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Trump tempère les espoirs d'un accord rapide avec l'Iran

Suivez en direct les dernières infos sur le conflit entre Israël et l'Iran, avec l'implication des Etats-Unis, qui embrase le Moyen-Orient.
24.04.2026, 16:3324.05.2026, 17:52
Team watson
Team watson
  • Israël et les Etats-Unis ont commencé à bombarder l'Iran le 28 février. Téhéran riposte en frappant Israël et de nombreux pays du Golfe.
  • Très rapidement, la guerre s'est élargie au Liban, qu'Israël a bombardé à de nombreuses reprises.
  • Un cessez-le-feu est conclu le 8 avril 2026, mais il ne permet pas la levée du blocus du détroit d'Ormuz ni la fin des combats au Liban entre Israël et le Hezbollah.
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17:52
Trump tempère les espoirs d'un accord rapide avec l'Iran
Donald Trump a tempéré dimanche les espoirs d'un accord imminent avec l'Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, malgré des signes de progrès des deux côtés.

«J'ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, en prévenant aussi que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur «jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé».

Quelques heures plus tôt, son secrétaire d'Etat Marco Rubio avait pourtant évoqué la possibilité «dans les prochaines heures» de voir le monde recevoir «une bonne nouvelle», près de trois mois après le début du conflit qui a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban.

Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril entre l'Iran et les Etats-Unis, mais l'économie mondiale continue d'être secouée par le quasi blocage du stratégique détroit d'Ormuz.
17:04
Selon Trump, le blocus contre l'Iran restera pleinement en vigueur
Donald Trump a déclaré dimanche que le blocage des ports iraniens dans le détroit d'Ormuz restera «pleinement en vigueur» tant qu'un accord n'aura pas été signé avec Téhéran pour mettre fin à la guerre.

«Le blocus restera pleinement en vigueur jusqu'à ce qu'un accord soit conclu, certifié et signé», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, ajoutant que «les deux parties doivent prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses. Il ne doit y avoir aucune erreur». (ats/afp)

16:50
Iran: Trump dit qu'il n'entend pas «se précipiter»
Donald Trump a déclaré dimanche que les Etats-Unis n'entendaient pas «se précipiter» en vue de conclure un accord avec l'Iran.

«J'ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur», a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors qu'Américains et Iraniens ont dit chercher à finaliser un accord pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient. (ats/afp)
16:30
Le Liban annonce 11 morts dans une frappe israélienne samedi
Le ministère de la santé du Liban a annoncé dimanche que 11 personnes avaient été tuées la veille dans une frappe israélienne sur le sud du pays, malgré la trêve en vigueur dans la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

«La frappe de l'ennemi israélien sur le village de Sir al-Gharbiyé dans la région de Nabatié a provoqué un massacre dont le bilan définitif est 11 morts, dont un enfant et six femmes, et neuf blessés dont quatre enfants et une femme», a précisé le ministère dans un communiqué. (ats/afp)
16:02
Un accord final avec l'Iran inclurait le dossier nucléaire (Trump)
Donald Trump a assuré au premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que tout accord avec Téhéran prévoirait le démantèlement du programme nucléaire iranien, et le transfert du stock d'uranium hautement enrichi hors du pays. L'information a été donnée dimanche par un responsable israélien sous couvert d'anonymat.

Lors d'un appel samedi soir, le président américain «a clairement indiqué qu'il resterait ferme dans les négociations sur sa demande de longue date de démantèlement du programme nucléaire iranien et de retrait de tout l'uranium enrichi du territoire iranien et qu'il ne signerait aucun accord final en l'absence de ces conditions», a indiqué cette source dans un communiqué. (ats/afp)
10:34
Rubio dit qu'une annonce pourrait être faite dimanche concernant un accord avec l'Iran
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a déclaré qu'une annonce était possible plus tard dans la journée de dimanche concernant un accord avec l'Iran qui pourrait mettre officiellement fin à la guerre au Moyen-Orient.

«Je pense qu'il est peut-être possible que, dans les prochaines heures, le monde reçoive une bonne nouvelle», a déclaré Rubio à des journalistes à New Delhi.

Rubio, qui effectue sa première visite en Inde, a indiqué que l'accord en cours d'élaboration répondrait aux préoccupations américaines concernant le détroit d'Ormuz, bloqué de facto par l'Iran depuis le début de la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël le 28 février.

L'accord lancerait également un «processus qui peut finalement nous conduire là où le président souhaite que nous soyons, à savoir un monde qui n'a plus à craindre ou à s'inquiéter d'une arme nucléaire iranienne», a-t-il ajouté.

09:33
L'Iran exécute un homme accusé d'espionnage pendant la guerre
Un homme accusé d'avoir transmis aux Etats-Unis et à Israël des informations sur l'industrie iranienne de défense a été pendu dimanche en Iran, a rapporté le site du pouvoir judiciaire.

«Mojtaba Kian (...) qui avait transmis à l'ennemi des informations liées aux unités de l'industrie de défense du pays, a été pendu tôt ce matin», a ajouté Mizan.

Selon la même source, il avait transmis des informations liées aux capacités de défense iraniennes pendant la guerre déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne contre la République islamique.

Depuis le début de la guerre, les exécutions se multiplient en Iran, en particulier dans des dossiers d'espionnage ou d'atteinte à la sécurité nationale, mais pour des faits plus anciens.
08:32
Les Etats-Unis et l'Iran cherchent à finaliser un accord pour la fin de la guerre
Les Etats-Unis et l'Iran cherchent dimanche à finaliser un accord après avoir fait état d'une percée dans leurs discussions pour mettre fin à la guerre, Donald Trump évoquant un compromis "largement négocié" qui prévoirait la réouverture du détroit d'Ormuz.

Selon les médias américains, cet accord permettrait aux navires de franchir à nouveau Ormuz, détroit vital pour l'économie mondiale, et assouplirait les sanctions pesant sur l'Iran. Mais l'épineuse question du nucléaire serait, elle, renvoyée à des négociations ultérieures.

Selon CBS News, qui cite des sources proches des discussions, la dernière proposition comprendrait le dégel de certains actifs iraniens dans des banques à l'étranger et la poursuite des négociations pour 30 jours supplémentaires. Un délai que rapporte également le Wall Street Journal.

L'accord discuté ne règle pas la question de la façon dont l'Iran se débarrasserait précisément de ses stocks d'uranium enrichi, qui ferait l'objet d'un prochain cycle de négociations «dans les semaines ou mois à venir», a rapporté le New York Times en s'appuyant sur des responsables américains.
7:49
Le Pakistan espère accueillir de prochaines négociations Iran-USA
Le Pakistan, médiateur du conflit entre l'Iran et les Etats-Unis, espère accueillir «très bientôt» une nouvelle séance de négociations de paix entre les représentants des deux pays, a affirmé dimanche son Premier ministre Shehbaz Sharif.

«Le Pakistan poursuivra ses efforts de paix avec la plus grande sincérité et nous espérons accueillir très prochainement la prochaine séance de négociations», a écrit Sharif sur le réseau social X.

Une première séance de pourparlers, infructueuse, s'était tenue à Islamabad le 11 avril entre le vice-président américain JD Vance et de hauts représentants iraniens, parmi lesquels l'influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
7:47
Liban: un centre de secours détruit après une frappe israélienne
La Défense civile libanaise a annoncé dimanche matin que son centre de Nabatiyé, dans le sud du pays, avait été détruit par une frappe israélienne, en dépit de la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

Le centre régional de la défense civile de Nabatiyé a été «directement touché par une frappe hostile israélienne», provoquant l'effondrement complet du bâtiment et endommageant un grand nombre de véhicules et d'équipements, a indiqué la direction générale de la Défense civile dans un communiqué.

Les dégâts sont uniquement matériels et aucun blessé n'a été signalé parmi le personnel, qui avait été transféré vers un autre site avant la frappe, a-t-elle ajouté. La Défense civile a condamné «cette attaque contre un centre dédié à l'action humanitaire et de secours» et assuré poursuivre ses «devoirs nationaux et humanitaires» malgré «les risques et les défis croissants».
21:49
Macron a parlé à Trump pour prôner une solution négociée
Emmanuel Macron s'est entretenu samedi avec Donald Trump et les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar, d'Arabie saoudite et de Jordanie au sujet de la guerre au Moyen-Orient et du détroit d'Ormuz, alors que les tractations américaines avec l'Iran s'intensifient, a fait savoir son entourage à l'AFP.

«La France pousse pour la voie diplomatique et une solution négociée, avec comme priorité numéro un la réouverture du détroit d'Ormuz, complète et sans péage, la conclusion d'un cessez-le-feu et la reprise, ensuite, des négociations sur les autres volets (nucléaire, balistique et régional)», a précisé une source diplomatique.
18:22
Trump affirme qu'un accord avec l'Iran «se rapproche grandement»
Un accord entre les Etats-Unis et l'Iran «se rapproche grandement» a affirmé samedi Donald Trump à CBS News, tout en estimant auprès du média Axios à «50-50» les chances d'un «bon» accord ou d'une reprise de la guerre.

A propos des négociations, «chaque jour, ça s'améliore», a affirmé le président américain par téléphone à CBS News.
17:29
Le ministre israélien Ben Gvir interdit de territoire français
La France a interdit l'accès à son territoire au ministre israélien de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après la diffusion d'une vidéo de militants de la «flottille pour Gaza» agenouillés et mains liées, qui a provoqué un tollé international, a annoncé le chef de la diplomatie samedi.

Plusieurs d'entre eux ont dénoncé des «violences», «attouchements» ou encore «humiliations» imposés par les forces israéliennes lors de leur détention.

«À compter de ce jour, Itamar Ben Gvir est interdit d'accès au territoire français», a annoncé Jean-Noël Barrot sur X, dénonçant des «agissements inqualifiables à l'égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Sumud».

«Nous désapprouvons la démarche de cette flottille, qui ne produit aucun effet utile et surcharge les services diplomatiques et consulaires», a ajouté le ministre. «Mais nous ne pouvons tolérer que des ressortissants français puissent être ainsi menacés, intimidés ou brutalisés, qui plus est par un responsable public».

Ces agissements «font suite à une longue liste de déclarations et d'actions choquantes, d'incitations à la haine et à la violence à l'encontre des Palestiniens», a poursuivi le ministre. «Comme mon collègue italien, je demande à l'Union européenne de prendre également des sanctions à l'égard d'Itamar Ben Gvir», a-t-il ajouté.
17:03
L'Iran et les Etats-Unis ont évoqué samedi une percée dans les négociations pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, après des semaines de tensions et de consultations diplomatiques.

«Après plusieurs semaines de pourparlers bilatéraux, on observe une tendance au rapprochement» avec les positions américaines, a affirmé le porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères Esmaïl Baghaï à la télévision d'Etat, en révélant que son pays était en «phase de finalisation» d'un protocole d'accord avec Washington en vue de cesser les hostilités.
«Cela ne signifie pas nécessairement que nous et les Etats-Unis parviendrons à un accord sur les questions importantes», a-t-il cependant ajouté. Esmaïl Baghaï a précisé que le dossier nucléaire ne faisait pas partie «à ce stade» de l'accord en discussions.

Quelques minutes auparavant, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait estimé qu'il y avait «une chance» que l'Iran accepte un accord visant à mettre fin à la guerre dès samedi.

«Il est possible que au plus tard aujourd'hui, demain ou dans quelques jours, nous ayons des informations à communiquer», a déclaré Marco Rubio aux journalistes à New Delhi, ajoutant qu'il espérait avoir de «bonnes nouvelles».

Cette percée apparente est intervenue après des semaines de blocages et de menaces. Encore samedi, le principal négociateur iranien avait promis une réponse «écrasante» si les Etats-Unis reprenaient leur guerre contre l'Iran, dans la foulée d'informations de médias américains sur le fait que le président Donald Trump envisageait de nouvelles frappes contre Téhéran.
16:55
Gaza: cinq policiers et un adolescent tués dans une frappe
Cinq policiers et un adolescent palestiniens ont été tués samedi dans une frappe aérienne israélienne sur le nord de la bande de Gaza, ont indiqué les secours et la police du territoire opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas.

