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FILE - In this Wednesday, Oct. 28, 2020, file photo, President Donald Trump listens as Nevada business leaders talk at Trump International Hotel Las Vegas, in Las Vegas. The Biden administration says it will appeal a judge

Donald Trump ne jouera pas qu'au golf cet été, il risque aussi de réintégrer la Maison Blanche dès la fin de l'été. Image: sda

Trump bientôt de retour à la maison blanche?

L'ex-président est convaincu que le monde entier saura ce qui s'est réellement passé dans l'État de l'Arizona et que la fraude électorale sera dévoilée.

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Maggie Haberman est l'une des journalistes politiques les plus connues aux États-Unis. Avant le New York Times, elle a travaillé pour le tabloïd New York Post. À l'époque, elle faisait régulièrement des reportages sur Trump et son clan. Elle est donc considérée comme l'une des journalistes les mieux informées sur Trump.

Récemment, Haberman a posté le tweet suivant: «Trump a dit à certaines personnes qu'il serait de retour à la présidence d'ici août.»

Sidney Powell, l'avocate qui, avec Rudy Giuliani, tente de démêler la fraude électorale présumée des démocrates, affirme également qu’il sera de retour. Lors d'une conférence organisée à Dallas par QAnon, elle a déclaré que Trump serait bientôt rétabli dans ses fonctions de président. C'est une évidence, a dit Powell. «Une nouvelle date sera fixée pour l'inauguration, on dira à Biden de quitter la Maison-Blanche et le président Trump s'y réinstallera.»

Aussi absurde que cela puisse paraître - plus de 60 actions en justice, alléguant une fraude électorale, ont été rejetées par les tribunaux - le contexte est réel. Plus précisément, les événements dans l'Etat d'Arizona.

FILE - In this Aug. 17, 2019, file photo, Proud Boys chairman Enrique Tarrio rallies in Portland, Ore. Outside pressures and internal strife are roiling two far-right extremist groups after members were charged in the attack on the U.S. Capitol. Former President Donald Trump’s lies about a stolen 2020 election united an array of right-wing supporters, conspiracy theorists and militants on Jan. 6. (AP Photo/Noah Berger, File)

Enrique Tarrio, le chef des Proud Boys, un groupe de suprémacistes blancs militants. Image: sda

La capitale de l'État, Phoenix, est devenue un lieu de pèlerinage pour l'extrême droite. Marjorie Taylor Greene et Matt Gaetz, deux partisans de Trump, Enrique Tarrio, le chef des Proud Boys, un groupe militant d'hommes blancs fascistes, et d'autres personnes de droite font un pèlerinage en Arizona. C’est là-bas qu’a lieu un recomptage des votes électoraux du comté de Maricopa, qui devrait définitivement prouver que Joe Biden a perdu l'élection.

Recompter les votes à Phoenix relève de l’absurde. L’action est menée par un groupe appelé les Cyber Ninjas, dont le chef est un partisan de QAnon. L'une des thèses de ce groupe est que 40 000 votes asiatiques auraient été attribués en faveur de Biden dans ce district. C'est pour cela que les Cyber Ninjas recherchent maintenant des traces de bambou dans les bulletins de vote, car le bambou serait utilisé en Asie pour fabriquer du papier.

L'Arizona ne serait que le début d'une vaste campagne visant à prouver la fraude électorale présumée dans d'autres États clés, à savoir la Géorgie, le Michigan, le Wisconsin, le Nevada et la Pennsylvanie. «Je suis convaincu que l'Arizona deviendra la rampe de lancement pour d'autres enquêtes électorales dans tout le pays», a ensuite déclaré Matt Gaetz, lors de son passage à Phoenix.

On raconte même que Trump, en personne, suit de très près ce qui se passe en Arizona.

