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Au Brésil, le pillage de l'or terrorise le peuple indigène Yanomami

Des hommes cherchent de l'or dans une mine d'or illégale dans la jungle amazonienne, dans la région d'Itaituba, dans l'Etat de Para, au Brésil.
Des hommes cherchent de l'or dans une mine d'or illégale dans la jungle amazonienne, dans la région d'Itaituba, dans l'Etat de Para, au Brésil.Image: sda
Une association locale a publié un document de plus de cent pages, basé sur des images par satellite et des entretiens avec les populations autochtones.
12.04.2022, 03:5712.04.2022, 07:47

L'orpaillage illégal a connu une avancée record l'an dernier dans la plus grande réserve indigène du Brésil, dans un «climat de terreur permanente», selon un rapport publié lundi.

La zone touchée par le «garimpo», terme brésilien utilisé pour ces mines d'or sauvages, a augmenté de 46% l'an dernier par rapport à 2020 en territoire Yanomami, pour atteindre 3272 hectares au total. C'est la plus forte augmentation annuelle depuis que le début des relevés, en 2018, selon le rapport de l'association Hutukara Yanomami (Hay).

«Terribles menaces»

Des témoignages cités par le document évoquent les difficultés rencontrées par les populations autochtones pour trouver de la nourriture en raison de la destruction de la forêt tropicale où ils trouvent normalement leurs moyens de subsistance. Certains se retrouvent donc forcés à travailler dans les mines d'or illégales en l'échange de repas.

«Nous vivons le pire moment depuis que cette réserve indigène a été délimitée et homologuée, il y a 30 ans. La réserve Yanomami s'étend sur 9,7 millions d'hectares dans le nord du Brésil, près de la frontière avec le Venezuela, et abrite quelques 29 000 indigènes.»
Le rapport de l'association Hutukara Yanomami

D'autres habitants racontent également que des orpailleurs, souvent liés au crime organisé, demandent à des familles de leur livrer des jeunes filles pour des relations sexuelles contre de la nourriture. «Les femmes Yanomami voient les orpailleurs comme de terribles menaces», insiste l'association Hay, qui dénonce «un climat de terreur permanente».

«Au-delà de la déforestation et de la pollution des rivières, l'orpaillage en territoire Yanomami a provoqué une explosion des cas de malaria et d'autres maladies infectieuses, ainsi qu'une augmentation effrayante de la violence envers les indigènes, y compris des viols».
Le rapport de l'association Hutukara Yanomami

L'orpaillage illégal s'est intensifié ces dernières années en Amazonie avec l'envolée du cours de l'or. Cette activité a causé la déforestation de 125 km2 en 2021, une surface supérieure à celle de Paris intra-muros.

Le président d'extrême droite, Jair Bolsonaro, est accusé par les associations de défense des indigènes de vouloir faire approuver à marche forcée au Parlement des lois visant à autoriser les activités minières dans les territoires indigènes. (ats/jch)

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