La Défense civile de la bande de Gaza a indiqué que les six morts avaient été transférés à l'hôpital, avec «un certain nombre de blessés», après une frappe aérienne ayant visé un site de la police dans le secteur d'al-Tuam.

L'hôpital al-Chifa de Gaza-Ville a confirmé avoir reçu six dépouilles, dont l'une d'un adolescent né en 2011. Un correspondant de l'AFP y a vu au moins trois corps enveloppés dans des linceuls blancs.

Selon la police, qui a confirmé la perte de cinq hommes, deux missiles ont été tirés sur le poste de police d'al-Tuam. Un témoin a indiqué que la frappe avait visé une tente d'agents de la police, située à côté d'un point de contrôle.
15:57
L'Iran «n'abandonnera pas le Hezbollah», assure le groupe libanais
Le Hezbollah a affirmé samedi qu'un message en provenance de l'Iran montrait qu'il n'abandonnerait pas le groupe libanais pro-iranien, et que la dernière proposition de Téhéran visant à mettre fin à la guerre avec les Etats-Unis incluait un cessez-le-feu au Liban.

Le Hezbollah a indiqué dans un communiqué que son chef Naïm Qassem avait reçu un message du ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi, assurant que l'Iran «ne renoncera pas à son soutien aux mouvements qui réclament la justice et la liberté, au premier rang desquels le Hezbollah».

Dans la dernière proposition iranienne transmise à Washington par des médiateurs pakistanais visant à obtenir «une fin permanente» de la guerre, la demande d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu a été mise en avant, ajoute le communiqué.
15:44
Rubio estime qu'il y a «une chance» que l'Iran accepte un accord dès samedi
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a estimé qu'il y avait «une chance» que l'Iran accepte un accord visant à mettre fin à la guerre dès samedi.

«Il est possible que plus tard aujourd'hui, demain ou dans quelques jours, nous ayons des informations à communiquer», a déclaré Rubio aux journalistes à New Delhi, ajoutant qu'il espérait avoir de «bonnes nouvelles».
15:09
L'armée libanaise dit qu'une frappe israélienne a visé une caserne, un soldat blessé
L'armée libanaise a déclaré qu'une frappe israélienne avait ciblé samedi une caserne dans le sud du pays, blessant un soldat, malgré un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah.

«Un soldat a été blessé à la suite d'une frappe israélienne hostile visant une caserne militaire dans la ville de Nabatié», a indiqué l'armée dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
14:33
Gaza: cinq policiers palestiniens tués dans une frappe aérienne israélienne
Cinq policiers palestiniens ont été tués samedi dans une frappe aérienne israélienne sur le nord de la bande de Gaza, ont indiqué un hôpital et la police du territoire, opérant sous l'autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas.

«Cinq martyrs, tous des policiers, et un certain nombre de blessés - dont un est dans un état critique - sont arrivés à la suite d'un raid aérien israélien ayant visé un site de la police dans le secteur d'al-Tuam», a indiqué l'hôpital al-Chifa de Gaza-ville, la police faisant état de deux missiles tirés sur le poste de police de cette localité.

Une source militaire israélienne a confirmé à l'AFP que l'armée avait visé dans cette zone «des terroristes du Hamas».
14:04
L'Iran promet une réponse «écrasante» si Trump reprend la guerre
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a promis samedi une réponse «écrasante» si les Etats-Unis reprenaient leur guerre contre l'Iran. Il a affirmé que son pays a «reconstruit» ses forces armées lors de la trêve avec les Etats-Unis, en vigueur depuis le 8 avril.

«Nos forces armées se sont reconstruites pendant la période de cessez-le-feu de telle manière que si Trump commet un autre acte insensé et relance la guerre, (les conséquences) seront certainement beaucoup plus écrasantes et amères pour les Etats-Unis que le premier jour de la guerre», a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
10:04
L'Iran accuse les Etats-Unis de saboter les négociations de paix
L'Iran a accusé samedi les Etats-Unis de saboter avec des «exigences excessives» les négociations pour mettre fin à la guerre, un changement d'agenda de Donald Trump alimentant dans le même temps les spéculations sur une reprise des hostilités.

Dans une conversation avec le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi s'est plaint des «positions contradictoires et demandes excessives répétées» des Etats-Unis, ont rapporté les agences Tasnim et Fars.

Ces facteurs «perturbent le processus de négociations menées sous l'égide du Pakistan», a estimé Araghchi.

«Malgré sa profonde méfiance envers les Etats-Unis, la République islamique d'Iran s'est engagée dans ce processus diplomatique avec un esprit de responsabilité et le plus grand sérieux, et s'efforce de parvenir à un résultat raisonnable et équitable», a-t-il toutefois ajouté.
7:22
Iran: Washington se prépare à de possibles frappes selon la presse
Le gouvernement américain envisage de nouvelles frappes contre l'Iran, rapportent vendredi les médias Axios et CBS, alors que Donald Trump a modifié son agenda pour rester à Washington ce week-end, dopant les spéculations sur une possible reprise des hostilités contre Téhéran.

Selon CBS News, des militaires américains se préparent à d'éventuelles nouvelles frappes au cours du week-end. Vendredi matin, le président américain a rassemblé ses plus proches conseillers pour discuter de la guerre en Iran, affirme de son côté le média Axios. Aucune décision n'a encore été prise, selon CBS.

A la mi-journée, Donald Trump a annoncé qu'il ne pourrait pas assister au mariage de son fils Don Jr. et qu'il devait rester à Washington plutôt que de se rendre dans un de ses golfs, en raison de «raisons ayant trait aux affaires de l'Etat.» La Maison Blanche n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

01:45
Liban: frappes israéliennes en périphérie de Tyr
Liban: frappes israéliennes en périphérie de Tyr
Des frappes ont touché dans la nuit de vendredi à samedi deux bâtiments dans la ville libanaise de Tyr et dans sa périphérie, peu après un appel à évacuer ces secteurs émis par l'armée israélienne.

Un correspondant de l'AFP a entendu deux explosions au moment où un immeuble situé aux abords de cette ville du sud du Liban a été touché puis a vu des flammes et de la fumée s'élever du site. Peu après, une seconde explosion a été entendue dans la ville, alors qu'une colonne de fumée s'élevait depuis le lieu de la frappe.
01:34
Israël a mené cinq frappes aériennes dans l'est du Liban
Israël a mené cinq attaques aériennes vendredi soir dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, a annoncé l'agence de presse officielle libanaise NNA.

Elles ont eu lieu peu avant minuit (heure locale) dans la zone de Nabi Sreij, près du village de Brital, selon un correspondant de l'agence NNA à Baalbek.

Cette région était épargnée par les frappes israéliennes - qui se poursuivent dans différentes régions du Liban - depuis l'entrée en vigueur, le 17 avril, de la trêve entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.
22:44
Le chef de l'armée pakistanaise est à Téhéran comme médiateur
Après le ministre de l'Intérieur pakistanais en début de semaine, c'est le chef de l'armée de ce pays médiateur des discussions qui s'est rendu vendredi à Téhéran pour tenter de mettre fin à la guerre entre l'Iran et les Etats-Unis. «Le maréchal Asim Munir est arrivé à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation en cours», a annoncé l'armée pakistanaise dans un communiqué en fin de journée.


Asim Munir.

L'Iran a toutefois tempéré les espoirs d'un accord imminent. «C'est la poursuite du processus diplomatique. On ne peut pas nécessairement dire que cela signifie que nous avons atteint un tournant ou une situation décisive», a mis en garde le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï. Selon lui, les divergences restent «profondes» et des «questions importantes» en suspens: la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, la situation dans le détroit d'Ormuz et le blocus américain des ports iraniens, a-t-il énuméré. A ce stade, le volet nucléaire, où là aussi l'écart entre les deux parties est grand, n'est pas abordé, a-t-il insisté.

Depuis l'entrée en vigueur d'une fragile trêve le 8 avril après plus d'un mois de conflit, une seule séance de négociations, infructueuse, s'est tenue le 11 avril à Islamabad. Depuis, les discussions se poursuivent en coulisses. Jeudi le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio avait dit espérer que cette visite d'Asim Munir ferait «avancer les choses», après celle en début de semaine du ministre de l'Intérieur pakistanais, Mohsin Naqvi.
16:37
Vers des sanctions de l'UE contre ceux qui bloquent Ormuz
L'Union européenne a ouvert la voie vendredi à des sanctions contre des «personnes» ou «entités» en Iran qui bloquent le détroit d'Ormuz. «Les actions de l'Iran à l'encontre des navires transitant» par ce détroit «sont contraires au droit international», a souligné Bruxelles dans un communiqué. Cette voie de passage stratégique, par laquelle transite habituellement environ 20% des hydrocarbures mondiaux, est bloquée depuis fin février par l'Iran, en riposte à la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis.

L'UE a déjà plusieurs régimes de sanctions en place contre l'Iran. Elle a décidé vendredi d'élargir leur champ, afin de pouvoir y inclure «les personnes et entités impliquées dans les actions de l'Iran qui menacent la liberté de navigation au Moyen-Orient». Parmi les sanctions possibles: des interdictions de voyager dans l'UE, ou d'y transiter, un gel des avoirs etc. Les entreprises ou citoyens européens auraient également pour interdiction de faire affaire avec quiconque figurant sur cette liste.
11:42
Rubio dit à l'Otan qu'il faudra «répondre aux inquiétudes» de Trump sur le Moyen-Orient
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit vendredi à ses alliés de l'Otan qu'il faudra «répondre aux inquiétudes» de Donald Trump sur le Moyen-Orient. «Les sentiments du président – pour parler franchement, son inquiétude vis-à-vis de certains de nos alliés de l'OTAN et de leur réaction à nos opérations au Moyen-Orient – sont bien connus; il faudra y répondre, mais cela ne sera ni résolu ni abordé aujourd'hui», a dit le secrétaire d'Etat.



Le président américain ne décolère pas depuis que les Européens ont refusé de s'engager à ses côtés dans la guerre qu'il a lancée avec Israël contre l'Iran.
11:40
Six morts, dont deux secouristes et un enfant au Liban
Six personnes, dont deux secouristes et une fillette, ont été tuées vendredi dans une frappe israélienne dans le sud du Liban. Selon le ministère libanais de la Santé, cette attaque est survenue malgré le cessez-le-feu en vigueur entre Israël et le Hezbollah pro-iranien.

«Une frappe sur le village de Deir Qanoune al-Nahr, dans la région de Tyr», a tué six personnes, dont deux secouristes affiliés au mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah, ainsi qu'une fillette syrienne, a indiqué le ministère dans un communiqué. L'un des secouristes tués travaillait également comme photographe indépendant.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une frappe israélienne a également visé la localité de Hanaouay, près de Tyr, tuant quatre secouristes affiliés au Hezbollah, selon le ministère.
6:12
Liban: Israël dit avoir tué 2 hommes près de sa frontière
L'armée israélienne a annoncé tôt vendredi avoir tué deux hommes dans le sud du Liban, près de sa frontière.

Ces «individus armés qui se déplaçaient de façon suspecte à quelques centaines de mètres du territoire israélien» ont été tués lors d'une frappe aérienne, a précisé cette source sur Telegram.

En dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, Israël poursuit ses opérations au Liban où il dit combattre le Hezbollah pro-iranien.
6:11
USA: les ventes d'armes à Taïwan suspendues à cause de l'Iran
Un responsable du Pentagone a indiqué jeudi que les ventes d'armes américaines à Taïwan, sujet de contentieux entre Washington et Pékin, étaient suspendues en raison des besoins en munitions liées à la guerre au Moyen-Orient.

Hung Cao, ministre délégué par intérim à la Marine, a été interrogé lors d'une audition parlementaire sur une acquisition, actuellement bloquée, de 14 milliards de dollars à destination de l'île que la Chine considère comme son territoire.

«Pour l'instant, nous faisons une pause afin de nous assurer que nous avons les munitions dont nous avons besoin pour l'opération Epic Fury» lancée le 28 février contre l'Iran, a-t-il répondu.

