DE | FR

L'Iran rejoint la Commission de la condition de la femme de l'ONU

epa09143237 An Iranian woman wearing a face mask walks next to a wall painting of Iran's national flag on a street in Tehran, Iran, 18 April 2021. According to Iranian health ministry 405 people have died and more than 21.000 new infections were diagnosed from COVID-19 in past 24 hours as Iran is facing fourth wave of coronavirus pandemic.  EPA/ABEDIN TAHERKENAREH

La place de la femme dans la société iranienne a encore un long chemin à parcourir pour atteindre l’égalité. Image: sda

L'Iran a rejoint comme nouveau membre cette Commission dédiée à la promotion de l'égalité des sexes, pour un mandat de quatre ans. Associations et activistes des Droits de l'homme s’insurgent.



L'élection de l'Iran a provoqué la colère et l'incompréhension de plusieurs activistes des droits de l'homme. Plusieurs nouveaux membres, dont l'Iran et le Pakistan, ont été élus mardi pour rejoindre la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW). Un organe intergouvernemental «dédié exclusivement à la promotion de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes ».

«C'est surréaliste. Un régime qui traite les femmes comme des citoyennes de deuxième classe est élu au plus haut organe de l'Onu pour les droits des femmes»

Masih Alinejad, journaliste iranienne et militante des droits des femmes

Le vote du CSW, entre acclamation et vote secret

Le CSW est une commission fonctionnelle de 45 membres appartenant au Conseil économique et social des Nations Unis (ECOSOC), et fut créée en 1946. Lors d'une session de l'ECOSOC, mardi, 12 nouveaux membres ont été élus pour rejoindre le CSW en 2022 et pour un mandat de quatre ans. Sept membres ont été désignés par acclamation: le Cap-Vert, l'Égypte, la Mauritanie et la Tunisie (dans la catégorie États africains); le Costa Rica, le Panama et Trinité-et-Tobago (pour les États d'Amérique latine et des Caraïbes). Pour les États d'Asie-Pacifique, un vote secret fut toutefois nécessaire, à la suite duquel la Chine, l'Iran, le Japon, le Liban et le Pakistan ont été élus pour un mandat de quatre ans.

La vidéo du vote du CSW. hillel neuer

Dans son rapport annuel sur l'Iran de 2020, publié en avril, Amnesty International a notamment indiqué que «les femmes se heurtaient toujours à une discrimination solidement ancrée dans la législation, notamment en qui concerne le mariage, le divorce, l'emploi, la succession et l'accès aux fonctions politiques».

«La violence domestique, le viol conjugal, le mariage forcé ou précoce et les autres formes de violences liées au genre faites aux femmes et aux filles n'étaient pas passibles de sanctions pénales et restaient très répandus»

Amnesty International

Déjà en 2017, l'arrivée de l'Arabie saoudite comme membre de la Commission jusqu'en 2022 avait fait grand bruit. Car jusqu'en 2015, les femmes ne pouvaient toujours pas voter dans la monarchie du golfe et ce n'est que depuis 2018 qu'elles peuvent conduire.

À l’époque, l'administratrice du programme de développement des Nations unies et ancienne première ministre de la Nouvelle-Zélande, Helen Clark, avait assuré qu'il était «important de soutenir ceux qui, dans ce pays, s'efforcent de changer les choses pour les femmes. Les choses changent, mais lentement». (ga)

Davantage d'articles en lien avec les femmes

La recherche néglige la santé des femmes

Link zum Artikel

Le Covid défavorise les mamans et les femmes seules

Link zum Artikel

La pandémie augmente les décès des femmes enceintes et les fausses couches

Link zum Artikel

L'ONU veut un plan d'urgence pour lutter contre la violence faite aux femmes

Link zum Artikel

La Suisse compte tout donner pour le droit des femmes

Link zum Artikel

Comment les avantages des femmes les désavantagent

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

A Gaza, deux femmes entrent au bureau politique du Hamas

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a annoncé, dimanche soir, la composition de son nouveau bureau politique. Deux femmes y figurent, pour la première fois de son histoire.

Après la réélection de Yahya Sinouar à sa tête, le Hamas dévoile 20 nouveaux membres au sein de son bureau politique. Parmi eux figurent deux femmes, Jamila Chanti et Fatima Chourab, elle-même présidente de la Commission des femmes. Une première !

En élisant deux femmes, c'est un message fort et positif que le Hamas veut envoyer à la communauté internationale et à l'ensemble de la région. Un événement historique qui n'est pas un hasard. Ces scrutins internes sont menés à l'approche des …

Lire l’article
Link zum Artikel