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Nati

Le top 10 des Italiens qui ont joué pour la Nati

Ce vendredi soir (20h45), la Suisse se rend à Rome pour un match décisif dans l'optique d'une qualification au Mondial 2022. Par le passé, plusieurs joueurs aux origines italiennes ont représenté l'équipe nationale suisse. Notre top 10.
12.11.2021, 06:0415.11.2021, 13:03
Jonathan Amorim
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Severino Minelli

Considéré comme l'un des plus grands joueurs suisses de football de l'histoire, Severino grandit à Küsnacht, dans le canton de Zurich. Ses parents sont originaires de Bergame. En club, il joue pour Servette, GC et Zurich. A son apogée, il est classé parmi les meilleurs défenseurs d'Europe. Il détient également pendant longtemps le record de sélections en équipe nationale: 80. Il participe aux Coupes du monde 1934 et 1938, en Italie et en France. Après sa carrière, Minelli devient membre du comité de sélection de l'équipe nationale suisse de 1949 à 1951. En 1983, il est nommé membre d'honneur de l'ASF. Il meurt en 1994.

  • En équipe nationale: 80 sélections (le record pendant longtemps) entre 1930 et 1943.
Une autre époque.
Une autre époque.source : recordfootball.blogspot

Marco Pascolo

D'origine italienne, Marco Pascolo grandit à Sion en Valais, une région limitrophe avec l'Italie qui héberge une grande communauté transalpine. Il débute sa carrière au FC Sion avant de rejoindre Xamax puis Servette. Il tente l'aventure sarde en 1996 en rejoignant Cagliari puis s'envole pour l'Angleterre et Nottingham Forest. Il revient en Suisse en 1998 et signe pour le FC Zurich avant de terminer sa carrière à Servette. Il reste surtout dans l'histoire du football suisse pour avoir été le gardien de l'équipe nationale à la Coupe du monde 1994 aux Etats-Unis et à l'Euro 1996 en Angleterre.

  • En équipe nationale: 55 sélections entre 1992 et 2001.
Ici, aux USA, lors de la «World Cup 94».
Ici, aux USA, lors de la «World Cup 94». keystone

Ciriaco Sforza

Ciriaco voit le jour à Wohlen (AG) en 1970. Vingt ans plus tard, il obtient la nationalité suisse et rejoint l'équipe nationale espoir helvétique. Formé à GC, il rejoint rapidement la Bundesliga où il écrira les plus belles pages de sa carrière au FC 1. FC Kaiserslautern avec qui il décroche un titre inattendu en 1998. Après son parcours de joueur, il embrasse une carrière d'entraîneur qui l'enverra aux quatre coins de la Suisse. Sa dernière destination: le FC Bâle, où il a été limogé le 6 avril dernier.

  • En équipe nationale: 79 sélections et 6 buts entre 1991 et 2001.
Ciriaco face au Colombien Carlos Valderrama à la Coupe du monde 1994.
Ciriaco face au Colombien Carlos Valderrama à la Coupe du monde 1994.Image: keystone

David Sesa

D'origine italienne du côté paternel, David Sesa grandit à Zurich où il rejoint le centre de formation du FCZ. En 1994, il explose sous les couleurs du Servette FC et s'en va retrouver le pays d'origine de son père. Entre 1998 et 2010, il représentera successivement Lecce, Napoli, Palazzolo (club lombard), la SPAL puis le club vénitien de Rovigo. Un tour d'Italie pendant lequel il a régulièrement été convoqué en équipe nationale suisse. Il participe notamment à l'Euro 1996. Depuis la fin de sa carrière, l'ancien attaquant est devenu entraîneur. Sa dernière expérience? Assistant de René Weiler à Al-Ahly en Egypte.

  • En équipe nationale: 36 sélections et 1 but entre 1996 et 2002.
En action, face à la Grèce à la fin des années 90.
En action, face à la Grèce à la fin des années 90.Image: KEYSTONE

Giorgio Contini

L'actuel entraîneur de GC possède la double nationalité, même s'il est né en Suisse, à Winterthour. En tant que joueur, il écume les stades suisses sous diverses tuniques, de Winterthour à Saint-Gall (champion en 2000) en passant par le Lausanne-Sport. Il se fait surtout un nom quand il passe de l'autre côté de la ligne. En tant que coach, il fait remonter Vaduz en Super League en 2014 puis le LS en 2020. Actuellement, il dirige les Grasshoppers de Zurich avec succès.

