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Lewis Hamilton et Max Verstappen ne se gênent plus pour aller au contact, comme ici lors du GP d'Italie en septembre.
Lewis Hamilton et Max Verstappen ne se gênent plus pour aller au contact, comme ici lors du GP d'Italie en septembre. Image: Keystone

Un doigt d'honneur, dernier clash de la rivalité Verstappen-Hamilton

Max Verstappen a craqué vendredi soir. Après un duel roue contre roue lors des essais libres du Grand Prix des Etats-Unis, le Néerlandais a adressé un doigt d'honneur à Lewis Hamilton, agrémenté de quelques insultes. Le nouvel épisode d'une rivalité qui dure depuis trois ans et ne cesse de croître. Retour en six rounds.
25.10.2021, 10:3326.10.2021, 17:00
Julien Caloz
Julien Caloz
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Les prémices du duel

La première empoignade remonte au Grand Prix des Etats-Unis en octobre 2018. Ce jour-là, l'inoxydable Kimi Raïkkonen (39 ans) file vers la victoire. Derrière sa Ferrari, deux pilotes se livrent un duel âpre pour la 2e place: Max Verstappen et Lewis Hamilton.

Ils avaient déjà une drôle de façon de partager le champagne.
Ils avaient déjà une drôle de façon de partager le champagne.Image: AP

Le Néerlandais (parti de la 18e place sur la grille) est harcelé par le Britannique, en quête de points pour fêter son titre mondial au Texas. Hamilton tente finalement sa chance dans un virage serré, mais ne parvient pas à dépasser Verstappen. Une rivalité est née: Elle oppose un surdoué poli et bientôt anobli par la Reine (Hamilton) à un enfant terrible, élevé dans la haine de la défaite (Verstappen). Moteurs, action!

Les premières frictions

Qualifié pour la pole du GP du Mexique un an plus tard, Max Verstappen (Red Bull) est rétrogradé de trois places sur la grille de départ pour ne pas avoir ralenti sous drapeau jaune en Q3. Le jeune talent admet d'abord son erreur, reconnaissant que la règle était «très claire», avant de changer d'état d'esprit et de s'en prendre à Lewis Hamilton, sans le nommer directement.

«La seule chose que je veux dire de mon côté, c'est que j'aurais dû lever le pied bien sûr, mais tout le monde doit faire la même chose. Or, une voiture argentée (réd: Sous-entendu la Mercedes d'Hamilton) ne l'a pas fait et elle n'a pas pris de pénalité. Ça, ça m'énerve. Mais c'est comme ça, je ne peux pas décider des règles pour les autres pilotes.»

Cette joute verbale trouvera son prolongement sur la piste, puisque les voitures de Lewis Hamilton et de Max Verstappen se toucheront peu après le départ, sans pour autant que les deux pilotes ne terminent hors course.

Un duel au sommet

Le Grand Prix d'Emilie-Romagne 2021 marque un tournant: «dès la 2e course de la saison, le pilote Red Bull montre qu'il est enfin prêt à rivaliser avec le Britannique», relate L'Equipe après le GP, remporté de haute lutte par Verstappen.

Les deux stars ont parfois été roue contre roue durant la course, mais Max Verstappen a tenu tête à son aîné, l'obligeant à partir à la faute. Sur les onze victoires du Néerlandais, c'est seulement la troisième obtenue juste devant le Britannique. Mais elle annonce un rééquilibre des forces.

La tension monte d'un cran

Cette saison toujours, mais à Silverstone, Verstappen et Hamilton s'accrochent violemment dès le premier tour, la voiture du pilote Red Bull allant s'encastrer dans le mur après une touchette avec celle du Britannique.

Leur affrontement était jusque-là toujours viril, mais correct. Cet épisode, ponctué par la victoire de Lewis Hamilton malgré une pénalité de 10 secondes, ouvre une période de tension et promet de nouvelles étincelles. Surtout après le message de Verstappen publié le même jour depuis son lit d'hôpital.

Une guerre d'egos

Comme d'habitude désormais entre les deux hommes, tout commence par un accrochage sur la piste, puis se poursuit par un échange d'amabilités en coulisses. Mais le choc est cette fois encore plus violent que les précédents. Car sur le circuit de Monza le 12 septembre dernier, la tête d'Hamilton aurait pu être écrasée par la roue arrière de Verstappen sans le halo protégeant le cockpit.

Image: EPA ANSA

A Silverstone, les commissaires avaient jugé Hamilton coupable et lui avaient infligé 10 secondes de pénalité; à Monza, ils ont cette fois puni Verstappen en le faisant reculer de trois places sur la grille de départ du GP suivant (en Russie).

Une décision qui n'a pas empêché Hamilton de faire un petit commentaire sur l'attitude de son adversaire.

«J'ai vu Max sortir (réd: De sa voiture) et passer devant. J'ai trouvé ça un peu surprenant, parce qu'en fin de compte, je pense que lorsque nous sortons et que nous avons un accident, la première chose que l'on veut faire est de s'assurer que le gars que l'on a percuté ou avec qui on est entré en collision va bien.»

Le doigt d'honneur de Verstappen

Verstappen a gagné dimanche le Grand Prix des Etats-Unis, juste devant son grand rival britannique. Malgré un final entre les deux hommes à couper le souffle, leur animosité mutuelle s'est cette fois manifestée lors des... essais libres vendredi.

Les deux pilotes se sont livré un duel roue contre roue sur la ligne droite devant les stands. Aucun des deux n'a voulu lâcher. C'est finalement le Néerlandais, moins bien placé, qui s'est écarté en entrée de courbe. Mais il ne l'a pas fait de gaieté de cœur, c'est le moins qu'on puisse dire. En colère, il a adressé un doigt d'honneur derrière son volant à Hamilton, tout en insultant le Britannique d'«idiot».

Il reste 5 courses à disputer cette saison, et la bataille au sommet du classement fait rage (Verstappen a 12 points d'avance sur Hamilton). C'est à la fois beau, car la mythologie du sport se nourrit des grands duels, et inquiétant, parce qu'on ne sait pas très bien jusqu'où les deux stars du paddock sont prêtes à aller pour asseoir leur domination.

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