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Instagram propose (enfin) quelques outils pour mieux protéger les ados

Le «Instagrinch» (contraction entre Instagram et le personnage connu aux Etats-Unis, le Grinch) qui livre des cadeaux au Congrès, avant la première comparution du PDG d'Instagram, Adam Mosseri, devant une sous-commission du Sénat.
Le «Instagrinch» (contraction entre Instagram et le personnage connu aux Etats-Unis, le Grinch) qui livre des cadeaux au Congrès, avant la première comparution du PDG d'Instagram, Adam Mosseri, devant une sous-commission du Sénat.Image: sda
Le réseau social annonce tout ce qu'il a prévu de faire pour rendre la plateforme plus sécurisée pour les enfants et les jeunes adultes, surtout en termes de santé mentale.
08.12.2021, 04:5008.12.2021, 06:55

Le patron d'Instagram, Adam Mosseri, a donné quelques gages sur la protection des adolescents, à la veille de son audition sur le sujet au Congrès qui promet d'être tendue. Des élus ont déjà dénoncé ses annonces comme une «diversion».

Celui qui dirige le réseau social depuis trois ans n'a pas annoncé de modification majeure, mais plutôt une série de changements à la marge «pour que les jeunes soient encore mieux protégés sur Instagram».

C'est à dire?

  • L'application va notamment empêcher les utilisateurs de mentionner dans leurs publications des adolescents qui ne sont pas abonnés à leur profil. Elle avait déjà rendu les comptes des mineurs privés par défaut quand ils s'inscrivent.
  • Le réseau social va aussi proposer, en mars 2022, des outils pour permettre aux parents de voir combien de temps leurs enfants passent sur l'application et instaurer des limites. Ils auront prochainement accès à un centre d'informations avec des tutoriels et des conseils d'experts.
  • Autre nouveauté, Instagram lance, sur tous les grands marchés anglophones, l'option «Fais une pause», qui suggérera aux utilisateurs d'arrêter pendant un moment de faire défiler des contenus sur l'appli.

Le patron a aussi annoncé l'apparition, en janvier, d'un nouvel espace au sein de l'application qui permettra aux adolescents de:

«Passer en revue toute leur activité sur Instagram, des contenus postés aux commentaires, en passant par les "likes", et éventuellement d'en supprimer une partie, afin de leur permettre de gérer plus facilement leur empreinte numérique. Des études préliminaires montrent que quand les ados activent ce rappel, plus de 90% le gardent actif ensuite.»
Adam Mosseri, PDG d'Instagram

Des élus dénoncent «une diversion»

Ces annonces «semblent davantage conçues pour distraire de l'audition de jeudi que pour parvenir à de réelles avancées pour la sécurité des mineurs», a ajouté l'élu, qui a déjà interrogé au Congrès Antigone Davis, responsable de la sûreté chez Facebook.

Ces modifications n'ont pas convaincu les démocrates

«C'est un tout petit pas, très loin de ce qui est nécessaire pour protéger les enfants et les consommateurs»
Richard Blumenthal, sénateur démocrate

Pas d'enthousiasme non plus chez les républicains

«C'est une annonce creuse» pour faire diversion»
Marsha Blackburn, sénatrice républicaine et cheffe de file des républicains à la sous-commission sénatoriale à la Protection des consommateurs

Un signe «encourageant»

Président de la Family Online Safety Institute, association de défense des familles utilisatrices d'internet, Stephen Balkam a lui salué un signe «encourageant»:

«C'est le dernier d'une longue série d'améliorations qu'a faite Instagram depuis deux ou trois ans. Instagram est plus sûr qu'il ne l'était, moins toxique pour les adolescents. Mais il ne sera jamais parfait, jamais complètement sûr. Mais c'est vrai de tous les réseaux sociaux.»

L'image d'Instagram et de sa maison mère Facebook, depuis rebaptisée Meta Platforms, a été largement ternie par la lanceuse d'alerte Frances Haugen, une ex-employée de Facebook qui a fait fuiter cet automne des documents internes.

Ils montrent que les dirigeants avaient conscience de certains risques pour les mineurs, notamment pour la santé mentale de certaines jeunes filles confrontées, image après image, au mythe du corps féminin idéal. (ats/jch)

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