DE | FR
Locatelli a marqué les deux buts.
Locatelli a marqué les deux buts.Image: AP EPA Pool
Nati

Euro 2020: la Suisse perd 3-0 contre l'Italie et inquiète

Pour son deuxième match du tournoi, la Nati se rend à Rome où l'attend une Italie en pleine renaissance. Début à 21 heures. Infos, récits et interviews sur cette page jusqu'à minuit.
16.06.2021, 19:4917.06.2021, 17:37
Team watson
Team watson
Suivez-moi

La Suisse s'est inclinée 3-0 devant l'Italie sur des buts de Manuel Locatelli (26e et 52e) et de Ciro Immobilie (89e). Autant le dire, elle est tombée de haut.

Cette défaite ne la condamne pas. La Suisse sera, en principe, qualifiée pour les huitièmes de finale si elle gagne dimanche à Bakou contre la Turquie. Sa chance sera d'affronter pour ce troisième match une équipe qui semble encore plus léthargique qu'elle.

La Suisse a très vite abdiqué devant des Italiens qui ont tranquillement prolongé une série de 29 rencontres sans défaite. Vladimir Petkovic avait pris le pari de reconduire le onze qui avait failli à Bakou. Le scénario de la première période lui a donné tort. Cette équipe, qui n'a cessé de clamer son ambition de rivaliser avec les meilleures du continent, est restée très loin du compte.

Seferovic a joué 45 minutes (si, si).
Seferovic a joué 45 minutes (si, si).Image: KEYSTONE

La Suisse s'en sortait bien à la pause avec un seul but de retard, sauvée par la VAR qui annulait une réussite (main) de Giorgio Chiellini à la 19e, lequel avait gagné facilement un duel contre les têtes blondes de Granit Xhaka et de Manuel Akanji.

Les têtes blondes de la Nati, 28 ans et 25 ans.
Les têtes blondes de la Nati, 28 ans et 25 ans.

La Nati s'est avérée incapable de s'opposer au collectif italien, confrontée également aux limites de ses individualités: Ricardo Rodriguez, dépassé par Domenico Berardi sur l'action du 1-0; Kevin Mbabu, mis au supplice par le duo Spinazzola-Insigne.

Mbabu a souffert dans son couloir.
Mbabu a souffert dans son couloir.Image: KEYSTONE

Sur le plan offensif, ce fut le néant. Avec un Granit Xhaka qui a cherché avant tout à soulager ses défenseurs et un Remo Freuler trop discret, la Suisse n'a pas eu de réelle influence sur le jeu. Avec un Xherdan Shaqiri sans grande inspiration, et deux attaquants, Haris Seferovic et Breel Embolo, à la peine, elle n'a pas eu davantage de poids en attaque: aucune occasion en première mi-temps, deux petites en deuxième.

A 2-0, l'Italie passait en mode gestion. La Squadra pouvait laisser tranquillement venir l'adversaire pour rechercher la verticalité dans ses ruptures. Avec les introductions de Silvan Widmer et de Steven Zuber, Vladimir Petkovic reconnaissait implicitement qu'il s'était trompé dans ses choix initiaux. Cette défaite 3-0 n'est pas seulement celle des joueurs, mais aussi celle d'un sélectionneur conservateur.

Image: AP EPA Pool

Réactions, allusions

«On n'a pas su répondre au niveau de l'intensité et des duels. On a été remis à notre place. Dimanche, il faudra tout donner pour l'équipe car, ce soir, je ne pense pas que tout le monde l'ait fait»
Kevin Mbabu sur la RTS
«C'est une déception. Une très grande déception»
Granit Xhaka

Déception totale

Heureusement que la Suisse avait promis d'être conquérante et ne voulait plus se satisfaire des places d'honneur (tiens, exactement les mêmes déclarations que les hockeyeurs avant les derniers Mondiaux): il y a très longtemps que la Nati n'était pas parue aussi timorée et pas à sa place. Sans leader, sans ambition dans le jeu, sans caractère.

Est-ce le pire match de l'ère Petkovic? Ce sera l'avant-dernier, dans tous les cas, si la Suisse ne bat pas la Turquie dimanche, condition sine qua non pour se qualifier.

Classement

Revivez les temps forts du match

Italie - Suisse comme vous l'avez vécu en live: récits, analyses, buts et images. On rembobine le film à l'envers.

Et de trois

Sans pression ni la moindre contrariété, Immobile marque des vingt mètres, tranquille. 3-0.

L'Italie calme le jeu

Première occasion pour la Suisse avec Shaqiri, seul à gauche du but italien. La Squadra passe sur pilote automatique, avec une maîtrise des rythmes et des mouvements tactiques que personne ne viendra lui apprendre...

Et de deux!

Locatelli inscrit le 2-0. Tout aussi limpide que le premier: encore une récupération haute, encore une passe de Berardi, encore une transition rapide vers Locatelli qui, à l'entrée des seize mètres, envoie une frappe du gauche, sèche et ras-de-terre, pour marquer (encore) facilement et sans résistance (encore et encore).

