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Bataille au Pérou autour de la présidentielle

epa09275133 Peruvian presidential candidate Pedro Castillo waves to his supporters on the balcony of his party's headquarters in Lima, Peru, 15 June 2021. The leftist candidate Pedro Castillo won with 50.12 percent of the votes to the right-wing candidate Keiko Fujimori, who obtained 49.87 percent, after concluding with 100 percent of the tally sheets of the second presidential round in Peru. Despite the fact that the National Office of Electoral Processes (ONPE) concluded with the calculation of the vote, it still cannot proclaim the winner because the Fujimori party Fuerza Popular has requested the cancellation of approximately 200,000 votes due to alleged irregularities.  EPA/Stringer

Pedro Castillo est arrivé mardi en tête du dépouillement de la présidentielle au Pérou. Image: sda

Le candidat de la gauche, Pedro Castillo, serait arrivé en tête des élections, mais son parti fait face à des recours du parti de droite de Keiko Fujimori.



Le candidat de gauche Pedro Castillo est arrivé, mardi, en tête de la présidentielle au Pérou avec 50,12% des voix à l'issue du dépouillement des votes. Il a rejeté les appels à annuler le scrutin pour «fraude», lancés par le camp de son adversaire Keiko Fujimori.

Recours contre le vote

«Ils ne cessent de réclamer l'annulation de l'élection», a déclaré Castillo au siège de son parti à Lima, dans une allusion à des soutiens de son adversaire de droite Keiko Fujimori. «Nous attendons patiemment le résultat», a ajouté le candidat de la gauche radicale.

L'autorité électorale poursuit l'examen des recours, déposés principalement par la fille de l'ex-président Alberto Fujimori (1990-2000). Selon le dernier décompte officiel portant sur 100% des bulletins, neuf jours après le scrutin, Castillo est en tête avec 50,12% contre 49,87% pour son adversaire, soit environ 45 000 voix d'avance pour l'instituteur et syndicaliste de 51 ans.

Irrégularités ou pas?

Le taux de participation au scrutin, qualifié de «positif» et sans «graves irrégularités» par la mission d'observation électorale de l'Organisation des Etats américains (OEA), a atteint 74,5%, selon les autorités électorales. Le vote est obligatoire au Pérou.

Mais Keiko Fujimori, 46 ans, qui est dans le collimateur de la justice pour une affaire de corruption, dénonce des «fraudes». Elle a demandé l'invalidation de plusieurs dizaines de milliers de bulletins.

Presidential candidate Keiko Fujimori delivers a speech in front of her campaign headquarters in Lima, Peru, Tuesday, June 15, 2021. More than one week after the June 6th presidential runoff election, electoral authorities say they are scrutinizing a small number of ballots amid unproven fraud claims by Fujimori. (AP Photo/Martin Mejia)
Keiko Fujimori

Keiko Fujimori. Image: sda

La haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, avait appelé lundi au «calme pour éviter de nouvelles fractures sociales» dans le pays de 33 millions d'habitants.

Nombreuses crises politiques à répétition

Le Pérou est marqué par une forte instabilité institutionnelle à l'origine de nombreuses crises politiques ces dernières années. La dernière, en novembre 2020, a conduit le pays à avoir trois présidents en une semaine.

Les résultats seront pour quand?

Aucune date n'a encore été donnée pour l'annonce des résultats définitifs. L'autorité électorale est sous la pression des partisans des deux candidats, qui manifestent quotidiennement devant ses locaux à Lima.

epa09272099 Keiko Fujimori followers protest in front of the home of the head of the National Office of Electoral Processes (ONPE) Piero Corvetto in Lima, Peru, 14 June 2021. Peru entered a decisive week to meet its new president-elect, in the midst of the political and legal battle between the leftist Pedro Castillo and the right-wing Keiko Fujimori, who decided to request an audit of the electoral body. EFE/ Paolo Aguilar  EPA/Paolo Aguilar

Manifestations à Lima. Image: sda

Des dizaines de partisans de la candidate de droite se réunissent également chaque jour devant le domicile des présidents de l'office national électoral (ONPE), en charge de l'organisation du scrutin, et du jury national électoral (JNE), chargé d'examiner les litiges et recours. (jah/ats)

Et aujourd'hui dans l'actu, le sommet Biden-Poutine à Genève

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Le sommet Biden-Poutine à Genève
source: sda / saul loeb
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