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Jeux olympiques

Boris Johnson et Justin Trudeau disent «bye bye» aux JO de Pékin

Les premiers ministres britannique Boris Johnson et canadien Justin Trudeau ont annoncé mercredi un boycott diplomatique des Jeux olymiques d'hiver de Pékin, après les Etats-Unis et l'Australie.
08.12.2021, 20:3109.12.2021, 06:22

Aucun ministre des deux gouvernements ne prévoit d'assister aux compétitions, qui commenceront le 4 février. Les Etats-Unis et l'Australie ont déjà annoncé en début de semaine une mesure similaire.

«Il y aura effectivement un boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver de Pékin»
Boris Johnson

Lors de la séance hebdomadaire de questions au Parlement, le Premier ministre a précisé que le boycott sportif n'est «pas la politique» de son gouvernement.

Devant les députés, le chef du gouvernement conservateur a souligné que Londres soulevait régulièrement auprès de Pékin la question du respect des droits humains par le régime chinois, en particulier le traitement infligé à la minorité musulmane ouïghoure.

«Nous soulevons régulièrement ces sujets auprès des Chinois et je l'ai fait moi-même récemment auprès du président Xi, quand je lui ai parlé récemment», a déclaré Boris Johnson.

Le Canada ne sera pas (diplomatiquement) de la partie non plus

En soirée, c'est le Canada qui annonçait à son tour un boycott diplomatique des JO de Pékin, comme l'a confirmé le Premier ministre Justin Trudeau lors d'une conférence de presse:

«Nous sommes profondément troublés par les violations des droits humains du gouvernement chinois»
Justin Trudeau

Les athlètes canadiens participeront aux Jeux qui commenceront le 4 février, mais aucun représentant du gouvernement canadien ne se rendra en Chine, a précisé Justin Trudeau.

Les sources de tensions sont nombreuses entre le Canada et la Chine, qui viennent tout juste de sortir d'une crise diplomatique sans précédent, liée à l'arrestation, en décembre 2018, de la fille du fondateur du géant chinois des télécoms Huawei.

La Chine s'en «fiche»

L'annonce de la décision américaine a provoqué la colère de Pékin, celle de l'Australie le mépris, la diplomatie chinoise estimant que le fait de savoir si Canberra envoie ou non des représentants officiels, «tout le monde se fiche».

Selon des organisations de défense des droits humains, au moins un million d'Ouïghours et d'autres minorités turcophones, principalement musulmanes, sont incarcérés dans des camps au Xinjiang. La Chine est accusée d'y stériliser de force les femmes et d'imposer un travail forcé.

Pékin affirme que les camps sont en fait des centres de formation professionnelle destinés à éloigner leurs pensionnaires de la radicalisation. (ats)

Quid de la Suisse?
Contacté par l'agence de presse Keystone-ATS, la Suisse n'a encore rien décidé. «Le Conseil fédéral statuera en temps voulu sur toute participation aux Jeux Olympiques et communiquera à ce sujet», a déclaré André Simonazzi, son porte-parole.

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