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A votre santé

6 astuces pour éviter les kilos superflus à Noël

Il y a une phrase qui dit que ce n'est pas entre Noël et Nouvel An que l'on prend le plus de poids, mais entre Nouvel An et Noël. Des études montrent que ce n'est pas tout à fait vrai. Car ce sont bien les kilos accumulés à Noël qui sont les plus durs à éliminer. Voici quelques stratégies pour les éviter.
17.12.2021, 10:3918.12.2021, 12:19
Sandra Casalini
Sandra Casalini
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Je ne fais aucun régime. Je ne compte pas les calories. Je n'ai même pas de balance chez moi. Juste des vêtements et du bon sens. Ce dernier me dit que je ne peux pas continuer éternellement à me gaver de sucre et de graisse sans prendre de poids. Et les habits me préviennent quand je le fais et que la situation devient critique. Cela fonctionne plutôt bien, en général.

Mais ces jours-ci, je suis confrontée – comme tout le monde – à une zone de danger exceptionnelle: Noël. En fait, j'ai toujours pensé que les kilos que l'on prend rapidement pendant les fêtes disparaissent aussi plus ou moins rapidement. Ce n'est malheureusement pas tout à fait vrai.

Une étude de l'université Cornell dans l'Etat de New York montre que c'est dix jours après Noël que nous pesons le plus par rapport au reste de l'année. Et une étude britannique des universités de Birmingham et de Loughborough affirme que les kilos accumulés à Noël mettent plus de temps à éliminer, voire ne partent pas.​

Minimiser les dégâts en amont

Les auteurs de cette étude nommée «Winter Weight Watch Study» expliquent que rien que le jour de Noël, on consomme jusqu'à trois fois plus de calories que d'habitude. Ajoutez à cela un biscuit par-ci, un vin chaud par-là, et vous ne pourrez pas vous débarrasser de tout cela en revenant à la normale après les fêtes. Il faudrait donc soit commencer la nouvelle année par un régime strict, soit minimiser les dégâts en amont.

Y songer à l'avance n'est pas si difficile, comme le montre la «Winter Weight Watch Study». Les chercheuses ont réparti 300 volontaires (d'une moyenne d'âge de 44 ans) en deux groupes. Elles ont simplement donné des conseils nutritionnels généraux aux membres du premier groupe, soit rien de plus que le bon sens. Le second groupe a reçu quelques recommandations très simples mais concrètes. Résultat: le premier groupe a pris du poids, le second en a perdu. Ces conseils valent donc vraiment la peine d'être essayés.

Il s'agit tout d'abord de les noter et de les placer de manière à les voir tous les jours, par exemple sur le frigo. Car nous connaissons en fait déjà tous ces recommandations. Mais dans le subconscient, elles ne servent pas à grand-chose. Ramenons-les donc maintenant, juste avant Noël, dans notre conscience:​