Aussi absurde que tout cela puisse paraitre, c'est loin d’être drôle. Michael Flynn, l'ancien conseiller à la sécurité nationale, a ouvertement appelé à un coup d'État militaire, lors de l'événement QAnon susmentionné à Dallas. Lorsqu'il lui a été demandé s'il ne devrait pas y avoir un coup d'État aux États-Unis, comme au Myanmar, il a répondu: «Rien ne s’y oppose. Il n'y a rien de mal à cela, cela devrait se produire ici aussi.»

Former National Security Advisor Michael Flynn speaks at the Women for America First March for Trump Rally at Freedom Plaza, Saturday, Dec. 12, 2020, in Washington. (AP Photo/Luis M. Alvarez)

Image: FR596 AP

Depuis, Michael Flynn fait profil bas, affirmant que cette déclaration n’est autre qu’une fake news des médias, mais, malheureusement pour lui, il y a une vidéo affirmant le contraire. De plus, il ne s'agissait pas d'une erreur ponctuelle. Flynn a divulgué l'idée d'un coup d'État militaire à plusieurs reprises. Par exemple, sur la chaîne de télévision d'extrême droite Newsmax, après la défaite électorale de Trump, il a déclaré : «Les gens agissent comme si la loi martiale n'avait jamais été utilisée. Pourtant, elle a été utilisée 64 fois.»

Michael Flynn a fait son apparition avec le slogan de QAnon «WWG1WGA» (Where We Go One, We Go All), et il ne s'est pas contenté d'une seule déclaration: «Trump a gagné. Il a obtenu le plus de voix et a gagné le collège électoral.»

Trump compte bien faire son retour, ainsi, il a déjà accepté de participer à un événement des Républicains en Caroline du Nord le week-end prochain, de même, il prévoit des rassemblements réguliers.

Trump a également réussi à rallier totalement le Grand Old Party à sa cause. Au Sénat, Mitch McConnell & Co. ont utilisé l'obstruction pour empêcher que l'assaut du Capitole fasse l'objet d'une enquête par une commission indépendante.

Certains républicains, quant à eux, sont prêts à réinterpréter cet incident pour affirmer exactement le contraire. Le représentant Louie Gohmert, par exemple, a déclaré, lors de l'événement QAnon susmentionné, que la plupart des assaillants du Capitole étaient des «Américains pacifiques» et que leur seul crime était de «soutenir Donald Trump

President Joe Biden speaks about the COVID-19 vaccination program, in the South Court Auditorium on the White House campus, Wednesday, June 2, 2021, in Washington. (AP Photo/Evan Vucci)
Joe Biden

Image: sda

Mais, entre-temps, les démocrates ont également reconnu les activités de Flynn, Powell, Gaetz & Co., et les nombreuses lois, restreignant le droit de vote dans les États contrôlés par les républicains, sont reconnues pour ce qu'elles sont réellement: un danger pour la démocratie.

Le président Joe Biden s'est exprimé sans ambiguïté lors d'un discours à Tulsa. Il se battra «avec tout ce qui est à sa disposition» pour qu'un projet de loi, visant à rétablir le droit de vote, soit également adopté par le Sénat, a-t-il déclaré.

À la question de savoir pourquoi cela n'a pas déjà été fait, le président a répondu : «J'entends des gens à la télévision dire: "Pourquoi Biden ne l'a-t-il pas déjà fait?"». Parce que Biden n'a qu'une majorité de quatre voix à la Chambre, et parce qu'au Sénat, deux démocrates votent avec leurs collègues républicains.

C'était la première fois que Biden faisait allusion au comportement de Joe Manchin et de Kyrsten Sinema. Ces deux sénateurs démocrates ont jusqu'à présent refusé d'accepter la suppression de la «Filibuster». Il s'agit toutefois d'une condition préalable à l'entrée en vigueur de la loi, déjà adoptée par la Chambre des représentants.

Biden a fait de la mise en œuvre de cette loi la priorité de son administration. De leur côté, les démocrates savent que les trois prochains mois seront cruciaux pour le sort de l'administration Biden. C’est un été mouvementé qui attend les Américains.

Article traduit de l'allemand par Sejla Besic.

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