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L'Iran lance une fusée dans l'espace et on ne sait pas trop ce qu'il y a dedans

En pleine négociation avec l'Occident, l'Iran a déclaré avoir lancé une fusée. Le mystère reste entier à de nombreux égards, mais voici ce que l'on sait.
30.12.2021, 11:1430.12.2021, 12:03

Ahmad Hosseini, un porte-parole du ministère iranien de la Défense, cité par la télévision d'Etat a annoncé jeudi:

«Le lanceur de satellite Simorgh a envoyé trois appareils de recherche dans l'espace»

Que sait-on sur ce lancement?

En réalité, pas grand-chose... Le reportage de la télévision d'Etat iranienne, ainsi que d'autres agences de presse semi-officielles, n'ont pas précisé quand le lancement avait eu lieu, ni quels appareils le transporteur avait apportés avec lui, rapporte Bloomberg.

Cependant, Ahmad Hosseini a indiqué que la fusée utilisée était une Simorgh, ou «Phoenix». Il a précisé que les trois engins embarqués avaient été envoyés à 470 kilomètres d'altitude.

Par ailleurs, personne n'a pour l'heure précisé si les objets lancés avaient atteint leur orbite. Pour rappel, l'Iran a subi une série de revers dans son programme spatial lors de ses derniers tirs. Notons encore que des images satellites vues par l'Associated Press, au début du mois, ont suggéré qu'un lancement était imminent.

Dans quel contexte intervient ce lancement?

Indubitablement, il est tendu. Et ce tir ne va sans doute rien arranger. En effet, il intervient au milieu des négociations en cours, à Vienne, sur l'Accord nucléaire (en lambeaux) avec l'Iran. Les lancements précédents ont, par exemple, déjà suscité des reproches de la part des Etats-Unis.

L'organisation d'un lancement en plein milieu des pourparlers s'inscrit donc dans la ligne dure adoptée par les négociateurs de Téhéran, qui ont déjà qualifié les six cycles précédents de diplomatie de «brouillon», exaspérant ainsi les nations occidentales. Le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères est allé jusqu'à lancer cet avertissement: «Le temps nous est compté à ce stade».

Et maintenant?

yAucune réaction n'est encore venue d'Occident. Mais ce ne sera sans doute pas le dernier tir. Les médias d'Etat iraniens ont récemment proposé une liste des prochains lancements de satellites prévus dans le cadre du programme spatial civil de la République islamique.

Notons qu'il existe un autre programme en parallèle. Ce dernier est piloté par le Corps des gardiens de la révolution islamique (groupe paramilitaire censé protéger le régime) qui s'autogère. Il était déjà parvenu à mettre un satellite en orbite en avril l'année dernière 👇.

Image: AP Sepahnews

(jah)

Une histoire incroyable, ça vous dit?

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