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L’ex-ministre de l'Intérieur de Sarkozy a été condamné à 8 mois de prison

L’ex-secrétaire général Claude Guéant, ainsi que quatre anciens conseillers et collaborateurs de Nicolas Sarkozy, ont été jugés pour favoritisme et détournement de fonds publics.
21.01.2022, 15:3121.01.2022, 17:39
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L’ex-ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, était jugé ce vendredi pour l’affaire des sondages de l’Elysée. Il a été condamné à huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt ce vendredi par le tribunal judiciaire de Paris, rapporte Le Parisien.

Il a comparu avec quatre anciens conseillers et collaborateurs de Nicolas Sarkozy. Tous étaient soupçonnés de favoritisme ou de détournement de fonds publics par négligence.

Entre 2007 et 2012, explique Franceinfo, ils auraient commandé pour des millions d’euros des sondages à la société de Patrick Buisson, proche conseiller de Nicolas Sarkozy, alors président de la République. Pour le parquet national financier, les dépenses litigieuses ont fait l’objet de favoritisme, car elles ont été attribuées sans publicité ni appel d’offres.

Pendant un mois, le tribunal s’est plongé dans l’exercice du pouvoir sous Sarkozy, en examinant les millions d’euros de conseil politique et études d’opinion facturés par les sociétés de Patrick Buisson et Pierre Giacometti, ainsi que par l’institut Ipsos.

L'intéressé était absent du tribunal

Les condamnations ont été prononcées vendredi en début d'après-midi en l'absence du principal concerné. Incarcéré à la prison de la Santé depuis plus d'un mois du fait d'une précédente condamnation, comme le précise LCI, Claude Guéant a demandé à ne pas être extrait et à se faire représenter par son avocat.

Il avait été écroué le 13 décembre. C'est une première pour un secrétaire général. La cour d'appel de Paris a estimé début novembre qu'il ne réglait pas dans les temps l'amende et les dommages et intérêts qu'il s'est vu infliger en 2017 dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

Estimant qu’il ne «respecte pas les décisions de justice», l’accusation a demandé un an d’emprisonnement, contre six mois auparavant, ainsi que 10 000 euros d’amende.

Claude Guéant a fait une demande de remise en liberté qui a été examinée mercredi et sera tranchée le 7 février.

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