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La police texane n'utilisera plus d'agents à cheval face aux migrants

Image: twitter
Des clichés ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis et dans le monde, assimilant des migrants haïtiens à du bétail et les agents à des propriétaires d'esclaves.
24.09.2021, 04:4424.09.2021, 16:05

La police américaine des frontières va temporairement cesser d'utiliser des agents à cheval autour de la petite ville de Del Rio, au Texas, ont annoncé jeudi les autorités. Des images montrant ce qui a été dénoncé comme un traitement humiliant de migrants haïtiens tentant d'entrer aux Etats-Unis, ont provoqué la controverse.

«Le ministre de la sécurité intérieure, Alejandro Mayorkas, a fait savoir aux dirigeants d'organisations de défense des droits civiques que nous n'utiliserions plus de chevaux à Del Rio. Les gardes-frontières utiliseront en priorité d'autres méthodes pour identifier les individus qui pourraient être en détresse médicale.»
La porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki

Les gardes-frontières en pleine action:

Du «bétail» et de l'esclavage

Sur un cliché pris dimanche par un photographe employé par l'AFP, un garde-frontière à cheval attrape un homme par son t-shirt sur la rive américaine du Rio Grande, frontière naturelle entre les deux pays, près de Del Rio:

  • Sur un autre, il tient un groupe à distance en faisant tourner ses rênes, dans une posture menaçante, pour les forcer à rebrousser chemin vers le Mexique.
  • Ces clichés, qui ont fait le tour du monde, ont suscité un vif émoi aux Etats-Unis. Certains y ont vu des migrants assimilés à du bétail.
  • D'autres ont rappelé les mauvais traitements subis par des Afro-Américains de la part de la police montée, des gardiens de prison ou des propriétaires d'esclaves.

Des scènes jugées «horribles et inhumaines» par la Maison-Blanche:

Une véritable crise migratoire

Le ministre de la sécurité intérieure avait assuré mercredi que ces clichés ne reflétaient pas l'identité des Etats-Unis, ni l'action de l'ensemble de la police aux frontières. Une enquête a été ouverte et les agents impliqués ont été affectés à des tâches administratives.

Le gouvernement américain fait face à une nouvelle crise migratoire après un afflux soudain et massif de milliers de personnes, dont de nombreux Haïtiens, qui se massent depuis quelques jours sous un pont de la petite ville frontalière, dans des conditions sordides. Plus de 1400 Haïtiens arrêtés à la frontière ont déjà été rapatriés par avion. (ats/jch)

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