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America Etats-Unis masque George Washington un 1 dollar

Image: shutterstock

Le corner américain

L'Amérique, dans tous ses Etats

Chaque semaine, on vous présente trois actualités du pays que tout le monde suit.



Je ne suis pas «born in the USA», mais ma vie a toujours été rythmée par la politique, la culture, la musique et le show-business américain. Parfois inspirant, parfois délirant, souvent déroutant, voire dégoûtant... ce pays me fascine. Tour d'horizon de ma semaine américaine.

L'église qui se fout vraiment de la charité

Lorsqu'on mélange un peu de Justin Bieber, beaucoup de bling-bling, de la musique gospel-r&b-pop très addictive et un lieu de culte, qui ressemble plus à un hôtel ultra design qu'à une église, on trouve: Hillsong. Comme son nom l'indique, la «mega-church» (église-xxl) veut nous emmener sur un mont musical. Problème, lorsqu'on monte trop haut, trop vite, on peut tomber tout aussi rapidement.

Hillsong église méga usa hôtel

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Il y a quelques années, ma curiosité m'a poussée à participer à un culte dominical de Hillsong, en «tournée européenne» dans un grand-théâtre parisien. J'ai eu l'impression de me retrouver au Strav' du Montreux Jazz, sauf que là on acclamait pas du tout la sublime chanteuse Adele, on acclamait... Dieu. Eblouissant et complètement délirant. Un festival de valeurs et de prêches. Un peu trop?

Le magazine Vanity Fair a dû penser pareil, car le prestigieux mensuel s'est offert une enquête de 23 pages pour démêler tous les dessous, pas très catholiques, du «CEO» de Hillsong, Carl Lentz. C'est (bien évidemment) une affaire de tromperie qui a mis le feu aux poudres. Le dirigeant est pincé avec une autre femme que la sienne. «Deux poids - deux mesures!», «scandaleux!»: une armée de conseillers RP sont appelés à la rescousse, mais rien n'y fait. Les «followers» de l'église commencent à quitter le navire, se sentant trompés, eux aussi. Carl Lentz est viré et depuis, l'église essaie tant bien que mal de redorer son image. Good Luck!

Etudiants au placard

Le Los Angeles Times m'a fait énormément réfléchir avec un dossier sur des étudiants américains, contraints de rentrer chez eux, à cause de la pandémie. Lorsque ceux-ci sont membres de la communauté LGBT, c'est la double peine, car bon nombre d'entre eux se retrouvent à devoir retourner dans le placard. Revivre avec des parents, une famille, qui n'acceptaient pas leur homosexualité, avant leur départ pour l'université. Un quotidien et un mal-être qu'ils avaient pu fuir, justement grâce à des études loin de chez eux. La fin d'un rêve, qu'ils ont hâte de pouvoir retrouver. Mais quand?

LGBTQ sad tristesse hiding visage drapeau

Image: Shutterstock

«Avec mon psy, on avait mis en place toute une stratégie de protection pour les retours à la maison de courte durée. Là, je dois tout recommencer et je ne sais même pas combien de temps cela va durer.»

Un étudiant américain LGBT, contraint de vivre à nouveau avec une famille homophobe, à cause de la pandémie.

Vente record d'une toile de Basquiat, f***ck les NFT

Ouf, me voilà rassurée, la peinture, la vraie, n'est pas encore «dead». Cette semaine, la prestigieuse maison de vente aux enchères, Christie's, a vendu une toile de Jean-Michel Basquiat pour une somme record de 41,9 millions de dollars (la même somme en francs suisses). Le New York Times revient sur cette vente, en rappelant, justement, que malgré la hype autour de l'art NFT, la peinture traditionnelle marche toujours. D'ailleurs, ils appellent le phénomène un digital gold rush (une ruée vers l'or digitale) - pas mal!

epa02392686 An undated handout picture provided by the Musee d'Art Moderne de la Ville de Paris, Paris, France, on 14 October 2010, of a photograph of American artist Jean-Michel Basquiat (1960-1988) by American artist Andy Warhol (1927-1987). It is part of an exhibition entitled 'Basquiat' that opens to the public at the Musee d'Art Moderne de la Ville de Paris on 15 October 2010 and runs until 30 January 2011. EPA/MUSEE D'ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS/HO HANDOUT --- EDITORIAL USE ONLY
All handouts to be used for article concerning the exhibition at MAM de la Ville de Paris only. Only 2 first illustrations free of rights for 1/4 page. The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc. / HO

Jean-Michel Basquiat Image: EPA

Ce qui m'a surtout interpellé dans cette nouvelle, c'est le fait que la toile en question s'intitule «Warrior» et que pour Basquiat, cette oeuvre symbolisait les luttes d'un homme Noir dans un monde dominé par les hommes Blancs. Pour moi, Basquiat était un homme Noir étouffé dans un système artistique et capitaliste. Ce qui m'a rappelé un autre homme Noir, George Floyd, lui aussi étouffé, mais par un système policier. La vente a eu lieu en même temps que... la sélection du jury qui décidera si un policier Blanc est responsable de la mort de Floyd.

Un collectionneur du crypto-art nous explique son délire

Vidéo: watson

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Au Capitole, les émeutiers «étaient prêts pour la guerre»

Le 6 janvier, lors de l'assaut du Capitole de Washington, la sécurité a été déficiente pour contrer «des criminels prêts pour la guerre», ont admis, mardi, de hauts responsables. L'enquête avance.

Ils n’étaient pas préparés face à «des criminels prêts pour la guerre». Devant une commission du Sénat, mardi, trois ex-responsables de la sécurité du Capitole ont assuré que les services de renseignement avaient sous-estimé la menace des supporteurs de Donald Trump, le 6 janvier. Au cours d’une audition de près de quatre heures, ils se sont également rejeté la responsabilité du retard du déploiement de la garde nationale.

Un rapport du Pentagone daté de trois jours avant l’assaut du Capitole …

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