DE | FR

Omicron est passé de zéro à 20% des cas en huit jours à Genève

Le variant Omicron progresse vite à Genève, selon les HUG.
Le variant Omicron progresse vite à Genève, selon les HUG.Image: keystone
Le canton du bout du lac se met en état d'alerte face à la hausse des cas liés au variant Omicron et craignent que les hospitalisations explosent à nouveau en Suisse.
20.12.2021, 05:0820.12.2021, 07:20

Le variant Omicron progresse vite à Genève. Il a représenté ces derniers jours environ 20% des tests positifs au Sars-Cov-2 (Coronavirus) effectués aux Hôpitaux universitaires Genève (HUG), alors que ce taux s'élevait à 0% le 8 décembre dernier.

«Bien que la virulence d'Omicron ne soit pas encore définie, sa transmissibilité est clairement augmentée. Quelle que soit la sévérité, puisque la contagiosité est très élevée, il y aura une répercussion sur le nombre des nouvelles contaminations et sur celui des hospitalisations en Suisse»
Les HUG (Hôpitaux universitaires Genève)

Un variant qui «deviendrait rapidement dominant»

Le laboratoire de virologie des HUG peut-être considéré comme représentatif dans la mesure où il réalise environ un cinquième des tests effectués dans le canton et un quart des tests positifs, selon les HUG, dont le Centre des maladies virales émergentes travaille étroitement avec le Service du médecin cantonal.

De son côté, l'épidémiologiste genevoise Olivia Keiser a annoncé samedi, dans un entretien diffusé par le Tages-Anzeiger, que cette souche représentait déjà 11% de tous les échantillons séquencés dans le canton de Genève.

La transmission communautaire de la souche Omicron est avérée à Genève, avait également indiqué vendredi la médecin cantonale genevoise Aglaé Tardin. A ce moment, au moins deux cas avaient été enregistrés. La médecin disait par ailleurs s'attendre à ce que ce variant devienne rapidement dominant.

Une hausse significative des cas attendue avant Noël

Selon les chercheurs de l'université de Bâle, le taux de transmission d'Omicron est presque trois fois plus élevé que celui du variant Delta, qui a prévalu jusqu'à présent. Le Conseil fédéral a estimé vendredi que les contaminations par la souche Omicron devraient augmenter de manière significative avant Noël.

Les derniers chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), datant du 5 décembre, indiquent que le variant Omicron représentait à cette date 2,1% des nouvelles infections. L'OFSP a toutefois averti que les données relatives aux différents variants du virus n'étaient pas représentatives.

Le variant B.1.1'529 du Sars-CoV-2 est classé comme préoccupant par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Outre une transmissibilité accrue, il pourrait également réduire la protection immunitaire. (ats/jch)

Ailleurs, dans le monde: La situation des femmes en Afghanistan est toujours aussi grave.

L'actu' internationale, jour et nuit, c'est par ici:

Une gardienne de prison offre la liberté à son détenu préféré

Link zum Artikel

Moscou va montrer toute la force de l'armée russe pour célébrer le 9 Mai

Link zum Artikel

Le chanteur Bono du groupe U2 a chanté sur le quai d'un métro à Kiev

Link zum Artikel

Le G7 hausse le ton et s'engage à ne plus acheter de pétrole russe

Link zum Artikel

Un acteur de Sex Education devient le nouveau Docteur Who

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Covid: ce syndrome potentiellement grave qui inquiète les pédiatres
Le Covid augmente les cas d'une maladie infantile potentiellement grave: le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique. Le variant Omicron n'y serait pas pour rien.

Les hôpitaux accueillent de plus en plus d'enfants de 7 à 11 ans atteints du PIMS. Le PIMS? L'acronyme du Paediatric Inflammatory Multisystem Syndrome, le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique. Cette maladie inflammatoire potentiellement grave est plus fréquente depuis début décembre, a relevé Santé publique France vers la fin du mois de janvier.

L’article