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Yverdon se démène avec son Office du logement

La porte d'entree de l'Hotel de ville d'Yverdon-les-Bains sur la place Pestalozzi le vendredi 26 fevrier 2021 a Yverdon. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Image: KEYSTONE

Du changement à Yverdon? Visé par plusieurs affaires récentes, l'Office du logement va être réorganisé afin que tout le pouvoir ne soit plus entre les mains d'une seule personne. Insuffisant pour la droite.



Suite aux résultats des deux audits sur l'Office du logement, la Municipalité d’Yverdon-les-Bains a décidé de revoir son organisation. Une commission du logement sera créée et un deuxième collaborateur engagé, afin que le pouvoir décisionnel ne revienne pas uniquement au préposé au logement, a-t-elle communiqué mercredi.

A la fois «juge et partie»

Dans les audits, obtenus par watson, on peut lire qu'il est considéré comme «très, très urgent» de s'assurer que les tâches du préposé au logement ne soient plus assurées par lui seul, qui était «juge et partie» jusqu'ici. De plus, les absences du préposé entrainaient forcément le blocage du traitement des dossiers, puisque ce dernier n'était pas remplacé à l'Office, perçu comme «une entité mal connue et presque taboue» au sein même de la Municipalité.

En outre, les critères d'attribution des appartements sont considérés comme «flous et peu objectifs: pas explicités, pas connus et sujets à interprétation». «Le risque d'abus de pouvoir est donc facilement identifiable», selon les constatations de l'audit.

La commission mise en place par la Commune, dont le rôle sera d'améliorer la coordination entre la gérance communale (rattachée au Service des bâtiments) et l’Office du logement (rattaché au Jecos), statuera sur les critères, le choix des locataires, mais aussi sur les demandes de résiliation de bail et l’autorisation de certaines exceptions. Par ailleurs, un collaborateur doté d'un profil plus administratif secondera le préposé, afin de partager la charge de travail et de vérifier systématiquement les décisions d’attribution, a expliqué Jean-Claude Ruchet, municipal en tête du Service jeunesse et cohésion sociale (Jecos).

Pas suffisant?

Pour le président de l'UDC yverdonnoise, Ruben Ramchurn, qui a plaidé pour le lancement de ces audits au Conseil communal, ces changements sont insuffisants. «J'ai été extrêmement choqué par la légèreté avec laquelle cette affaire a été traitée par Jean-Claude Ruchet, qui a tenté de minimiser la situation». Il ajoute que la gravité des faits relatés dans les audits méritent un changement structurel d'importance, tel que le passage à un système d'aide au logement.

«Laisser le système tel quel, inadapté à la demande, ne changera strictement rien»

Ruben Ramchurn, président de l'UDC yverdonnoise

Dossiers détruits

Dans l'un des rapports commandés sur le respect de la procédure, on peut également lire que les dossiers des locataires sont détruits après leur sortie d'un appartement subventionné. Certaines informations déterminantes dans l'analyse du bon déroulé du traitement administratif du préposé au logement n'étaient donc pas consultables.

Enquête encore en cours

Sur l’issue de l’enquête disciplinaire toujours en cours, la Municipalité n’est pas en mesure de s’exprimer. Quelles que soient les conclusions de cette enquête, l'Exécutif «n’acceptera jamais que des citoyennes ou administrés puissent être traités avec familiarité», écrit-il.

Le Ministère public avait classé l'automne dernier une enquête préliminaire contre le responsable de l'Office du logement. Des femmes notamment s'étaient plaintes d'un comportement inadéquat de sa part.

Dans la foulée, la Municipalité avait commandé deux audits qui ont mis en évidence les dysfonctionnements d'un service ne reposant que sur une personne. Ce cadre se trouve toujours en arrêt maladie, a relevé Jean-Claude Ruchet. (ats)

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