  • En équipe nationale: 1 petite sélection, en 2000, l'année de son titre avec Saint-Gall.
Giorgio (à gauche), avec des cheveux et une petite barbichette, lors d'un rassemblement de la Nati à Chypre en 2000.
Giorgio (à gauche), avec des cheveux et une petite barbichette, lors d'un rassemblement de la Nati à Chypre en 2000. image: keystone

Fabio Celestini

Certainement le plus connu des footballeurs italo-suisses. Né de parents immigrés italiens, l'actuel entraîneur du FC Lucerne grandit à Lausanne où il débute sa carrière. Rapidement, il rejoint la France, direction Troyes puis Marseille où il se fait un nom. Le Lausannois termine sa carrière en Espagne où il évolue à plus de 140 reprises avec Getafe, dans la banlieue de Madrid. En 2011, il devient entraîneur en reprenant le FC Renens. Un nouveau poste qui l'emmènera dans son pays d'origine à Terracina, dans le centre de l'Italie, en 2014. Après des passages à la tête du LS et de Lugano, il est actuellement à Lucerne depuis 2020.

  • En équipe nationale: 35 matchs et 2 buts (dont un mémorable à Dublin) entre 1998 et 2008.
La joie de Fabio Celestini après son but à Dublin en 2002 dans le cadre des qualifs pour l'Euro 2004.
La joie de Fabio Celestini après son but à Dublin en 2002 dans le cadre des qualifs pour l'Euro 2004.Image: Keystone

Diego Benaglio

Zurichois d'origine italienne, Diego Orlando Benaglio est né le 8 septembre 1983. Il fait sa formation à GC avant de rejoindre Stuttgart très jeune, à 19 ans. C'est pourtant bien loin de l'Allemagne que Diego explose, sur l'Ile de Madère (Portugal). Au Nacional Funchal, il devient rapidement le numéro un, ce qui lui rouvre les portes de la Bundesliga, à Wolfsburg, où il effectuera la grande partie de sa riche carrière. Il termine son parcours à Monaco, en 2020. En sélection, il participe à plusieurs tournois internationaux avec la Nati. Il est notamment le gardien titulaire lors de l'Euro 2008 et des Coupes du monde 2010 et 2014, réalisant, à chaque fois, de brillantes prestations.

  • En sélection nationale: 61 matchs entre 2006 et 2014.
Une intervention parmi tant d'autres, ici face au Honduras à la Coupe du monde 2010.
Une intervention parmi tant d'autres, ici face au Honduras à la Coupe du monde 2010.Image: Keystone

Davide Chiumento

Fils d'un vendeur de pièces électroniques italien (Gerardo Chiumento), Davide voit le jour à Heiden dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures. Il passe pourtant son enfance à l'étranger, suivant les voyages professionnels de son père au Canada, en Arabie saoudite et au Japon. De retour en Suisse, il rejoint le FC St-Gall avant de taper dans l'œil de la Juventus. Il connait même 3 sélections en équipe M21 italienne. La suite de sa carrière est moins glorieuse avec plusieurs prêts et un transfert au Canada (Vancouver Whitecaps) avant de finir au FCZ. Tout au long de sa carrière, il rejette plusieurs appels de l'équipe nationale suisse, ayant toujours la volonté de représenter l'Italie. Il refuse par ailleurs de participer à l'Euro 2004. Il accepte finalement un appel en 2010. Ce sera le seul, pour un match amical contre l'Uruguay.

  • En équipe nationale: 1 sélection en 2010.
Avec l'équipe M21 helvétique.
Avec l'équipe M21 helvétique.Image: KEYSTONE

Tranquillo Barnetta

«Quillo» grandit en Suisse orientale. C'est son arrière-grand-père qui émigre dans cette partie du pays. Troisième génération à naître en Suisse, il ne parle par ailleurs pas bien l'italien. Son parcours de joueur ne l'enverra jamais dans son pays d'origine non plus. Après sa formation à Saint-Gall, il prend la direction de l'Allemagne où il devient un joueur réputé de Bundesliga. Il y reste dix ans, principalement au Bayer Leverkusen avec qui il effectue 229 matchs pour 26 buts. En fin de carrière, il joue pour Philadelphie aux Etats-Unis avant de revenir à Saint-Gall. Entre 2004 et 2014, il est l'un des piliers de l'équipe nationale, participant à toutes les grandes compétitions auxquelles prend part la Suisse.

  • En équipe nationale: 75 sélections et 10 buts entre 2004 et 2014.
La «force Tranquillo».
La «force Tranquillo».Image: KEYSTONE

Michel Morganella

Michel Morganella reste malheureusement connu pour son tweet insultant à l'encontre de l'équipe nationale sud-coréenne lors des JO de Londres en 2012. Expulsé du groupe suisse, il rejouera pour l'équipe nationale une année plus tard en amical contre la Grèce. En tout, il ne totalise que deux sélections lors d'une carrière qui l'a toujours gardé proche de son pays d'origine. Après sa formation à Sierre et Sion, dans son Valais natal, il rejoint le FC Bâle puis Palerme, en Sicile. En Italie, il représentera encore Novare, Livourne et Padoue. Actuellement, il joue pour Chiasso, au Tessin, une région ancrée entre ses deux régions d'origine.

  • En équipe nationale: 2 sélections entre 2012 et 2013.
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