DE | FR

Vladimir Poutine à Joe Biden: «C'est celui qui le dit qui l'est»

L'ann

Les relations entre la Russie et les Etats-Unis, déjà plombées par des crises à répétition, ne semblent pas près de se réchauffer sous le mandat de Joe Biden. Image: sda

Hier, c'était le président américain qui avait qualifié son homologue russe de «tueur». Les usages diplomatiques s'effacent à mesure que la tension monte entre les deux puissances.



C'est le dernier épisode en date. Et ce n'est probablement pas terminé. «On voit toujours chez l'autre ce que l'on est sois même», a répondu Vladimir Poutine à Joe Biden jeudi, rapporte AFP. Autrement dit: «C'est celui qui le dit qui l'est.» Le président russe a répliqué à l'attaque verbale de Joe Biden de mercredi après que le président américain a qualifié le patron de la Russie de «tueur» sur la chaîne ABC.

«On voit toujours chez l'autre ce que l'on est sois même», a répondu Vladimir Poutine à Joe Biden jeudi.

Joe Biden n'a cependant pas précisé si ses propos faisaient échos à l'empoisonnement de l'opposant russe Alexeï Navalny. Incarcéré à son retour en Russie après cinq mois de convalescence en Allemagne, Washington exige sa libération.

«Eviter» la «dégradation irréversible»

Le locataire de la Maison Blanche at-il voulu aller aussi loin sciemment, allant à l'encontre des usages diplomatiques? Pour le ministre russe des Affaires étrangères «c'est un bon prétexte pour essayer d'évaluer ce qui réussit à l'équipe Biden et ce qui ne lui réussit pas.» Tout en assurant vouloir "éviter" la "dégradation irréversible" des relations bilatérales.

Moscou a en tout cas annoncé sans tarder avoir rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis Anatoli Antonov «pour des consultations.»

«Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer»

Le président Biden affiche depuis son arrivée à la Maison Blanche une grande fermeté à l'égard de Poutine, par opposition avec la bienveillance souvent reprochée à son prédécesseur Donald Trump.

L'administration Biden ne se laisse pas faire face au maitre du Kremlin

Washington a déjà sanctionné début mars sept hauts responsables russes en réponse à l'empoisonnement d'Alexeï Navalny. Le renseignement américain est aussi en train de mener un examen pour d'autres faits dont les Etats-Unis ont déjà ouvertement soupçonné à la Russie, dont une récente cyberattaque géante. Le versement de primes à des talibans pour qu'ils tuent des soldats américains en Afghanistan est également en cours d'investigation.

Dans un tout nouveau rapport, les autorités américaines ont par ailleurs accusé «des acteurs liés au gouvernement russe» de nouvelles ingérences électorales en 2020, après celles de 2016. Vladimir Poutine «en paiera les conséquences», a prévenu Joe Biden. «Vous verrez bientôt le prix qu'il va payer.» (afp/ga)

Cela pourrait aussi vous intéresser:

Et si vous nous racontiez votre première année Covid?

Link zum Artikel

Quel skieur es-tu ?

Link zum Artikel

Les gouvernements vont-ils devoir payer pour leur insouciance climatique?

Link zum Artikel

«Les notes vocales, c'est un truc d'égoïste»

Link zum Artikel

Sortir de nos canapés a fait du mal à Netflix

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

L'état de santé d'Alexeï Navalny se détériore en prison

L'avocate de l'opposant russe Alexeï Navalny, qui purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison, a tiré la sonnette d'alarme mercredi sur son état de santé.

L'état de santé du dissident russe, Alexeï Navalny, serait au plus bas, selon sa conseillère juridique. Elle avance également que l'opposant a pu voir un neurologue, mais ce dernier refuserait d'établir un diagnostic. Le spécialiste se contenterait de lui donner des cachets d'Ibuprofen, un médicament anti-inflammatoire.

L'avocate a ajouté qu'elle n'a pas pu avoir accès mercredi à son client, qui est détenu dans une colonie pénitentiaire de Pokrov, à 100 km à l'est de Moscou, réputée …

Lire l’article
Link zum Artikel