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Entre exécutions et armes de guerre, Amnesty s'alarme en Birmanie

Au moins 60 civils ont été tués et près de 2 000 personnes arrêtées depuis le 1er février
Au moins 60 civils ont été tués et près de 2 000 personnes arrêtées depuis le 1er févrierImage: sda
Amnesty International dénonce les dérives de la junte militaire en Birmanie, à l'origine du coup d'État du 1er février. L'ONG pointe notamment le recours à des armes de guerre contre les manifestants pro-démocratie.
11.03.2021, 05:2711.03.2021, 06:01

L'organisation de défense des droits fondamentaux a expliqué avoir analysé 55 vidéos montrant que «la force létale est utilisée de manière planifiée, préméditée et coordonnée» par l'armée birmane.

«Des commandants impénitents déjà impliqués dans des crimes contre l'humanité qui déploient leurs troupes et méthodes meurtrières au grand jour»
Joanne Mariner, directrice de la gestion de crise chez Amnesty

Un mépris flagrant pour la vie humaine

Une vidéo publiée sur Facebook le 28 février, montre un soldat donner son fusil à un policier se trouvant à ses côtés. Ce dernier vise et tire, semblant provoquer une réaction de joie parmi les forces de l'ordre présentes. Amnesty y voit «non seulement un mépris flagrant pour la vie humaine [...] mais aussi une coordination délibérée parmi les forces de sécurité».

L'organisation dénonce aussi des «exécutions extrajudiciaires» comme celle d'un homme remis à un groupe de forces de l'ordre. Selon l'enregistrement du 3 mars publié sur Twitter, il est abattu alors qu'il ne semble pas opposer de résistance.

Un manifestant est battu par des policiers en marge d'un rassemblement près de Rangoun.
Un manifestant est battu par des policiers en marge d'un rassemblement près de Rangoun. Image: sda

Mercredi soir, Amnesty a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir face à des preuves de «violence contre des manifestants pacifiques, incluant des femmes, des jeunes et des enfants». Dans sa deuxième déclaration en un mois, le Conseil ne reprend cependant pas le terme de «coup d'Etat» ni ne mentionne la possibilité de sanctions internationales si la répression se prolonge.

Au moins 60 civils ont été tués et près de 2000 personnes arrêtées depuis le 1er février, d'après l'association d'assistance aux prisonniers politiques. (ats/afp/ga)

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