Il a assuré que ces dernières étaient «suffisantes», ajoutant: «Nous voulons simplement nous assurer que nous avons tout ce qu'il nous faut, puis les ventes militaires à l'étranger reprendront lorsque l'administration le jugera nécessaire».
21:57
Sept suisses de la flotille pour Gaza ont été expulsés d'Israël
Le Département des affaires étrangères (DFAE) confirme jeudi qu'Israël a rapatrié tous les participants de la flottille pour Gaza vers la Turquie. Selon lui, huit ressortissants suisses ont participé à l'expédition. Le DFAE indique être en contact avec les autorités israéliennes et turques à ce sujet. L'office dit avoir connaissance de la présence de huit ressortissants suisses ayant participé à la flottille. «Ces derniers, ainsi que tous les autres participants, ont été rapatriés en Turquie».

Mardi soir, un message posté sur Instagram par cette même délégation montrait au total sept Suisses qui auraient tous été arrêtés. «Les sept Suisses et Suissesses ont été enlevés par Israël en eaux internationales», indique le texte. Au départ, neuf Suisses faisaient partie de l'expédition, mais deux ont préféré ne pas continuer «après les attaques au large de la Grèce», a indiqué mardi soir un membre de Global Sumud Switzerland. Israël avait intercepté en début de semaine, dans les eaux internationales au large de Chypre, la flottille d'aide à Gaza composée de plus de 50 bateaux. Environ 430 militants voulaient briser le blocus maritime de la bande de Gaza.

Le DFAE souligne que Monika Schmutz Kirgöz, cheffe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord, a rencontré l'ambassadeur d'Israël jeudi. Elle a critiqué le comportement d'Itamar Ben Gvir ainsi que le traitement «inacceptable réservé aux participants à la flottille». De plus, elle a exhorté l'ambassadeur d'Israël à faire respecter le droit international et les droits fondamentaux des participants, comme le DFAE l'a déjà fait à plusieurs reprises auprès des autorités israéliennes, écrit-t-il encore.
22:06
Une Suissesse de la flotille pour Gaza raconte son expérience
Coupée du monde depuis quatre jours suite à l'interception de la flottille pour Gaza, la Suissesse Anne Rochat témoignait dans l'émission Forum de la RTS. Elle raconte ce qu'elle nomme l'«enfer» et la «violence» vécus en Israël par les manifestants. Elle explique avoir passé deux jours et trois nuits sur le bateau intercepté, où des personnes ont été «mises à terre, violentées». «On leur a craché au visage», dit-elle.

Après un contrôle de passeport, les militants se sont retrouvés dans un hall, avec une seule toilette pour deux cents personnes, selon la représentante de la délégation suisse de la flottille. «Dans ces containers, on vous envoie des balles en caoutchouc, chaque heure il y a un nouvel évènement qui se passe». Durant ces trois jours, une quarantaine de suspicions de fractures de bras ou de côtes, une douzaine d'abus sexuels et une dizaine de personnes victimes de coups de taser et de balles en caoutchouc ont été rapportés par Anne Rochat.

«Quand nous sommes arrivés sur terre, les violences et intimidations ont continué», a ajouté la Suissesse sur la RTS: les militants passent la journée à genoux. «On essaye de se rassurer, mais dès que l'on bouge, on peut recevoir un coup ou être traîné par terre, ou encore on vous tire par les cheveux d'un endroit à l'autre. Vous ne savez jamais où vous êtes». «C'est vraiment une image de l'enfer», témoigne-t-elle. Ensuite, certains militants ont pu voir des avocats, puis un bus a transporté les militants dans le noir, à la prison de Ktziot. Là, Anne Rochat raconte les intimidations des soldats israéliens, elle parle de menace de mort et de viol, durant ces vingt-quatre dernières heures.
6:25
Vidéo sur la flottille pour Gaza: indignation de pays européens
Le ministre d'extrême droite israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a provoqué un tollé au sein même de son gouvernement et à l'étranger en publiant une vidéo de militants d'une nouvelle «flottille pour Gaza» agenouillés et les mains liées, après leur arrestation en mer. Les réactions étrangères, tout particulièrement de pays comptant des ressortissants arrêtés, n'ont pas tardé. Le traitement réservé aux détenus a été jugé «inadmissible» par Rome qui a exigé «des excuses», «monstrueux, indigne et inhumain» par Madrid, «odieux» par Ottawa.

Dublin s'est dit «consterné et choqué», alors que la soeur de la présidente irlandaise Catherine Connolly figure parmi les participants à la flottille. La France a convoqué l'ambassadeur israélien pour les «agissements inadmissibles» du ministre Ben Gvir, coutumier des outrances, tout comme la Belgique qui a jugé les images «profondément troublantes», l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande.
L'Allemagne, qualifiant l'épisode de «totalement inacceptable», s'est réjouie d'entendre des voix israéliennes critiques du ministre, dont l'ambassadeur américain en Israël Mike Huckabee a critiqué les «actes méprisables». La Turquie, d'où était précisément partie la flottille, s'est montrée la plus virulente en dénonçant la «mentalité barbare» du gouvernement israélien.

«Vous n'avez pas le droit de traiter ainsi des citoyens polonais qui n'ont commis aucun crime. Dans le monde démocratique, nous n'abusons pas des personnes détenues et nous ne réjouissons pas à leurs dépens», s'est indigné le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski en exigeant des «conséquences» pour M. Ben Gvir. La ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong a qualifié d'«humiliant» le traitement infligé par Israël aux militants et dénoncé des images «choquantes et inacceptables».
6:22
Trump affirme que les pourparlers avec l'Iran sont «sur le fil»
Donald Trump a déclaré mercredi que les pourparlers avec Téhéran étaient «sur le fil», entre un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et une reprise des frappes contre l'Iran. Il a envoyé des signaux contradictoires depuis l'annonce, lundi, qu'il renonçait à de nouvelles frappes afin de laisser du temps aux négociations, oscillant entre optimisme et menaces de reprise des hostilités.

«Nous verrons bien ce qui va se passer. Soit nous parviendrons à un accord, soit nous prendrons des mesures un peu plus sévères. Mais j'espère que cela n'arrivera pas», a déclaré le président américain aux journalistes, depuis la base militaire d'Andrews (Maryland). «C'est sur le fil, croyez-moi. Si nous n'obtenons pas les bonnes réponses, cela peut aller très vite. Nous sommes tous prêts à agir. Il faut obtenir les bonnes réponses. Elles devront être entièrement, à 100 %, satisfaisantes.»



Trump a ajouté qu'un accord avec l'Iran permettrait d'économiser « beaucoup de temps, d'énergie et de vies», estimant qu'il pourrait être conclu «très rapidement, ou d'ici quelques jours».
6:27
Les membres de la nouvelle flottille pour Gaza transférés en Israël
Les 430 membres de la «flottille pour Gaza» interceptée lundi au large de Chypre par la marine israélienne sont en route vers Israël, a annoncé le ministère israélien des Affaires étrangères. «Les 430 militants ont tous été transférés à bord de navires israéliens et font route vers Israël, où ils pourront rencontrer leurs représentants consulaires», a déclaré un porte-parole du ministère. Parmi eux figurent quatre citoyens suisses.

Lundi matin, la flottille Global Sumud, composée d'une cinquantaine de bateaux, avait annoncé que les forces israéliennes étaient en train de monter à bord des navires. «L'occupation israélienne a une nouvelle fois intercepté illégalement et violemment notre flottille internationale de navires humanitaires et enlevé nos volontaires», avait-elle plus tard dénoncé sur X, exigeant «la libération rapide des militants et la fin du blocus de Gaza».

6:26
L'Iran met en garde contre toute nouvelle attaque américaine
Donald Trump a de nouveau menacé mardi de frapper l'Iran si un accord n'était pas trouvé avec ce pays, l'armée iranienne promettant d'ouvrir «de nouveaux fronts» si les Etats-Unis reprenaient leurs attaques.

Le président américain a répété qu'il espérait ne pas devoir faire la guerre. «Mais nous pourrions devoir leur donner encore un gros coup. Je ne suis pas sûr pour l'instant», a-t-il dit à des journalistes à la Maison Blanche. A l'un d'eux qui lui demandait combien de temps il était prêt à attendre pour que l'Iran vienne à la table des négociations, il est resté évasif: «Deux ou trois jours, peut-être vendredi, samedi, dimanche, quelque chose comme ça, peut-être au début de la semaine prochaine.»



Trump avait affirmé lundi avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran prévue pour le lendemain, ce mardi, d'après ses dires. Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant de publier un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une reprise des hostilités à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord. «Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui», a prévenu mardi le porte-parole de l'armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.
6:24
Un texte pour ordonner la fin de la guerre en Iran progresse aux Etats-Unis
Le Sénat américain a fait progresser mardi une résolution pour exiger du gouvernement un retrait des forces américaines engagées dans le conflit face à l'Iran, augurant d'un possible camouflet pour Donald Trump. Quatre sénateurs républicains ont rejoint les démocrates lors de ce vote de procédure qui doit donner lieu à un vote final à une date encore indéterminée.

Le texte possède toutefois une portée largement symbolique en raison du droit de veto présidentiel de Donald Trump. D'après la Constitution américaine, seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre et les démocrates souhaitent ainsi réaffirmer l'autorité du pouvoir législatif sur cette question face au pouvoir exécutif représenté par Donald Trump. Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige cependant qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours. Or, début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en arguant que le conflit, débuté le 28 février par des frappes américaines et israéliennes, était terminé en raison du cessez-le-feu en cours.

Les démocrates contestent cet argument et rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place pour faire respecter un blocus des ports iraniens. «Ce président est comme un bébé qui joue avec un pistolet chargé», a lancé mardi avant le vote le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. «Chaque seconde que nous attendons pour mettre fin à cette guerre est une nouvelle seconde lors de laquelle Donald Trump met nos soldats en danger», a-t-il ajouté dans l'hémicycle.

6:22
Liban: des frappes israéliennes font 19 morts
Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait 19 morts mardi, a annoncé le ministère de la Santé, tandis que le Hezbollah fait état d'affrontements avec des soldats israéliens malgré une trêve en vigueur. «Une frappe aérienne israélienne sur la ville de Deir Qanoune al-Nahr, dans le district de Tyr, s'est soldée par un bilan initial de 10 martyrs parmi lesquels trois enfants et trois femmes, ainsi que trois blessés incluant un enfant», a indiqué le ministère dans un communiqué, qualifiant cette attaque de «massacre». Une femme figure parmi les neuf personnes tuées dans d'autres frappes à travers le sud, qui ont fait 29 blessés parmi lesquels six femmes et un enfant.

Selon des images de l'AFP, une frappe sur Maachouq, au nord de Tyr, a provoqué l'effondrement des deux derniers étages d'un immeuble et endommagé des bâtiments voisins ainsi que plusieurs voitures stationnées à proximité. Une frappe ayant visé la même localité lundi avait détruit un centre de soins de santé géré par des secouristes affiliés au Hezbollah, a indiqué mardi le ministère de la Santé.

Selon l'Agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle), une frappe a largement détruit un quartier de Nabatiyé abritant des commerces, une ancienne mosquée et des habitations traditionnelles. Des images de l'AFP montrent un épais panache de fumée s'élevant de la zone visée.
6:21
La Russie condamne la frappe contre la centrale nucléaire aux Emirats
La Russie, comme les autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU, a condamné mardi la frappe de drones contre la centrale nucléaire de Barakah aux Emirats arabes unis lors d'une réunion d'urgence réclamée par le Bahreïn.

«Les attaques visant des sites nucléaires civils dans n'importe quel pays du monde (...) sont catégoriquement inacceptables», a déclaré l'ambassadeur russe à l'ONU Vassili Nebenzia. «Dans ce contexte, notre pays condamne catégoriquement les actions de ceux qui ont frappé la centrale aux Emirats arabes unis, entraînant des risques d'escalade», a-t-il ajouté, sans citer personne.

«Nous espérons que toutes les parties feront tout ce qui est nécessaire pour empêcher qu'un tel incident dangereux ne se reproduise», a-t-il ajouté, notant toutefois que cela ne se serait pas produit sans l'opération américano-israélienne contre l'Iran, allié de longue date de Moscou.
13:31
Les efforts diplomatiques demandent plus de temps, selon le Qatar
Le Qatar a affirmé mardi que les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran avaient besoin de «plus de temps» pour aboutir, après que le président américain Donald Trump a dit avoir annulé une nouvelle attaque contre la République islamique.

