu'aucun signal de danger ne soit émis», réagit Christophe Berger. Selon Swissmedic, «les effets secondaires observés chez les adolescents correspondaient à ceux déclarés pour les 16-25 ans et les adultes».

Sur le plan pratique, les jeunes pourront se faire vacciner chez le médecin ou dans un centre de vaccination, «d'autant plus que la procédure et le dosage sont les mêmes que pour les adultes», explique Berger. Pour lui, l'enjeu se situe dans la logistique: les jeunes peuvent se faire immuniser uniquement avec le vaccin de Pfizer. (asi)

Une année de Covid-19, retour en images

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Une année de Covid-19 en Suisse, retour en images
source: keystone / jean-christophe bott
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Pas besoin de l'accord des parents pour se faire vacciner

A Fribourg, le tribunal cantonal a refusé le recours d'un couple qui contestait l’injection du vaccin aux jeunes de 12 à 15 ans.

Non, les ados qui souhaitent se faire vacciner n'ont pas à demander l'accord de leurs parents avant. Cela serait contraire aux dispositions de droit international en matière de droits de l’enfant, estime le Tribunal cantonal fribourgeois qui a rejeté le recours d'un couple demandant l’arrêt définitif de la campagne de vaccination envers les mineurs.

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