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L'affaire Sarah Halimi ravive la colère des juifs de France (et pas que)

People stage a protest organized by Jewish associations, who say justice has not been done for the killing of French Jewish woman Sarah Halimi, at Trocadero Plaza near Eiffel Tower in Paris, Sunday, April 25, 2021. Thousands of people have gathered in Paris and other French cities to denounce a ruling by France's highest court that the killer of Jewish woman Sarah Halimi was not criminally responsible and therefore could not go on trial. (AP Photo/Michel Euler)

Image: AP

Des milliers de personnes ont manifesté, dimanche, en Israël et en France, pour réclamer la tenue d'un procès pour le meurtrier de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée à Paris en 2017.



Rappel des faits

En 2017, un parisien a roué de coups et jeté par dessus le balcon sa voisine d'immeuble juive, âgée de 65 ans, en hurlant «Allah Akbar». La Cour de cassation a entériné le caractère antisémite du crime. A l'époque déjà, l'affaire avait déclenché un tollé dans la communauté juive de France.

Le 14 avril dernier, la Cour de cassation a déclaré l'individu irresponsable pénalement. Celui-ci ne sera donc pas jugé. Selon les experts psychiatriques, le meurtrier, gros consommateur de cannabis, a été pris d'une «bouffée délirante»; il a été hospitalisé en psychiatrie.

Cette décision a révolté un bon nombre de Français, au-delà de la question de l'appartenance religieuse, puisque certains ont jugé scandaleux de laisser un meurtrier s'en tirer parce qu'il a fumé des joints.

Dimanche, une manifestation rassemblant 26'000 personnes a donc eu lieu à Paris. Des mouvements de protestation ont également eu lieu à Tel Aviv.

Sous le mot d'ordre «Sans justice pas de République», les manifestants à Paris se sont rassemblés à l'initiative de collectifs citoyens et de représentants de la communauté juive.

Les messages «Pas de droit sans justice», «Justice défoncée?» ou «Justice pour Sarah Halimi» étaient écrits sur des pancartes brandies dans la foule. «La clameur est montée et l'espoir est revenu. L'espoir, c'est vous ici», a lancé à la tribune le frère de Sarah Halimi, William Attal.

Des personnalités du monde du spectacle, de la culture et de la télévision ont témoigné de leur «solidarité» envers la famille Halimi et appelé à «changer la loi», via des messages diffusés sur un écran géant. Des personnalités politiques, dont la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, assistaient au rassemblement.

D'autres rassemblements se sont tenus dans les grandes villes françaises comme à Bordeaux (sud-ouest), Strasbourg (est) ou Marseille (sud).

Contexte juridique

Répondant à la demande d'Emmanuel Macron d'un «changement de la loi», le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a indiqué dimanche qu'un projet de nouvelle loi sur l'irresponsabilité pénale serait présenté «fin mai» en Conseil des ministres, en vue d'un vote «par le Parlement à l'été».

Ce nouveau texte vise selon le ministre à «combler (un) vide juridique», celui de «l'absence de possibilité offerte par le droit actuel de tenir compte de la prise volontaire de substances toxiques par un individu conduisant à l'abolition de son discernement».​

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