«Nous soutenons les efforts diplomatiques menés par le Pakistan (...) pour rapprocher les parties et trouver une solution, et nous pensons qu'ils nécessitent plus de temps», a affirmé le porte-parole du ministère qatari des affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.
13:14
L'armée israélienne appelle à évacuer 12 villages du sud du Liban
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

«Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer», écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays, vendredi dernier, pour une durée de 45 jours.

Le Liban a été plongé dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei.

Au moins 3020 personnes ont été tuées et plus d'un million déplacées depuis, selon les chiffres officiels. Le bilan des frappes israéliennes au Liban dépasse les 400 morts depuis le début de la trêve entamée le 17 avril.
13:13
L'armée iranienne «ouvrira de nouveaux fronts» en cas d'attaque américaine
L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle ouvrira «de nouveaux fronts» si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

«Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui», a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.
8:00
Le pétrole en légère baisse après des propos optimistes de Trump
Les cours du pétrole ont légèrement reculé mardi dans l'espoir d'un accord entre les États-Unis et l'Iran.

Le prix du pétrole a légèrement baissé dans l'attente d'une solution diplomatique à la guerre au Moyen-Orient.

Vers 08h00, le cours du baril de WTI nord-américain reculait de 1,18%, à 103,14 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, perdait 1,69% à 110,19 dollars.

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi et a affirmé que des «négociations sérieuses» avaient lieu.

Devant la presse, il a ensuite estimé qu'il avait «de très bonnes chances» de s'entendre avec la République islamique.

Mais il a aussi assuré que Washington était prêt à lancer «une attaque totale et à grande échelle» sur l'Iran «si un accord acceptable n'était pas trouvé» avec Téhéran.
6:18
Trump évoque une évolution «très positive» des discussions
Donald Trump a évoqué lundi une évolution «très positive» des discussions avec l'Iran, après avoir dit renoncer à une attaque contre Téhéran qui aurait été prévue mardi.

Le président américain a affirmé que des alliés au Moyen-Orient lui ont dit «se rapprocher grandement de trouver un accord» qui empêcherait l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire.

«C'est une évolution très positive des discussions, mais on va voir si ça tient la route ou pas», a déclaré Donald Trump devant la presse à la Maison Blanche.
21:36
Proche-Orient: mort d'Ofer Bronchtein, militant pour la paix
Le Franco-israélien Ofer Bronchtein, infatigable militant pour la paix entre Israéliens et Palestiniens, est mort lundi à Paris, a annoncé le Forum international pour la paix.

«Avec lui s'éteint une voix humaniste qui portait l'espérance de la paix et donnait toutes ses forces pour la faire advenir», a réagi l'Elysée dans un communiqué.

Cofondateur avec son ami palestinien Anis al Qaq et président du Forum International pour la Paix, installé à Paris, Ofer Bronchtein «fut pendant des décennies ce passeur déterminé entre deux peuples».

En 2011, le président palestinien Mahmoud Abbas lui avait remis un passeport palestinien, «honorant ainsi une promesse de (son prédécesseur) Yasser Arafat», rappelle l'Elysée. Né le 27 mars 1957 à Beer-Sheva, dans le sud d'Israël, il a vécu entre Israël et la France.
21:18
Trump dit avoir renoncé à une attaque prévue mardi contre l'Iran
Donald Trump a annoncé lundi qu'il avait renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des «négociations sérieuses» avaient lieu.

Le président américain ajoute toutefois que les Etats-Unis se tiennent prêts à lancer une «attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé» avec Téhéran, dans un message sur son réseau Truth Social.

18:20
L'Iran dit avoir répondu à la dernière proposition américaine
L'Iran a répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, a indiqué lundi son ministère des affaires étrangères.

«Nos préoccupations ont été transmises à la partie américaine», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse, ajoutant que les échanges se poursuivaient avec Washington «via le médiateur pakistanais». L'Iran est cependant «pleinement prêt à toute éventualité», a-t-il ajouté, au lendemain de nouvelles menaces de Donald Trump.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec. L'Iran a réitéré lundi ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie. Le porte-parole a également insisté sur le versement de réparations pour la guerre, jugée «illégale et sans fondement».
18:19
Liban: les frappes israéliennes ont fait plus de 3000 morts
Les frappes israéliennes ont fait 3020 morts au Liban depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien le 2 mars, selon un nouveau bilan officiel lundi, alors que les violences se poursuivent malgré la trêve.

Dans un communiqué, le ministère libanais de la santé a recensé 3020 morts, dont 116 membres du personnel médical et 211 enfants ou mineurs, ainsi que 9273 blessés. (ats/afp)
18:18
Iran: audience judiciaire mercredi pour Jafar Panahi
Un tribunal iranien va tenir une audience mercredi dans une affaire concernant le cinéaste dissident Jafar Panahi, revenu dans son pays fin mars, ont rapporté lundi plusieurs médias en Iran.

Le réalisateur avait été condamné par contumace en décembre à un an de prison pour «activités de propagande» contre l'Etat, quelques mois après avoir remporté la Palme d'or au festival de Cannes pour «Un simple accident».

Selon l'agence Isna, l'audience de mercredi a été programmée après que les avocats de M. Panahi ont fait appel de cette condamnation. Outre la prison, il s'était vu imposer en décembre une interdiction de quitter le territoire pendant deux ans.

Selon Isna, le cinéaste de 65 ans est revenu dans le pays le 30 mars, en pleine guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique.
6:05
Liban: un chef du Djihad islamique tué dans une frappe israélienne
Un tir de missile israélien visant un appartement dans l'est du Liban a coûté la vie à un chef du Djihad islamique ainsi qu'à fille de 17 ans, a annoncé dimanche soir l'agence de presse libanaise. Six autres personnes ont été tuées dans le reste du pays le même jour. Les secouristes fouillaient les décombres à la recherche de survivants de l'explosion survenue dans la nuit à la périphérie de la ville de Baalbek, a précisé l'agence de presse libanaise ANI.

L'armée israélienne avait appelé à l'évacuation de plusieurs villages, parfois situés à des dizaines de kilomètres de la frontière israélo-libanaise et qui avaient déjà fait l'objet d'avertissements la veille.

D'après un bilan préliminaire du ministère libanais de la santé, trois personnes sont mortes à Tayr Felsay et deux à Tayr Debba, dont un enfant dans chaque localité. Une quinzaine de personnes ont été blessées dans la série de frappes visant le sud du pays, a précisé cette source.
6:05
L'Arabie saoudite dit avoir intercepté trois drones venant d'Irak
L'Arabie saoudite a intercepté trois drones entrés dimanche dans son espace aérien en provenance d'Irak, a annoncé le porte-parole du ministère de la défense, le général de division Turki al-Maliki.

«Dans la matinée de dimanche, trois drones ont été interceptés et détruits après leur entrée dans l'espace aérien du royaume en provenance de l'espace aérien irakien», a précisé le porte-parole dans un communiqué

L'Arabie saoudite mettra en oeuvre «toutes les mesures nécessaires» pour répondre aux tentatives d'atteinte à sa souveraineté et sa sécurité, a-t-il ajouté.
20:53
Nouvelles menaces de Donald Trump envers l'Iran
Donald Trump a menacé dimanche sur sa plateforme Truth Social qu'il «ne restera plus rien de l'Iran» si Téhéran ne signe pas un accord avec les Etats-Unis. Les négociations entre les deux pays continuent de patiner.

«Pour l'Iran, le temps presse, et ils feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux»

Les médias iraniens ont fait savoir dimanche que les Etats-Unis n'avaient accordé «aucune concession concrète» dans leur réponse à des propositions iraniennes. Le dossier nucléaire reste le principal sujet de divergence entre les deux pays. Selon l'agence iranienne Mehr:

«Washington a également exigé des restrictions très strictes et de longue durée sur le secteur nucléaire iranien et a conditionné la cessation des hostilités sur tous les fronts à l'ouverture de négociations»
15:28
Un incendie éclate après une frappe près d’une centrale nucléaire aux Emirats
Un incendie s'est déclaré après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, sans faire de blessés ni provoquer de hausse de la radioactivité, ont annoncé dimanche les autorités locales.

L'incident survient alors que des monarchies du Golfe accusent l'Iran d'avoir mené des frappes de drones sur leur territoire malgré le cessez-le-feu annoncé le 8 avril, qui a mis fin aux hostilités déclenchées fin février entre la République islamique, Israël et les Etats-Unis.

«Aucun blessé n'a été signalé et aucun impact sur les niveaux de sûreté radiologique n'a été constaté», a ajouté cette source, sans préciser l'origine de l'attaque. «L'Autorité fédérale de régulation nucléaire (FANR) a confirmé que l'incendie n'avait pas affecté la sûreté de la centrale ni la disponibilité de ses systèmes essentiels, et que toutes les unités fonctionnent normalement», a-t-elle poursuivi.

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a exprimé «sa profonde préoccupation» dans un message publié sur X.
15:00
Washington: aucune concession concrète à l'offre de Téhéran
Les Etats-Unis n'ont accordé «aucune concession concrète» dans leur réponse aux propositions iraniennes, notamment sur le dossier nucléaire, principal sujet de divergence entre les deux pays, ont affirmé dimanche les médias iraniens.

Washington a présenté une liste de cinq points exigeant notamment que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis, a rapporté l'agence Fars. Selon cette même source, les Etats-Unis ont également refusé de débloquer «ne serait-ce que 25%» des avoirs iraniens gelés à l'étranger ou de verser des réparations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre.

De son côté, l'agence Mehr a affirmé que les Etats-Unis n'avaient accordé à l'Iran «aucune concession tangible», dénonçant «des conditions excessives» imposées par Washington.
14:09
Frappe près d'une centrale nucléaire aux Emirats: l'AIEA préoccupée
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique Rafael Grossi a exprimé dimanche «sa profonde préoccupation» après la frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, dans un message posté sur X.

«Toute activité militaire menaçant la sûreté nucléaire est inacceptable», a ajouté le patron de l'agence de l'ONU pour la sécurité nucléaire, qui a dit avoir informée par les Emirats «que les niveaux de radiation à la centrale nucléaire de Barakah restent normaux et qu'aucun blessé n'a été signalé».
7:33
Liban: le Hezbollah dit avoir frappé le nord d'Israël
Le mouvement libanais Hezbollah a affirmé samedi avoir frappé une cible militaire dans le nord d'Israël. Le fragile cessez-le-feu entre le Liban et Israël n'a pas mis fin aux combats qui ont débuté le 2 mars.

Le mouvement armé soutenu par l'Iran a indiqué dans un communiqué que ses combattants avaient visé «la caserne de Ya'ara [...] avec un essaim de drones d'attaque», après avoir annoncé plusieurs opérations contre les forces israéliennes déployées dans le sud du Liban où elles occupent un territoire proche de la frontière entre les deux pays.
19:41
Israël peut-il se passer de l'aide militaire américaine?
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a marqué les esprits en annonçant vouloir se passer de l’aide militaire américaine, mais des analystes jugent peu probable à court terme un tel scénario pour les deux alliés. Israël reçoit 3,8 milliards de dollars (2,3 milliards de francs suisses) d’aide de Washington, aux termes d’un protocole d’accord de dix ans signé en 2016.

Un montant que Netanyahou a dit vouloir réduire graduellement «à zéro», dans un entretien lundi sur la chaîne américaine CBS:
«Je crois qu’il est temps que nous apprenions à nous passer de ce soutien militaire. Commençons dès maintenant et avançons sur 10 ans»

Depuis sa création en 1948, l'Etat d’Israël a reçu plus de 300 milliards de dollars d’aide économique et militaire des États-Unis, selon les calculs du Council on Foreign Relations (CFR). Loin devant tout autre pays sur la période d’après-guerre.

Et à la suite de l’attaque du 7 octobre 2023, Israël a obtenu de Washington une rallonge ponctuelle, précise le groupe de réflexion américain. Les négociations pour un nouvel accord devraient commencer dans les prochains mois.
14:01
Détroit d'Ormuz: L'Iran parle de discussions avec des pays d'Europe
L'Iran a affirmé samedi que des pays européens étaient en discussion avec Téhéran afin d'obtenir des autorisations pour franchir le détroit d'Ormuz, voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

«Après le passage de navires en provenance de pays d'Asie de l'Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd'hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la Révolution» pour traverser le passage, a annoncé la télévision d'Etat sans préciser les noms de ces pays.
13:07
Le chef de la branche armée du Hamas tué dans une frappe à Gaza
L'armée israélienne et des responsables du Hamas ont confirmé samedi la mort du chef de la branche armée du mouvement palestinien lors d'une frappe israélienne la veille. L'homme est présenté comme l'un des principaux architectes de l'attaque du 7 octobre 2023.