Entrée fracassante

Vladimir Petkovic s'énerve et sort Seferovic, inexistant (lui aussi). Gavranovic est censé amener son dynamisme, ses appels dans la profondeur. Encore faudra-t-il lui donner des ballons.

Trois minutes plus tard, Gavranovic fête son entrée en jeu par un coup sur Bonucci. Carton jaune.

La Suisse s'en sort bien

1-0 à la pause et plusieurs problèmes à résoudre en quinze minutes. Comment mieux ressortir le ballon depuis l'arrière, traverser le premier rideau italien, sans recourir à des relances suicidaires? Comment peser davantage sur la défense? Que faire avec de Shaqiri? Comment exister un peu?

L'Italie fait mal avec ses transitions à la récupération du ballon, où elle privilégie un jeu vertical et rapide. Sa supériorité saute aux yeux les plus aveuglés.

Les stats de la première mi-temps

1-0 pour l'Italie

La Squadra Azzurra impose une domination étouffante qu'elle concrétise très naturellement: Berardi déborde Rodriguez puis décale Locatelli qui, seul, n'a plus qu'à propulser la balle dans les buts.

Chiellini marque puis sort!

Corner et cafouillage dans les seize mètres suisses. Chiellini, 36 ans, surgit plus vite que tout le monde et croit concrétiser une forte domination italienne (19e). La VAR corrige: la balle avait rebondi sur sa main. Peu importe que ce soit accidentel, le règlement est clair.

Dans la foulée (claquage?), le capitaine italien sort sur blessure. Il est remplacé par Acerbi (AS Rome).

Chiellini (en bleu) a vu sa vie défiler en cinq minutes.
Chiellini (en bleu) a vu sa vie défiler en cinq minutes.Image: KEYSTONE

L'Italie presse

Fidèle à ses nouvelles habitudes, l'Italie presse haut et tente de partir rapidement à l'attaque, avec des passes verticales. La Suisse peine à s'extraire de ce pressing mais une fois franchi le premier rideau, elle rivalise dans le jeu et réussit même quelques incursions dans les seize mètres italiens

Le match démarre

Coup d'envoi donné par M. Serguey Karasev. Pour se mettre en confiance, rappelons que l'Italie reste sur 28 matches sans défaites (23 victoires, 5 nuls). L'équipe de Mancini n'a plus perdu depuis le 10 septembre 2018 contre le Portugal (1-0).

Selon David Lemos sur la RTS, il y aurait environ 2000 spectateurs suisses et 15 000 italiens. L'ambiance ferait presque oublier le Covid (mais n'arrangera pas le moral des organisateurs de festival...)

Compos et chiffres clés

Vladimir Petkovic a offert aux titulaires de Bakou une chance de rachat. Le «Mister» a reconduit le même onze de départ pour affronter l'Italie. Il a donc maintenu sa confiance à Xherdan Shaqiri et croit le joueur de Liverpool capable d'enchaîner quatre matches en huit jours.

Comme samedi dernier, Edimilson Fernandes, Jordan Lotomba et Becir Omaregic ne figurent pas sur la feuille de match.

La compo de la Suisse

Dans les rangs italiens, Marco Verratti suivra également la rencontre depuis les tribunes. Depuis l’arrivée sur le banc de Roberto Mancini il y a trois ans, la Squadra Azzura évolue en 4-3-3 avec le duo Jorginho – Verratti à la baguette. Le pressing est haut, l’Italie ne se contente plus de défendre devant ses seize mètres.

La compo de l'Italie

La Turquie larguée

Dans le même groupe et en fin de journée, la Turquie a perdu 2-0 face au Pays de Galles, quatre jours après une première défaite 3-0 contre l'Italie. En difficulté en première période, les Turcs ont poussé après la pause mais sans réussir à marquer.

Aaron Ramsey a ouvert le score en première période (42e). Gareth Bale aurait pu doubler la mise mais il a envoyé son penalty au-dessus de la cage. Dans le temps additionnel, Connor Roberts a assuré la victoire des Gallois. Avec zéro point en deux matches et un goal-average de 0-5, la Turquie est quasiment éliminée.

Italie - Suisse en chiffres

Un peu de lecture

Plus d'articles sur le sport

Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Ammann peut-il faire comme Federer et ne plus jamais revenir?
Le sauteur à skis a le même âge (41 ans) que l'icône du tennis et le même amour pour son sport mais les mêmes ennuis, aussi, pour retrouver le haut niveau. Il n'a pas sauté de tout l'été et personne ne sait quand il réapparaîtra, ni même s'il reviendra.

On est sans nouvelles de Simon Ammann. Il n'a pas sauté lors de la saison d'été du saut à skis et n'est pas davantage présent ce week-end pour la finale du Grand-Prix à Klingenthal. «Les chances de le voir disputer une 26e saison de Coupe du monde dès novembre deviennent toujours plus minces», prévient l'agence ATS, soulignant que ni le chef de la discipline (Berni Schödler), ni l'entraîneur du champion saint-gallois (Martin Künzle) ne savent ce qu'Ammann a planifié pour l'hiver. «S'il veut sauter, il devrait bientôt le communiquer. La balle est dans son camp», dit simplement le coach.

L’article