  1. Manger toujours à la même heure. Pourquoi cela fonctionne-t-il? Premièrement, parce que notre intestin aime la routine et que la digestion est ainsi plus fiable. Ensuite, parce que si je sais que je vais manger à 12h30, je ne vais pas dévorer un pain d'épice à 12h00. Alors que si j'ai simplement en tête que je mangerai «dans un moment», la tendance à «manger aussi rapidement quelque chose en attendant» est beaucoup plus grande.
  2. Cinq portions de fruits et légumes par jour. Lorsque l'on télétravaille, la tentation de piocher régulièrement dans le bol de biscuits est énorme. Mais si, à côté des sucreries, il y a un autre bol avec des mandarines et des pommes, on peut au moins alterner. Si les vitamines prennent le pas sur les calories une fois sur deux, c'est déjà un grand pas en avant.​
  3. Ne rien faire d'autre lorsque l'on mange. Autrement dit, si possible, ne pas travailler ou regarder la télévision et manger en même temps. Ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît. Surtout lorsque je suis seule pour le déjeuner ou le dîner, ce qui est souvent le cas. S'asseoir à table et manger mon muesli à la cuillère sans téléphone portable ni télévision? C'est étrange. Mais j'ai vraiment l'impression d'être rassasiée durant plus longtemps. Et je n'ai pas du tout envie de me jeter sur le bol de biscuits.​
  4. Faire attention aux boissons. Je n'ai pas de problème avec ça, car je n'aime pas particulièrement les boissons sucrées ni le péché mignon de Noël, le vin chaud. Mais en principe, il en va des boissons comme des sucreries qui traînent partout et que l'on dévore en passant: la plupart de ces consommations «accessoires» ne valent pas leurs calories. Je suis le principe suivant: les calories doivent être appréciées. Et qui apprécie un verre de Coca-Cola durant le repas ou un biscuit de Noël avalé à la va-vite? Je préfère m'offrir un bon verre de vin ou un morceau de tarte au citron faite par ma fille.
  5. Se lever toutes les heures pendant dix minutes. Non, pas pour aller chercher la mousse au chocolat de la veille dans le frigo (à moins qu'elle ne vous appelle très, très fort...). Mais pour faire quelques pas et/ou s'étirer un peu. Cela permet de stimuler la circulation et la digestion. Sans oublier qu'on réfléchit mieux debout. Du moins, c'est mon cas.
  6. Afficher une liste de calories. Attention, pas une liste courante, mais une liste indiquant la quantité d'activité nécessaire pour brûler certaines choses. Pour un gobelet de vin chaud, il faut marcher une demi-heure, pour un croissant, une bonne demi-heure de jogging. La bonne nouvelle: pour éliminer un biscuit de Noël, 15 minutes de course suffisent. Problème: qui ne mange qu'un seul biscuit?​

Bilan

Compter les calories ne fonctionne pas plus pour moi qu'un renoncement général ou un régime strict. Mais le fait de me rappeler un certain nombre de petites choses fonctionne vraiment. Un horaire fixe pour les repas, manger en pleine conscience, opter une fois sur deux pour une mandarine au lieu d'un pain d'épices. Et surtout: savourer ou laisser tomber. Pour être honnête, la mandarine est bien meilleure que le pain d'épices industriel.

Et chez vous, comment se passe la période de Noël? Plutôt gourmandise ou discipline? Quels sont vos conseils pour éviter de prendre trop de kilos pendant les fêtes?

photo: Lucia Hunziker

A propos de l'auteure:

Sandra Casalini écrit sur à peu près tout ce qui touche à son quotidien – avec une franchise toujours sans pitié et beaucoup d'auto-ironie. C'est d'ailleurs la tonalité de son blog «Rund um Gsund» («autour de la santé»), qui paraîtra dès à présent une semaine sur deux sur watson. L'approche de Sandra en matière de santé est la même que celle qu'elle a adoptée pour élever ses enfants: elle n'est pas experte mais elle s'en sort plutôt bien dans les deux. Parfois avec de l'aide, parfois sans.

Les textes de Sandra Casalini sont régulièrement publiés dans le magazine pour parents «Fritz und Fränzi» et dans la «Schweizer Illustrierte». Elle donne également un aperçu hebdomadaire de sa vie avec des ados sur le blog de la «Schweizer Illustrierte» intitulé «Der ganz normale Wahnsinn» («La folie ordinaire»).

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Dis-moi comment tu accouches et je te dirai qui tu es...
La manière de mettre au monde son bébé rejoint de plus en plus souvent d'autres choix fondamentaux tels que l'éducation des enfants. Moi, qui ai accouché à l'hôpital, j'ai demandé à Daniela Nagel, fan des maisons de naissance, de me raconter son expérience.

Il faut reconnaître une chose à Daniela Nagel, auteure allemande de romans et de livres pratiques: elle a beaucoup plus d'expérience que moi en matière d'accouchement. J'ai donné naissance à deux enfants, une fois dans l'eau, une fois par césarienne planifiée pour cause de présentation transversale, mais les deux fois à l'hôpital. Daniela est la maman de cinq enfants, dont trois ont vu le jour dans une maison de naissance, ses jumeaux étant nés par césarienne à l'hôpital. Elle est si passionnée par les maisons de naissance qu'elle a même écrit une trilogie de romans qui se déroulent dans cet environnement. Pour moi, à l'époque (mes enfants ont aujourd'hui presque 18 et 16 ans), c'était plutôt du genre loufoque. Ce n'est pas mon truc. Peut-être aurais-je dû avoir cette discussion avec Daniela plus tôt.

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