L'armée israélienne et le renseignement intérieur (Shin Bet) «annoncent (...) que le terroriste Ezzedine al-Haddad a été éliminé», selon un communiqué, une information également confirmée à l'AFP par des responsables du Hamas.

Le ministère israélien de la Défense avait indiqué vendredi avoir ciblé ce responsable du Hamas dans la ville de Gaza, sans confirmer sa mort.
13:06
Exportations de pétrole irakien via Ormuz divisées par dix en avril
Les exportations de pétrole de l'Irak par le détroit d'Ormuz, enjeu majeur du conflit au Moyen-Orient, ont quasiment été divisées par dix en avril par rapport aux mois d'avant-guerre, a annoncé samedi le nouveau ministre du Pétrole du pays.

«L'Irak exportait auparavant 93 millions de barils par mois via le détroit d'Ormuz, mais en avril nous n'en avons exporté que 10 millions, à cause de la guerre», a déclaré Bassem Mohammed Khudair lors de sa prise de fonctions, à la suite de la formation d'un nouveau gouvernement jeudi.

Membre fondateur de l'alliance des pays exportateurs de pétrole Opep, l'Irak exporte normalement la majorité de son pétrole brut à travers cette voie de passage, quasi totalement bloquée par l'Iran depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, le 28 février. Bagdad a néanmoins annoncé le mois dernier être parvenu à un accord avec les Etats-Unis et l'Iran afin de réduire l'impact du blocus du détroit sur ses exportations pétrolières. Et deux pétroliers ont accosté aux terminaux de la province de Bassora (sud) en avril.
11:15
Liban: nouvelles frappes israéliennes malgré la trêve prolongée
Israël mène de nouvelles frappes sur le sud du Liban samedi après avoir ordonné aux habitants de neuf villages d'évacuer, malgré la prolongation d'un mois et demi de la trêve lors de négociations entre les deux pays la veille à Washington.

«Les forces de défense israéliennes ont commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah dans plusieurs zones du sud du Liban», a affirmé l'armée israélienne dans un communiqué. L'Agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle) a rapporté des frappes sur au moins cinq villages du sud, précédées d'un mouvement d'exode des habitants vers Saïda, la grande ville du sud, et Beyrouth.

L'armée israélienne avait auparavant ordonné aux habitants de neuf villages des régions de Saïda et Nabatiyé de les évacuer en prévision de frappes. Ces frappes sur le sud dévasté se poursuivent malgré l'annonce vendredi soir de la prolongation d'une trêve entrée en vigueur le 17 avril entre les deux pays, et qui devait expirer dimanche.
22:56
Le porte-avions français Charles-De-Gaulle navigue en direction d'Ormuz
Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte sont arrivés «sur zone» au large de la péninsule arabique où ils sont prépositionnés en cas de déclenchement d'une mission «neutre» pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé vendredi la ministre déléguée aux Armées, Alice Rufo.

«Il a passé le canal de Suez, il s'est avancé vers la mer d'Arabie et il est sur zone, mais il n'est pas dans le détroit d'Ormuz», a déclaré la ministre, interrogée par BFM TV. Dans un message sur la plateforme X, la ministre déléguée a ensuite indiqué que le porte-avions «se trouve sur zone, en Mer rouge, dans le cadre d'une mission défensive en faveur du respect de la liberté maritime et à distance des belligérants». Sa présence dans la région du Golfe «nous donne des moyens d'appréciation de situation et de peser dans l'équation diplomatique régionale et mondiale», a expliqué la ministre déléguée.

La France et le Royaume-Uni, à la tête d'une coalition maritime d'une quarantaine de pays non-belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque l'Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leur blocus respectif, et en concertation avec ces deux pays. Le blocage de ce passage maritime stratégique entrave l'exportation d'hydrocarbures du Golfe et fait monter leur prix, impactant l'économie mondiale.
22:57
Israël a mené une frappe à Gaza contre un chef du Hamas
Le ministère israélien de la Défense a annoncé vendredi avoir ciblé dans la bande de Gaza le chef de la branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas. «Les forces armées ont mené une frappe à Gaza visant le terroriste de premier plan Ezzedine al-Haddad, commandant de la branche militaire du Hamas et l'un des principaux architectes du massacre du 7-Octobre», selon un communiqué.

«Peu de temps après avoir reçu des renseignements concernant la localisation d'Haddad, les avions de l'armée de l'air israélienne ont décollé» pour conduire l'opération, a détaillé un responsable militaire dans un autre communiqué, ajoutant être en attente d'une confirmation de sa mort.

Selon la Défense civile de Gaza, une organisation de secouristes sous contrôle du Hamas, une personne a été tuée et une vingtaine d'autres blessées après que des avions de combat ont «bombardé un immeuble résidentiel» dans le quartier d'Al-Ramal dans la ville de Gaza. Elle n'a toutefois pas donné d'identité. La télévision israélienne a diffusé des images montrant un immeuble en feu à Gaza, affirmant qu'il s'agissait du lieu où Ezzedine al-Haddad avait été pris pour cible.

Le ministère l'accuse d'être «responsable du meurtre, de l'enlèvement et des souffrances infligées à des milliers de civils israéliens et de soldats de l'armée israélienne». «Il a maintenu nos otages dans des conditions de captivité brutales, a orchestré des attentats terroristes contre nos forces et a refusé de mettre en oeuvre l'accord proposé par le président américain Donald Trump visant au désarmement du Hamas et à la démilitarisation de la bande de Gaza», a-t-il ajouté.
22:54
Le Liban et Israël prolongent leur cessez-le-feu de 45 jours
Le Liban et Israël vont prolonger de 45 jours leur cessez-le-feu qui devait arriver à échéance dimanche, a annoncé vendredi le département d'Etat américain, lors d'une deuxième journée de pourparlers entre les deux Etats du Proche-Orient à Washington. Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, l'armée israélienne a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, faisant au moins 400 morts.

«La cessation des hostilités du 16 avril (date à laquelle l'accord avait été conclu) va être prolongée de 45 jours afin de permettre de nouveaux progrès», a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Tommy Pigott. Les discussions engagées dans la capitale des Etats-Unis ont été «productives et positives», avait annoncé jeudi un haut responsable américain.

Depuis le début de la guerre, au moins 2951 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes au Liban, selon les autorités libanaises. Dans ses tractations indirectes avec Washington, l'Iran exige que toute trêve concerne aussi le Liban, à savoir qu'Israël cesse de frapper le Hezbollah.
22:53
Israël contrôle 60% de la bande de Gaza, estime Netanyahou
Les forces israéliennes contrôlent actuellement 60% de la bande de Gaza, selon le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Il s'agit de la première confirmation officielle de l'extension de la zone aux mains d'Israël dans le territoire palestinien ravagé par deux ans de guerre. «Au cours des deux dernières années, nous avons montré au monde entier la puissance qui habite notre peuple, notre Etat, notre armée, notre héritage», a lancé le dirigeant à l'occasion jeudi de la «Journée de Jérusalem», des propos diffusés par son bureau aux médias vendredi.


Benjamin Netanyahou.

«Nous avons ramené chez nous tous nos otages, jusqu'au dernier. Nous n'avons cédé aucun territoire. Certains nous disaient de partir, nous ne sommes pas partis et aujourd'hui, nous contrôlons 60% du territoire. Demain, nous verrons», a-t-il ajouté.
12:16
Tsahal dit mener des frappes contre le Hezbollah près de Tyr
L'armée israélienne a annoncé vendredi être en train de mener des frappes contre le mouvement islamiste libanais Hezbollah dans la région de Tyr, dans le sud du Liban, en dépit du cessez-le-feu censé être en vigueur depuis un peu moins d'un mois. L'armée avait déclaré un peu plus tôt dans un autre communiqué que des «drones explosifs» tirés par le Hezbollah étaient tombés dans le nord d'Israël sans faire de victime et avait dénoncé une «nouvelle violation» des termes du cessez-le-feu.

Ces accrocs supplémentaires à la trêve surviennent au lendemain d'une nouvelle session de discussions entre Israël et le Liban à Washington, qualifiées de «positives» par le département d'Etat américain.
12:14
Un ado palestinien tué par des tirs israéliens en Cisjordanie
Un adolescent palestinien a été tué vendredi par des tirs de soldats israéliens dans un village du nord de la Cisjordanie occupée. L'armée israélienne a indiqué à l'AFP avoir visé un «lanceur de pierres». Fahd Zidan Oweis (15 ans) a été tué «par des balles des forces d'occupation (armée israélienne, NDLR) à l'aube dans la localité de Lubban al-Sharqiya, dans le gouvernorat de Naplouse», indique un bref communiqué du ministère de la Santé palestinien, précisant que la dépouille restait aux mains des forces israéliennes.

Interrogée par l'AFP, l'armée a déclaré qu'«au cours d'une opération antiterroriste ciblée dans la région de Lubban al-Sharqiya, des soldats (avaient) repéré trois terroristes qui lançaient des pierres sur des véhicules israéliens circulant sur une route». «Les soldats ont tiré en direction des terroristes et [en] ont éliminé un», a indiqué un porte-parole militaire.
6:51
Un vingtième mort dans les rangs de l'armée israélienne
Un soldat israélien a été tué dans le sud du Liban, a annoncé vendredi l'armée israélienne. Ce décès porte à 20 le nombre d'Israéliens tués dans les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien depuis le début mars.

Le sergent-chef Negev Dagan, âgé de 20 ans, «est tombé au combat dans le sud du Liban», a écrit l'armée dans un communiqué.

Au total, 20 Israéliens ont été tués au Liban - 19 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée - depuis le début de la guerre, le 2 mars. Sur la même période, les bombardements israéliens ont fait plus de 2800 morts au Liban, dont au moins 200 enfants, selon Beyrouth.
6:16
Négociations à Washington «positive» entre Israël et Liban
Les discussions jeudi entre Israël et le Liban sur un cessez-le-feu arrivant prochainement à expiration ont été «positives», a déclaré un responsable américain. Elles se poursuivront vendredi comme prévu pour une deuxième journée.

«Nous avons eu une journée entière de discussions productives et positives qui ont duré de 09h00 à 17h00. Nous nous réjouissons de poursuivre demain et espérons pouvoir en dire davantage à ce moment-là», a indiqué ce haut responsable du département d'Etat.
6:12
Trump se sentirait mieux s'il récupérait l'uranium enrichi iranien
Le président américain Donald Trump se «sentirait mieux» si les Etats-Unis récupéraient l'uranium enrichi de l'Iran, a-t-il dit jeudi sur la chaîne télévisée Fox News. Cela se justifie «plus pour des raisons de communication qu'autre chose», a-t-il ajouté.

«Je préférerais l'avoir. Je me sentirais mieux si je l'avais [...] mais je pense que c'est plus pour des raisons de communication qu'autre chose», a indiqué le président américain dans un entretien avec Fox News, enregistré à Pékin où il se trouve en déplacement officiel.

«Ce que nous pourrions faire, c'est bombarder de nouveau», a-t-il ajouté, faisant référence aux frappes lancées en 2025 par les Etats-Unis contre des sites nucléaires iraniens.

Donald Trump a fait des déclarations diverses et parfois contradictoires concernant le stock d'uranium enrichi de l'Iran, affirmant tantôt qu'il était inaccessible, car enfoui sous les décombres, et tantôt qu'il suffisait de surveiller les sites à distance.
17:16
«Journée de Jérusalem» et déferlement de haine anti-Palestiniens
Ils ont des airs de pré-adolescents en colonie de vacances, sauf qu'ils chantent «Mort aux Arabes» et «Que votre village brûle». En marge de la «Journée de Jérusalem» jeudi, des jeunes Israéliens déferlent dans les rues de la Vieille ville, où les Palestiniens restent cloîtrés.

