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Mon dos, la victime de ma jeunesse insouciante!

Quand j'étais jeune, je considérais ma santé physique comme acquise. Je le paie aujourd'hui. C'est pourquoi j'aimerais vous dire, chers jeunes gens, de prendre soin de votre dos! Ne serait-ce que pour éviter de devoir vous pencher en slip devant votre médecin de famille lorsque vous aurez atteint l'âge honorable de 45 ans.

Sandra Casalini
Sandra Casalini



Nous avons déjà parlé de mes articulations dans un précédent article.

Ce qui me préoccupait le plus au niveau de mes articulations était les hanches. Mon papa souffrait déjà d'une forte arthrose à l'âge de 30 ans et j'ai régulièrement vu de près durant mon enfance comment il pouvait à peine se déplacer. Lorsque j'ai commencé à ressentir des douleurs plus fréquentes et plus intenses à la hanche droite, j'ai commencé à m'inquiéter. Bien que l'arthrose soit relativement rare chez les femmes qui ne sont pas en surpoids, elle est bel et bien héréditaire.

Les rayons X ne mentent jamais

J'ai donc rendu visite à mon médecin de famille pour faire une radio de ma hanche. Et pour aller à l'essentiel: le problème n'est pas ma hanche, mais mon dos. Lorsque le médecin m'a montré ma radio, il n'a pas eu à m'expliquer grand-chose, je l'ai vu par moi-même. La vertèbre la plus basse de mon dos est tordue et, selon le mouvement que je fais, elle appuie sur l'articulation de ma hanche. Il m'a précisé qu'il s'agissait d'une déformation posturale. Difficile, donc, de dire d'où cela vient exactement, mais le fait est que je n'ai pas exercé le bon type de pression sur ma colonne vertébrale durant une très longue période. Sinon je n'en serais pas arrivée là.

Le rapport sur le dos 2020 établi par la Ligue suisse contre le rhumatisme montre clairement que je ne suis pas la seule à en souffrir. On y lit les choses suivantes:

Ventre, jambes, fesses – pourquoi donc se muscler
le dos?

Il est très probable que la déformation de ma colonne vertébrale soit liée à une position assise prolongée et à une mauvaise posture. Mais probablement aussi à divers péchés de jeunesse. Quand j'avais 20 ans, je ne me souciais guère de ce que serait ma santé au milieu de la quarantaine. Je voulais un bon travail, passer du bon temps et me montrer sous mon meilleur jour. En termes d'entraînement, je me suis concentrée sur les atouts suivants: ventre, jambes, fesses. Ben oui, qui a besoin de muscles dans le dos?

Je connais aujourd'hui la réponse à cette question: ma colonne vertébrale avait un urgent besoin de ces muscles.

Non seulement pour soutenir la fonction de maintien, mais aussi pour compenser la musculature abdominale. Si l'on entraîne un seul côté, cela entraîne un déséquilibre. Les muscles se retrouvent constamment sous tension, et l'on essaie de le compenser en permanence par une mauvaise posture. Sans oublier que je suspecte fortement mes chers talons hauts. Je pense que le fait de les porter si souvent n'a pas fait que me donner un hallux au pied gauche (pas douloureux, mais désagréable). La posture non naturelle qui en résulte a également un effet sur mon dos.

«Et maintenant, penchez-vous lentement... »

Une mauvaise posture ne se corrige plus. Je résiste encore aux douleurs dorsales et des hanches grâce à des exercices ciblés, j'essaie de m'asseoir aussi droit que possible à mon bureau et, d'une manière générale, j'intègre autant de mouvements que possible dans ma vie quotidienne.

Mais, chers jeunes gens, écoutez-moi bien: prenez soin de votre dos. Ne serait-ce que pour éviter de vous retrouver à 45 ans dans le cabinet de votre généraliste, sans pantalon, dans votre look Bridget Jones, et que le médecin vous dise: «Et maintenant, penchez-vous lentement en avant… »!

Et vous, en avez-vous aussi plein le dos? Et que faites-vous pour y remédier? Les expériences et conseils sont les bienvenus dans les commentaires ci-dessous.

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A propos de l'auteure:

Sandra Casalini écrit sur à peu près tout ce qui touche à son quotidien – avec une franchise toujours sans pitié et beaucoup d'auto-ironie. C'est d'ailleurs la tonalité de son blog «Rund um Gsund» («autour de la santé»), qui paraîtra dès à présent une semaine sur deux sur watson. L'approche de Sandra en matière de santé est la même que celle qu'elle a adoptée pour élever ses enfants: elle n'est pas experte mais elle s'en sort plutôt bien dans les deux. Parfois avec de l'aide, parfois sans.

Les textes de Sandra Casalini sont régulièrement publiés dans le magazine pour parents «Fritz und Fränzi» et dans la «Schweizer Illustrierte». Elle donne également un aperçu hebdomadaire de sa vie avec des ados sur le blog de la «Schweizer Illustrierte» intitulé «Der ganz normale Wahnsinn» («La folie ordinaire»).

Vidéo: watson

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