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La séquence litigieuse.
La séquence litigieuse. Image: Twitter

Une polémique en finale de coupe Stanley à l'aube du puck de match

Battue 3-2 par Colorado dans l'acte 4 de la finale de la Coupe Stanley, la franchise de Tampa Bay est dos au mur et ne décolère pas: la victoire de leur adversaire est entachée d'un surnombre. Dany Gelinas décrypte.
24.06.2022, 17:1024.06.2022, 17:40
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Un bijou de Nazem Kadri dans les prolongations a permis à Colorado de se rapprocher du Graal et d'une victoire en coupe Stanley. Grâce à son joueur de centre canadien, l'Avalanche mène 3-1 dans la série et a donc un premier puck de match (dans la nuit de vendredi à samedi).

Mais les scènes de liesse qui ont suivi le dernier match, et la probable victoire du Colorado ce week-end, a une saveur amère pour l’entraîneur-chef adverse Jon Cooper. Le dirigeant de Tampa Bay s'est présenté en conférence de presse et a lancé une phrase suggestive aux journalistes présents.

«Cette défaite fait très mal. J’ai le cœur brisé pour mes joueurs, car nous devrions toujours être sur la patinoire en ce moment»
Jon Cooper

Cooper a annoncé vouloir faire le point avant le départ pour Denver. Il s'est ensuite levé, laissant la presse interloquée. Que voulait-il dire avec cette phrase au sens incertain?

La chaîne de télévision québécoise Réseau des sports (RDS) a mené l'enquête. Explications:

Description de la séquence de jeu:
On remarque la présence de six patineurs de l’Avalanche sur la patinoire. En regardant plusieurs fois les reprises, il devient vite évident que Nazem Kadri saute sur la patinoire bien avant que Nathan MacKinnon, venu en relève, ne soit de retour ne serait-ce que près du banc. Quand Kadri reçoit la passe et qu’il bifurque sur sa gauche pour foncer dans le camp adverse, MacKinnon n’est toujours pas au banc.

L’infraction n’a pas été signalée. Kadri a marqué. L’Avalanche l'a emporté.

La question demeure. Mais Jon Cooper est-il dans son droit de se montrer remonté? «Il a raison! A sa place, je casse tout», nous explique Dany Gelinas, coach du HC Viège (VS). «L'action est incorrecte, une pénalité pour surnombre aurait dû être imposée, mais il n'est plus possible de contester le sort de ce match.»

Tension au maximum

Il ne faut pas oublier que les règles stipulent qu’un joueur qui est à une distance de bâton de son banc - 1m50 - peut être présent sur la glace, mais sans être acteur. Sauf que «les arbitres ne peuvent pas tout voir, la tension est au maximum et le jeu se passe si vite», explique le Franco-Canadien.

Cooper est resté stoïque et a présenté ses excuses le lendemain de la conférence de presse. Mais Gelinas évoque un détail intéressant:

«Il s'est permis d'attaquer la Ligue. Et même à chaud, la NHL est intransigeante et n'hésite pas à amender ce genre de propos. Cette fois-ci, il n'a rien eu. C'est bien la preuve qu'il y a eu une erreur du corps arbitral»

Sur le premier rapport officiel publié par la NHL, RDS a remarqué la présence de sept membres de l’Avalanche dans la section réservée aux joueurs sur la patinoire au moment du goal. On y voit les numéros de Bowen Byram, Erik Johnson, Valeri Nichushkin, Josh Manson, Artturi Lehkonen, Nazem Kadri et celui du gardien Darcy Kuemper. Aucune trace de Nathan MacKinnon qui était pourtant sur la glace.

Dany Gelinas
Dany Gelinas Image: Keystone

Dans un second temps, un nouveau rapport officiel publié une vingtaine de minutes après la première version montre qu'une correction a été effectuée par la NHL: le numéro de Johnson a été effacé.

«C'est ce qu'on appelle une erreur humaine», plaide Dany Gelinas.

Chris McSorley travaille ces changements rapides

Bien que Jon Cooper soit en colère, son équipe est proche de la rupture. «Son effectif est aux abois, les joueurs sont morts. Il se repose sur des éléments blessés et un gardien de classe mondiale, Andreï Vasilevskiy. Nikita Kucherov est blessé, on le voit, il refuse les contacts sur la glace», décrit Gelinas.

A la question de savoir si des clubs profitent de ce genre de situation:

«Non, on ne joue pas avec ces règles. Les joueurs prendraient ça pour de la tactique. On essaie plutôt de les retenir et de préconiser une bonne communication»

Il nous apprend d'ailleurs le travail de sape effectué par McSorley pour ces changements. «Cela demande beaucoup de concentration, surtout une bonne communication. Tu peux rapidement semer le trouble dans l'esprit des joueurs si tu n'es pas clair dès le départ», détaille le coach de Viège.

En ce qui concerne le cas de Tampa Bay, la pilule est dure à avaler. Des joueurs qui traînent la patte, un capitaine (Steven Stamkos) qui s'est sacrifié corps et âme pour bloquer des pucks, avec la mine déconfite en fin de partie. La prochaine rencontre au Ball Arena à Denver sera sûrement l'ultime de cette finale.

Aujourd'hui, c'est FOTE!

Video: watson

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