La «Journée de Jérusalem» réunit chaque année des dizaines de milliers d'Israéliens, défilant pour célébrer ce que les autorités présentent comme la «réunification» de la ville après la conquête et l'annexion de Jérusalem-Est à l'issue de la guerre israélo-arabe de 1967.

L'ONU ne reconnaît pas l'annexion de Jérusalem-Est, où vit une majorité de Palestiniens, et qu'elle juge «illégale» au regard du droit international.

Tous les ans depuis une dizaine d'années, une petite partie de manifestants ultranationalistes - souvent très jeunes - se défoulent à l'occasion de cette journée dans la Vieille ville, multipliant violences, crachats et attaques haineuses et racistes.

Alors dès la fin de matinée, par précaution, la plupart des petites échoppes de la Vieille ville avaient baissé leurs rideaux de fer, et les habitants palestiniens déserté les ruelles pavées.
17:16
Le président palestinien Abbas promet des élections et des réformes
Le président palestinien Mahmoud Abbas a promis jeudi des réformes et des élections, à l'ouverture du congrès de son parti, le Fatah, qui doit élire pour la première fois en dix ans un nouveau comité central.

«Nous nous préparons à organiser des élections législatives et présidentielle», a assuré sans avancer de dates Mahmoud Abbas, 90 ans et en poste depuis plus de 20 ans.

Il s'est aussi engagé à «continuer à mettre en oeuvre toutes les mesures de réformes promises».

Le parti, dont le congrès général se tient à Ramallah en Cisjordanie occupée, est confronté à d'immenses défis après la guerre dévastatrice dans la bande de Gaza, l'expansion de la colonisation en Cisjordanie et une érosion de sa légitimité, selon des analystes.

«Le fait de tenir notre congrès aujourd'hui sur le sol de notre patrie confirme notre détermination à poursuivre sur la voie de la démocratie et à ouvrir la voie aux jeunes et aux femmes», a encore commenté M. Abbas.
17:15
Liban et Israël renouent avec les discussions à Washington
Des représentants israéliens et libanais ont repris leurs discussions jeudi à Washington, à quelques jours de l'expiration d'un cessez-le-feu qui n'a pas empêché Israël de poursuivre ses frappes, faisant des centaines de morts.

L'armée israélienne a annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages.

L'Agence nationale d'information (officielle) a fait état de bombardements dans le sud, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts, selon Beyrouth.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a par ailleurs blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.
14:58
Détroit Ormuz: Téhéran laisse passer des navires chinois
L'agence de presse iranienne Tasnim a annoncé jeudi que les forces navales de l'Iran avaient autorisé depuis la veille le passage de «plusieurs navires» chinois dans le détroit d'Ormuz verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

«Suite à une décision de la République islamique, plusieurs navires chinois ont été autorisés à traverser le détroit d'Ormuz dans le cadre de protocoles de transit gérés par l'Iran», rapporte l'agence.

L'agence de presse iranienne Fars a également fait état d'informations similaires, tandis que la télévision d'Etat iranienne a annoncé que «plus de 30 navires» avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans préciser s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique. Les Etats-Unis ont eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce des médias iraniens intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping, selon la Maison Blanche. La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.
13:59
Téhéran laisse passer des navires chinois depuis mercredi
L'agence iranienne Tasnim a annoncé jeudi que les forces navales de l'Iran avaient autorisé depuis la veille le passage de «plusieurs navires» chinois dans le détroit d'Ormuz.

«Suite à une décision de la République islamique, plusieurs navires chinois ont été autorisés à traverser le détroit d'Ormuz dans le cadre de protocoles de transit gérés par l'Iran», rapporte l'agence.
13:13
L'Iran accuse les Emirats d'être un «partenaire actif» contre lui
Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé jeudi les Emirats arabes unis de jouer un rôle «actif» aux côtés des Etats-Unis et d'Israël dans la guerre contre l'Iran.

«Les Emirats arabes unis sont un partenaire actif de l'agression (contre l'Iran), cela ne fait aucun doute», a déclaré Abbas Araghchi au sommet des pays Brics en Inde. «Il est désormais évident qu'ils ont participé à ces attaques, peut-être même qu'ils ont agi directement contre nous».

Il a également fait référence à la rencontre, qualifiée de «secrète» par Israël, entre le premier ministre Benjamin Netanyahu et le président des Emirats Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, et dont Abou Dhabi dément la tenue.
11:25
Tsahal annonce plusieurs civils blessés après une attaque de drone
Une attaque de drone du mouvement pro-iranien Hezbollah a blessé plusieurs civils dans le nord d'Israël, a annoncé jeudi l'armée israélienne, quelques heures avant la reprise de pourparlers à Washington entre représentants d'Israël et du Liban.

«Un drone explosif lancé par l'organisation terroriste Hezbollah s'est abattu sur le territoire israélien, près de la frontière israélo-libanaise», a déclaré l'armée. «Plusieurs civils israéliens ont été blessés et évacués vers l'hôpital pour y recevoir des soins».
10:41
Tsahal annonce de nouvelles frappes visant le Hezbollah
L'armée israélienne a annoncé jeudi avoir lancé une nouvelle vague de frappes contre le Hezbollah au Liban, alors que des négociateurs israéliens et libanais doivent se rencontrer à Washington en fin de journée.

Dans ce communiqué, l'armée a appelé les habitants d'une dizaine de villages du sud du Liban à évacuer avant des bombardements. Les affrontements se sont poursuivis quasi quotidiennement entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré le cessez-le-feu entré en vigueur mi-avril, et qui expire dans quelques jours.
9:32
Un navire arraisonné au large des Emirats arabes unis, conduit vers les eaux iraniennes
Un navire a été arraisonné par des individus non-identifiés au large des Emirats arabes unis, près du détroit d'Ormuz, et se dirige actuellement vers les eaux territoriales iraniennes, a annoncé jeudi l'agence de sécurité maritime britannique.

Le navire a été «arraisonné par du personnel non autorisé alors qu'il était au mouillage», à 38 milles nautiques (environ 70 kilomètres) au nord-est de Fujaïrah, et «fait maintenant route vers les eaux territoriales iraniennes», selon un message posté sur le compte X de l'UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations).
7:26
Les Emirats arabes unis démentent une visite de Netanyahou
Les Emirats arabes unis ont démenti mercredi des «informations qui circulent» faisant état d'une visite du premier ministre israélien Netanyahou ou d'une délégation militaire dans le pays. C'est l'un des rares pays arabes à avoir normalisé ses relations avec Israël.

Le bureau du premier ministre israélien a affirmé mercredi que Benyamin Netanyahou s'est rendu en secret pendant la guerre avec l'Iran aux Emirats arabes unis et y a été reçu par le président, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane. Le bureau du chef du gouvernement israélien avait salué une «avancée historique».

«Les Emirats arabes unis réaffirment que leurs relations avec Israël sont publiques et s'inscrivent dans le cadre des accords d'Abraham, bien connus et officiellement proclamés, et qu'elles ne reposent pas sur des arrangements opaques ou non officiels. Par conséquent, toute allégation concernant des visites non annoncées ou des accords tenus secrets est totalement infondée», a écrit le ministère émirati des affaires étrangères.
22:32
Deux hommes exécutés en Iran
Deux hommes ont été pendus mercredi en Iran. L'un a été reconnu coupable de liens avec le renseignement israélien et l'autre d'avoir tué un policier pendant des manifestations antigouvernementales, selon les autorités et des groupes de défense des droits humains.

Il s'agit des dernières exécutions en date depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une attaque américano-israélienne le 28 février contre l'Iran. Les arrestations et exécutions se sont depuis multipliées dans le pays.

«Ehsan Afreshteh, un espion formé par le Mossad au Népal et ayant vendu des informations sensibles à Israël, a été exécuté», a indiqué Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire.

M. Afreshteh, 32 ans, est le sixième homme à être exécuté en Iran pour espionnage en faveur d'Israël depuis le début de la guerre, selon l'ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Selon elle et une autre ONG, Hengaw, les aveux du jeune homme, qui avait été condamné en juin 2025, ont été obtenus sous la torture.

Un autre Iranien, Mohammad Abbassi, a également été pendu mercredi, selon Mizan. Il avait été reconnu coupable d'avoir tué un policier pendant les manifestations antigouvernementales de janvier.

Selon l'organisation Human Rights Activists News Agency basée aux Etats-Unis, M. Abbassi, qui avait 55 ans, était un simple «manifestant», tandis que Mizan l'a qualifié d'«émeutier» faisant partie d'un groupe qui avait attaqué un membre des forces de l'ordre.
19:34
Le Sénat américain refuse d'ordonner une fin à la guerre en Iran
Le Sénat américain a rejeté mercredi de justesse une résolution qui visait à ordonner le retrait des forces américaines engagées dans le conflit contre l'Iran. La majorité républicaine s'est refusée à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump.

Le texte, similaire à d'autres résolutions portées par l'opposition démocrate ces dernières semaines, a récolté 49 voix pour (dont trois sénateurs républicains) et 50 contre.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, la sénatrice républicaine Lisa Murkowski a voté pour demander un retrait des troupes américaines face à l'Iran.

«Nous pensions obtenir davantage de clarté de la part du gouvernement pour savoir où nous en sommes (dans le conflit) et je n'en ai pas reçu», a affirmé Lisa Murkowski au média Punchbowl News après le vote.

D'après la Constitution américaine, seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre et les démocrates souhaitent ainsi réaffirmer l'autorité du pouvoir législatif sur cette question face au pouvoir exécutif représenté par Donald Trump.

Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige cependant qu'il obtienne l'autorisation du Congrès sous 60 jours.
17:23
Douze morts dans des frappes israéliennes au Liban
L'armée israélienne a intensifié mercredi ses frappes au Liban, dont quatre ont visé des voitures au sud de Beyrouth, faisant 12 morts selon un nouveau bilan du Ministère libanais de la santé. Une trêve est pourtant en cours depuis le 17 avril.

Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans des frappes qui ont visé trois voitures à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth, selon le ministère de la Santé.

Une quatrième frappe a visé une voiture à l'entrée de Saïda, la grande ville du sud, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth, selon l'ANI. Une personne a été tuée et une autre blessée, selon le Ministère de la santé.

De même source, des frappes israéliennes dans la région de Tyr (sud) ont touché trois voitures, faisant trois morts supplémentaires.

Depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 17 avril, plus de 400 personnes ont été tuées, selon un décompte de l'AFP basé sur les chiffres du Ministère de la Santé.
14:19
Air India annonce des suppressions de vols en raison de la guerre
Air India a annoncé mercredi la suppression de plusieurs de ses vols sur des lignes internationales entre juin et août, invoquant le prix record du kérosène et les restrictions de survol en vigueur dans certaines régions du fait du conflit au Moyen-Orient. La compagnie aérienne indienne n'a pas précisé le nombre total de vols annulés, mais a indiqué suspendre temporairement des vols vers Chicago, Shanghai, Malé et Singapour au départ de certaines villes, dont Delhi, Mumbai et Chennai.

Elle a ajouté qu'elle réduirait également la fréquence de ses vols vers San Francisco, Paris, Milan et Sydney alors que la guerre a fait flamber les prix mondiaux du kérosène, pesant sur la rentabilité des compagnies aériennes et entraînant une hausse des prix des billets. «Malgré ces difficultés et au-delà de ces ajustements, Air India continuera d'assurer plus de 1200 vols internationaux par mois», a tenu à préciser la compagnie dans un communiqué.

11:23
L'Italie va déployer deux chasseurs de mines près du Golfe
Le ministre italien de la Défense a annoncé mercredi que l'Italie allait prépositionner deux navires chasseurs de mines plus près du Golfe, afin que ceux-ci puissent intervenir rapidement pour sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque les conditions le permettront. «A titre purement préventif, compte tenu du temps nécessaire au transfert et au redéploiement des moyens, nous prévoyons de positionner deux dragueurs de mines relativement plus près du détroit» d'Ormuz, a expliqué le ministre Guido Crosetto devant le Parlement. Ces deux navires seront déployés «dans un premier temps en Méditerranée orientale, puis en mer Rouge, dans le cadre des missions "Mediterraneo Sicuro" et "Aspides" déjà en cours», a précisé le ministre.

