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Pénélope Page

C’est quoi le problème avec la pénétration?

23.06.2021, 11:2823.06.2021, 15:02
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Je ne sais pas si ce sont les hasards de mes rencontres ou si on a à faire à une nouvelle mode «wake»-pansexuelle-cheloue, mais les derniers mecs que j’ai rencontrés rechignent à la pénétration. Dans nos rapports sexuels (précision bienvenue, vous me direz).

Comme je vous l’expliquais dans mon super mode d’emploi de l’orgasme masculin:

...ces messieurs sont en train de rebattre les cartes et ça devient totalement confusing pour nous les femmes.

Parce qu’avant c’était easy: trois petits coups et puis s’en vont. Il nous suffisait de faire l’étoile de mer, on pouvait même manger une pizza ou regarder une série en même temps. Pratique. Mais voilà que ces messieurs ont décidé de pimenter la chose. Alors que c’était à peu près le seul truc simple qu’il nous restait!

Heureusement, il y a encore des mecs qui suivent les règles de base et avec lesquels on se retrouve. Comme mon prof de dessin d’ailleurs, je vous en avais parlé:

J’ai récemment remarqué qu’il faisait le même bruit en jouissant que le commentateur de la RTS quand la Suisse marque un but:

«GOAAAA-HU-AAA-HU-AAAA-HU-OOOOOL»
Mon amant. Ou David Lemos, à choix.

Hyper déroutant. La dernière fois que j’ai couché avec lui j’ai cru qu’on était qualifié pour les huitièmes de finale.

En ce moment, je fréquente un type avec lequel tout se passe bien. On s’est désirés comme des sauvages pendant des semaines avant de pouvoir enfin se sauter dessus dans les bonnes conditions (encore un type marié, je vous raconte pas). Mais finalement, à chaque fois qu’on se retrouve au lit, on consomme un peu et puis... plus rien. On ne va jamais «jusqu’au bout».

Lui
J’ai pas besoin de tirer mon coup pour prendre du plaisir
Moi
Euh, okay... mais alors, euh... on fait quoi?

Ça m’a totalement perturbée. Moi qui pensais maîtriser au moins un sujet plus ou moins bien dans mes rapports à mes congénères du sexe opposé. Voilà que je me retrouve aussi démunie que vous tous. Si on ne peut même plus compter sur la bonne vieille pénétration des familles, où va-t-on?

Alors, Messieurs, je vous le demande: que vous arrive-t-il?

Merci de m’aiguiller à:

penelope.page@watson.ch

Pénélope Page...
...fait une entrée hyper stressante dans la trentaine, avec son lot d'expériences foireuses. Aussi spontanée et délurée que névrosée, Pénélope fait ce qu'elle peut pour dealer avec l'existence et sa dose de paradoxes. Tout comme vous! Comme elle en connaît un rayon sur les déboires amoureux, vous pouvez également lui poser vos questions les plus intimes. Elle vous répondra directement toutes les semaines. Et, n'ayez crainte, comme elle, vous resterez anonyme.
Voici à quoi je ressemble, à quelques détails près: j'ai laissé tomber les tresses.
Voici à quoi je ressemble, à quelques détails près: j'ai laissé tomber les tresses.pc
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Pourquoi le travail social doit aussi se conjuguer au masculin
Dans le social, les hommes sont plutôt rares. Silvan Küderli est l’un d’eux: il a abandonné le domaine commercial pour devenir assistant social. Aujourd’hui, il accompagne des personnes dépendantes aux drogues ou à l’alcool vers l’abstinence. Le fait que les hommes soient une minorité dans le domaine social l’interpelle, car il est convaincu que la gent masculine joue un rôle sociétal important dans ces professions.

Selon l’Office fédéral de la statistique, le domaine social n’emploie que 30% d’hommes. Les chiffres concernant les filières sociales des HES sont similaires. Est-ce dû aux stéréotypes de genre, qui continuent d’influencer nos choix professionnels? Ou au manque de prestige? Silvan Küderli, assistant social à l’institution spécialisée Forelhaus de Zurich, ne s’explique pas cet état de fait. Lui-même adore son travail.

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