Guido Crosetto a insisté sur le fait que la condition préalable à tout déploiement militaire ne serait pas le cessez-le-feu «temporaire» actuellement en vigueur entre l'Iran et les Etats-Unis «mais une trêve réelle, crédible et stable, voire, mieux encore, une paix définitive». Il a également indiqué qu’une éventuelle mission dans le détroit d’Ormuz ne pourrait avoir lieu qu’avec l’aval préalable des parlementaires.

11:21
Iran: un homme pendu pour ses liens présumés avec le Mossad
Un homme a été pendu mercredi en Iran après avoir été reconnu coupable d'avoir établi des liens avec les services de renseignements israéliens, a annoncé Mizan, l'organe de presse du pouvoir judiciaire. Il s'agit de la dernière exécution en date depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par une attaque américano-israélienne le 28 février contre l'Iran. Les arrestations et exécutions se sont depuis multipliées depuis dans le pays.

«Ehsan Afreshteh, un espion formé par le Mossad au Népal et ayant vendu des informations sensibles à Israël, a été exécuté», a indiqué Mizan. «Arrêté et jugé pour espionnage et collaboration avec le régime sioniste, il a été pendu ce matin (mercredi) après (...) la confirmation du verdict par la Cour suprême», a ajouté la justice iranienne.
11:20
Deux frappes israéliennes sur l'autoroute au sud de Beyrouth
Deux frappes israéliennes ont visé mercredi deux voitures sur l'autoroute très fréquentée reliant Beyrouth au sud du Liban, malgré la trêve en cours depuis le 17 avril, selon un média d'Etat. Les deux frappes se sont produites au niveau de Jiyé, à 20 km au sud de la capitale, a précisé l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) sans donner de bilan. Un photographe de l'AFP a vu une voiture calcinée en plein milieu de l'autoroute et des secouristes transportant un corps.

Samedi, deux frappes similaires avaient visé deux voitures sur cette autoroute dans le même secteur.
7:05
Détroit d'Ormuz: l'Australie prête rejoindre la mission européenne
L'Australie est prête à se joindre à la mission «neutre et pacifique» proposée par la France et le Royaume-Uni pour sécuriser le détroit d'Ormuz, a affirmé mercredi le ministre australien de la défense Richard Marles.

Canberra mettra à disposition de cette mission un avion de surveillance Wedgetail E-7A, déjà déployé dans la région pour protéger les Emirats arabes unis des attaques de drones iraniens.

Cette mission militaire multinationale aura pour objectif de compléter les efforts diplomatiques et les mesures de désescalade, tout en «démontrant un engagement concret en faveur de la sécurité du commerce international», a ajouté le ministre australien.

Emmanuel Macron a annoncé une prochaine «initiative aux Nations unies» afin de proposer un «cadre» à cette future mission, censée démarrer lorsque l'Iran et les Etats-Unis accepteront de lever leur blocus respectif, et en concertation avec ces deux pays.
8:25
13 morts dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban
Le ministère libanais de la santé a annoncé mardi dans un communiqué la mort de 13 personnes, dont un soldat et deux secouristes, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du Liban.

L'armée libanaise a annoncé plus tôt dans un communiqué la mort d'un soldat tué dans une frappe israélienne à Jebchit.

Le ministère avait annoncé auparavant que, depuis l'instauration du cessez-le-feu le 17 avril, 380 personnes étaient mortes au Liban dans des frappes israéliennes.

De nouvelles discussions censées ouvrir la voie à des négociations de paix doivent se tenir jeudi et vendredi à Washington entre les deux pays.
7:33
Six morts dans un bombardement israélien au Liban
Au moins six personnes ont été tuées lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a annoncé mardi l'agence de presse libanaise ANI. Une trêve est théoriquement en vigueur depuis le 17 avril. «Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr», a écrit l'ANI mardi.

L'armée israélienne a de son côté ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.
5:47
Le pétrole continue de grimper face à l'impasse au Moyen-Orient
Les prix du pétrole grimpaient mardi en début d'échanges en Asie, après que le président américain Donald Trump a jugé le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis «sous assistance respiratoire». Les bourses de Tokyo et Séoul résistent grâce à la robustesse des valeurs du secteur de la technologie.

Vers 03h00 (en Suisse), le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juin, référence du marché américain, grimpait de 0,63% à 98,69 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, référence internationale, progressait, lui, de 0,60% à 104,84 dollars.

Les prix de l'or noir confortaient leurs gains après avoir déjà bondi de plus de 2% la veille, face à l'impasse persistante au Moyen-Orient qui laisse présager un blocage prolongé du détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième du brut mondial.
5:47
Les Emirats arabes unis ont frappé l'Iran en avril
Les Emirats arabes unis ont mené des opérations militaires contre l'Iran en avril, a rapporté lundi le Wall Street Journal. Seuls les Etats-Unis et Israël revendiquent avoir participé aux attaques contre Téhéran.

Selon le quotidien américain, qui cite des sources anonymes, ces frappes des Emirats arabes unis ont notamment visé au début avril des installations pétrolières de l'île de Lavan, territoire iranien dans le golfe Persique. Après des frappes non attribuées sur ces installations, l'Iran avait lancé des attaques contre le Koweït et les Emirats arabes unis.

Le pays a été la principale cible des missiles et des drones tirés par l'Iran en réponse à l'offensive israélo-américaine contre la république islamique déclenchée le 28 février. Du début de la guerre au 8 mai, le pays du golfe Persique a été la cible de plus de 551 missiles balistiques, 29 missiles de croisière et 2263 drones, selon le ministère émirati de la défense
23:02
Nouvelles sanctions contre la vente de pétrole iranien à Pékin
Les Etats-Unis ont sanctionné lundi douze personnes et entités liées à Téhéran qu'ils accusent de «faciliter» la vente de pétrole iranien à la Chine, à quelques jours seulement d'une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping.

Plusieurs membres des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique iranienne, ainsi que des sociétés de Dubaï et Hong Kong sont désormais sur la liste noire du service gouvernemental américain OFAC.

«Alors que l'armée iranienne tente désespérément de se ressaisir», le Trésor «continuera de priver le régime des fonds nécessaires à ses programmes d'armement, à ses 'proxys' terroristes et à ses ambitions nucléaires», a affirmé sur X le ministre américain des Finances Scott Bessent.

Selon le communiqué du gouvernement, les Gardiens de la Révolution «s'appuient sur des sociétés écrans situées dans des juridictions économiques permissives pour dissimuler leur rôle dans les ventes de pétrole et en acheminer les recettes vers le régime iranien».
20:25
Pour Trump, le cessez-le-feu avec l'Iran ne tient qu'à un fil
Le président américain Donald Trump a estimé lundi que le cessez-le-feu avec l'Iran était «sous assistance respiratoire», après avoir fustigé la réponse de Téhéran à son plan visant à mettre fin durablement aux hostilités.

Après plus d'un mois de trêve, la voie diplomatique piétine entre Washington et Téhéran, qui s'envoient via le médiateur pakistanais des propositions pour consolider le cessez-le-feu, sans résultat concluant. La réponse iranienne à la dernière proposition américaine est «à mettre à la poubelle», a jugé le président Trump devant la presse à la Maison Blanche.



«Le cessez-le-feu est sous assistance respiratoire massive, comme quand le docteur entre et dit: 'Monsieur, votre être cher a exactement 1% de chances de vivre'», a-t-il ajouté. Au cours d'un appel téléphonique avec un journaliste de Fox News, il a aussi dit qu'il envisageait de relancer son opération de protection des navires pour traverser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février.

Il avait mis ce projet sur pause le 5 mai, dès le lendemain de son lancement, compte tenu des «grands progrès accomplis» en vue d'un accord, qui n'a toutefois pas vu le jour. «La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran», a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Avant d'énumérer les revendications de la République islamique: «la fin de la guerre dans la région» y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et «la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années».
20:23
Le pétrole grimpe en l'absence d'accord
Les prix du pétrole grimpent lundi, faute d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

A 14H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord, référence sur le continent européen, gagnait 1,74% à 103,05 dollars. Le WTI, son équivalent américain, prenait 1% à 96,37 dollars. Au total, seuls 3,9 millions de barils par jour (Mb/j) passent par le détroit d'Ormuz contre 20 Mb/j avant la guerre, estime Helge André Martinsen, analyste énergie senior pour DNB Carnegie.

«Il en résulte une perturbation nette d'environ 16,1 Mb/j. Par conséquent, nous restons à des niveaux de perturbation extrêmement élevés des flux pétroliers en provenance du Moyen-Orient», ajoute-t-il. Le président américain Donald Trump a fustigé dimanche la réponse apportée par l'Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant «totalement inacceptable», sur son réseau Truth Social.
17:48
Bloquage d'engrais au détroit d'Ormuz: danger de crise humanitaire
Le blocage persistant d'engrais dans le détroit d'Ormuz risque de provoquer d'ici «quelques semaines» une «crise humanitaire majeure», a déclaré lundi à l'AFP le chef d'un groupe de travail de l'ONU chargé de libérer le passage de ces matières cruciales.

«Nous avons quelques semaines pour éviter ce qui sera probablement une crise humanitaire majeure. Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim», a déclaré Jorge Moreira da Silva dans un entretien à l'AFP.

L'Iran bloque depuis plusieurs mois le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement un tiers des engrais mondiaux depuis des mois, en représailles à la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël le 28 février. Les exportations transitant habituellement par ce passage stratégique du commerce maritime mondial sont généralement destinées au Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a créé en mars un groupe de travail, dirigé par le directeur exécutif du Bureau des Nations unies pour les services d'appui au projet (Unops) Jorge Moreira da Silva, afin de mettre en place un mécanisme permettant le passage des engrais et de matières premières connexes, telles que l'ammoniac, le soufre et l'urée.


17:47
L'Iran et Trump campent sur leurs positions, pétrole à la hausse
L'Iran a dit lundi avoir réclamé l'arrêt des hostilités dans toute la région et un dégel de ses avoirs, au lendemain du rejet par Donald Trump de la copie iranienne, une impasse qui a fait repartir les cours du pétrole à la hausse.

«La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran», a avancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï. Avant d'énumérer les revendications de la République islamique: «la fin de la guerre dans la région» y compris au Liban, la levée du blocus américain des ports iraniens et «la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années».

La veille, le président américain s'était insurgé sur son réseau Truth Social: «je viens de lire la réponse des soi-disant 'représentants' de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'EST TOTALEMENT INACCEPTABLE!».

Ces déclarations ont fait bondir les prix de l'or noir, semant le doute sur les marchés quant à une reprise imminente des pourparlers et une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, contrôlé par l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février.
17:45
Le Liban exhorte les Etats-Unis à faire pression sur Israël
Les dirigeants libanais ont exhorté lundi les Etats-Unis à faire pression sur Israël pour qu'il cesse le pilonnage de plusieurs régions du pays. Israël poursuit ses frappes malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.

Le nouveau bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre entre le Hezbollah pro-iranien et Israël le 2 mars, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont reçu séparément l'ambassadeur américain Michel Issa, en préparation de nouvelles discussions prévues les 14 et 15 mai à Washington entre le Liban et Israël.

Le président Aoun a «insisté (...) sur la nécessité de faire pression sur Israël pour qu'il arrête les tirs, mettre fin aux opérations militaires et à la démolition et au rasage des maisons», selon un communiqué de la présidence.
16:57
Accord politique de l'UE pour sanctionner des colons israéliens
L'Union européenne est parvenue lundi à se mettre d'accord pour sanctionner des colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie, a-t-on appris de sources diplomatiques.

«C'est fait! L'Union européenne sanctionne aujourd'hui les principales organisations israéliennes coupables de soutenir la colonisation extrémiste et violente de la Cisjordanie, ainsi que leurs dirigeants», a annoncé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot sur X. «Ces actes gravissimes et intolérables doivent cesser sans délai», a ajouté le ministre.

Ces sanctions étaient bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie de Viktor Orban. Mais la victoire de Peter Magyar aux élections législatives du 12 avril a permis d'obtenir un accord politique sur ces sanctions, qui prévoient un gel des avoirs dans l'Union européenne et une interdiction d'entrer dans l'UE. Une décision officielle des 27 doit encore être prise pour qu'elles entrent en vigueur.
13:53
L'impasse au Moyen-Orient ravive le pétrole
La fin de non-recevoir opposée par le président américain Donald Trump à la réponse iranienne à des propositions de Washington pour mettre fin à la guerre suscitait lundi un rebond des prix du pétrole. Pour autant, les autres classes d'actifs semblaient désormais immunisées contre les aléas du conflit au Moyen-Orient.

A 10h21, le baril de Brent de la mer du Nord s'appréciait de 2,3% à 103,55 dollars et celui de WTI américain de 1,80% à 97,24 dollars, après une incursion au-delà de la barre des 100 dollars. A l'exception du Dax allemand et du Cac 40 hexagonal, les principaux indices européens tendaient à prendre de l'embonpoint. Le Swiss Market Index (SMI) s'enrobait ainsi de 0,12% à 13 116 92 points.
13:31
L'Iran exige la «fin de la guerre dans la région»
L'Iran a demandé, dans sa réponse aux propositions américaines, la fin de la guerre dans l'ensemble de la région, y compris au Liban, et le déblocage des avoirs iraniens gelés, selon le ministère des Affaires étrangères. «La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l'Iran», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse hebdomadaire, alors que le président américain Donald Trump a jugé la réponse iranienne «totalement inacceptable».

Téhéran réclame notamment «la fin de la guerre dans la région», la levée du blocus américain des ports iraniens et «la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années», a-t-il énuméré. «Toute ingérence dans le détroit d'Ormuz ne ferait que compliquer davantage la situation», a ajouté Esmaïl Baghaï, insistant, à l'attention des pays européens, qu'une éventuelle implication dans cette «crise ne leur apporterait certainement aucun bénéfice».

6:47
La guerre n'est «pas finie» pour Netanyahou
La guerre en Iran n'est «pas finie» car il faut encore «retirer d'Iran» les stocks d'uranium enrichi, a déclaré le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à la chaîne américaine CBS, lors d'une interview diffusée dimanche. La guerre «a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi - qui doivent être retirées d'Iran», a-t-il dit, ajoutant qu'il restait également «des sites d'enrichissement à démanteler».

Interrogé pour savoir comment il comptait «sortir» l'uranium d'Iran, il a déclaré: «On y va et on le sort.» «Ce que le président Trump m'a dit, c'est: 'Je veux y aller'. Et je pense que c'est physiquement possible. Ce n'est pas là le problème. Si on a un accord, qu'on y va et qu'on le sort, pourquoi pas? C'est la meilleure solution», a-t-il ajouté.



«On finira par le récupérer (...) on le surveille de près», a déclaré le président américain dans une interview séparée diffusée dimanche, enregistrée plus tôt dans la semaine. «Si quelqu'un s'approche de l'endroit, on le saura, et on le fera sauter», a-t-il ajouté auprès de la journaliste indépendante Sharyl Attkisson.
6:45
Réunion de ministres de la Défense sur le détroit d'Ormuz en visio
Les ministres britannique et français de la Défense co-présideront mardi une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à contribuer à une mission pour sécuriser le détroit d'Ormuz, afin de discuter des «contributions militaires» de chacun, a annoncé Londres dimanche. Téhéran a averti dimanche d'une «réponse décisive et immédiate» de l'armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région.

Le président français Emmanuel Macron a cependant assuré dimanche soir que la France n'avait «jamais envisagé» un «déploiement» dans le détroit d'Ormuz. La quarantaine de pays impliqués «devraient profiter de la réunion de mardi pour discuter et définir leurs contributions militaires à la mission défensive visant à rouvrir et à sécuriser le détroit d'Ormuz lorsque les conditions le permettront», a indiqué le ministère britannique de la Défense dans un communiqué.

Mi-avril, plusieurs pays non directement impliqués dans le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l'Iran se sont dits prêts à mettre en place une «mission neutre» afin de sécuriser le détroit, lors d'une conférence co-présidée à Paris par le président français Emmanuel Macron et le premier ministre britannique Keir Starmer. L'objectif est «d'accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe», avait déclaré Emmanuel Macron, tandis que Keir Starmer avait parlé d'une force «pacifique et défensive».
6:44
Narges Mohammadi libérée sous caution et hospitalisée
Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix 2023 emprisonnée en Iran depuis décembre, et dont la santé s'était gravement détériorée, a été libérée sous caution et transférée dimanche à Téhéran «pour être soignée par sa propre équipe médicale». Militante des droits humains âgé de 54 ans, Mme Mohammadi se bat depuis plus de vingt ans contre la peine de mort et le port obligatoire du voile pour les femmes, en critiquant régulièrement le régime qui gouverne l'Iran depuis la révolution islamique de 1979. Elle a été arrêtée le 12 décembre dernier à Mashhad (est) pour avoir à nouveau, lors d'une cérémonie funéraire, critiqué les autorités religieuses iraniennes, et depuis son emprisonnement à Zandjan (nord), son état de santé s'est gravement détérioré.

Les autorités iraniennes l'ont finalement libérée et elle a été transférée à Téhéran pour recevoir un traitement médical, a annoncé sa fondation dimanche. Mohammadi «a bénéficié d'une suspension de peine contre une caution importante», a-t-elle ajouté dans un communiqué, sans en dévoiler le montant. La prix Nobel a été transférée en ambulance vers un hôpital de Téhéran «pour être soignée par sa propre équipe médicale», a encore précisé la fondation.



Son avocat iranien, Mostafa Nili, a confirmé sur X qu'elle avait été transférée à Téhéran dimanche matin «à la suite d'une ordonnance suspendant son exécution de peine pour raisons médicales». «La vie de Narges Mohammadi ne tient qu'à un fil», a déclaré son époux, Taghi Rahmani, qui réside à Paris, dans un communiqué. «Bien qu'elle soit actuellement hospitalisée suite à une grave défaillance de son état de santé, un transfert temporaire est insuffisant. Narges ne doit en aucun cas être renvoyée dans les conditions qui ont altéré sa santé», a-t-il ajouté.
22:58
Trump juge la réponse de Téhéran «totalement inacceptable»
La télévision d'Etat iranienne a indiqué que la réponse transmise dimanche par Téhéran aux Etats-Unis, via le médiateur pakistanais, était «axée sur la fin de la guerre (...) sur tous les fronts, en particulier au Liban, et sur la garantie de la sécurité de la navigation maritime», sans plus de détails.

Washington n'a pas encore réagi officiellement à cette réponse. Donald Trump a néanmoins écrit dimanche soir sur son réseau Truth Social qu'il la jugeait «totalement inacceptable», ajoutant que l'Iran ne «se moquera plus» de l'Amérique.

«Je viens de lire la réponse des soi-disant 'représentants' de l'Iran. Je ne l'aime pas - C'est totalement inacceptable!»

Dans un entretien enregistré plus tôt dans la semaine et diffusé dimanche, Donald Trump a estimé que les Iraniens étaient «vaincus sur le plan militaire», mais laissé entendre que l'armée américaine pourrait «rester sur place deux semaines supplémentaires et frapper toutes les cibles» identifiées, pour apporter une «touche finale».
22:53
La lauréate iranienne du prix Nobel de la paix libérée sous caution
Les autorités iraniennes ont libéré sous caution la lauréate 2023 du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, et elle a été transférée à Téhéran pour recevoir un traitement médical, a annoncé sa fondation dimanche.

Après dix jours d'hospitalisation à Zandjan, dans le nord de l'Iran où elle purgeait sa peine, Mme Mohammadi «a bénéficié d'une suspension de peine contre une caution importante», a indiqué sa fondation dans un communiqué.

Narges Mohammadi a été transférée en ambulance vers un hôpital de Téhéran «pour être soignée par sa propre équipe médicale», a-t-elle ajouté.
19:30
Selon Netanyahu, la guerre ne sera pas terminée tant que l'uranium iranien n'aura pas été retiré
La guerre en Iran n'est «pas finie» car il faut encore «retirer d'Iran» les stocks d'uranium enrichi, a déclaré le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la chaîne américaine CBS, selon un extrait d'interview diffusé dimanche.

La guerre «a permis d'accomplir beaucoup de choses, mais elle n'est pas finie, car il reste encore des matières nucléaires - de l'uranium enrichi - qui doivent être retirées d'Iran», a-t-il lancé, ajoutant qu'il restait également «des sites d'enrichissement à démanteler».

Interrogé pour savoir comment il comptait «sortir» l'uranium d'Iran, il a déclaré:

«Ce que le président Trump m'a dit, c'est: 'Je veux y aller'. Et je pense que c'est physiquement possible. Ce n'est pas là le problème. Si on a un accord, qu'on y va et qu'on le sort, pourquoi pas? C'est la meilleure solution»
19:27
Une réponse de l'Iran serait immédiate en cas de déploiement français ou anglais
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a averti dimanche d'une «réponse décisive et immédiate» de l'armée en cas de déploiement français et britannique dans le détroit d'Ormuz, après l'annonce par Paris et Londres de l'envoi de bâtiments militaires dans la région:

«Nous leur rappelons qu'en temps de guerre comme en temps de paix, seule la République islamique d'Iran peut assurer la sécurité dans ce détroit et qu'elle n'autorisera aucun pays à s'ingérer dans ce domaine»

Le Royaume-Uni et la France sont en première ligne pour mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, une fois qu'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran aura été conclu.

Lors d'une conférence de presse à Nairobi, le président français Emmanuel Macron a assuré dimanche que son pays n'avait «jamais envisagé» un «déploiement» militaire naval dans le détroit d'Ormuz, mais une mission de sécurisation «concertée avec l'Iran». Il a martelé qu'il s'opposerait à «tout blocus d'où qu'il vienne», côté américain ou iranien.
15:09
L'Iran a envoyé sa réponse au plan américain
L'Iran a transmis sa réponse à la proposition américaine visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, par l'intermédiaire du Pakistan, a rapporté dimanche un média d'Etat.

«La République islamique d'Iran a envoyé aujourd'hui (dimanche), via le médiateur pakistanais, sa réponse au dernier texte proposé par les Etats-Unis», a indiqué l'agence de presse officielle Irna, sans détailler.
14:09
L'instrumentalisation du détroit d'Ormuz «aggravera la crise»
Le premier ministre du Qatar a déclaré dimanche que l'instrumentalisation du détroit d'Ormuz ne ferait qu'«aggraver la crise», lors d'un entretien téléphonique avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani a estimé que «la fermeture ou l'utilisation du détroit d'Ormuz comme moyen de pression ne ferait qu'aggraver la crise» au Moyen-Orient, a rapporté le ministère des Affaires étrangères du Qatar dans un communiqué.

Lors de son entretien avec Abbas Araghchi, le premier ministre a également affirmé que le concept de libre navigation ne pouvait pas faire l'objet de «compromis», après que Doha a fait état d'une attaque de drone contre un navire commercial dans ses eaux territoriales.
13:50
Le détroit d'Ormuz toujours sous haute tension, un vraquier attaqué
Le bras de fer américano-iranien dans le stratégique détroit maritime d'Ormuz s'est traduit dimanche par l'attaque d'un navire de transport au large des côtes du Qatar, sur fond de menaces de l'Iran contre les navires «ennemis» et les intérêts de Washington.

Un vraquier a signalé avoir été frappé par un projectile non identifié tôt dimanche matin, provoquant un incendie qui a pu être éteint, selon l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Le navire commercial en provenance d'Abou Dhabi «a été visé par un drone» dans les eaux territoriales du Qatar, a confirmé le ministère qatari de la Défense, ajoutant qu'il avait «poursuivi son trajet».

L'agence de presse iranienne Fars, citant une source informée du dossier, a affirmé que le bateau «battait pavillon américain et appartenait aux Etats-Unis», sans dire explicitement que l'Iran l'avait visé.

Téhéran verrouille Ormuz depuis le début de la guerre lancée le 28 février par les Etats-Unis et Israël, autorisant au compte-gouttes les franchissements du détroit.

«Toute attaque contre des pétroliers et navires commerciaux iraniens entraînera une lourde riposte contre l'un des centres américains dans la région ainsi que contre les navires ennemis», avait prévenu samedi le commandant de la marine des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de Téhéran.

Le commandant réagissait aux attaques menées vendredi par l'armée américaine contre deux pétroliers iraniens, alors que Washington impose un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.
12:45
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