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Un Brésil plus défensif ++ 1000e match de Messi

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Un Brésil plus défensif ++ 1000e match de Messi

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
29.11.2022, 05:3004.12.2022, 08:21
team watson / ats

Alisson, symbole d'un Brésil plus défensif ?

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Image: KEYSTONE/AP/Hassan Ammar

Avec l'inépuisable réservoir d'attaquants du Brésil, on oublierait presque que la défense brésilienne est l'une des meilleures du Mondial 2022.

Au point que son gardien Alisson n'a pas eu le moindre arrêt à effectuer avant de défier lundi la Corée du Sud en 8es de finale.

La statistique est presque incroyable: la Serbie (2-0) puis la Suisse (1-0), les deux premiers adversaires de la Seleçao, n'ont pas cadré le moindre tir sur la cage d'Alisson, ce qui a permis au Brésil de tranquillement se qualifier et de faire faire tourner son effectif lors de son troisième match contre le Cameroun vendredi (défaite 1-0).

Contre les Camerounais, derrière une défense très remaniée, le gardien remplaçant Ederson a chaussé les gants, avec de jolies parades, mais un but encaissé en fin de match. Ce qui n'empêche pas le Brésil d'être la meilleure défense de la compétition à ce stade avec 1 seul but encaissé, à égalité avec cinq autres équipes.

En revanche, plus inquiétant, la Seleçao se traîne dans le ventre mou du classement des meilleures attaques avec seulement trois buts inscrits, loin des neuf buts de l'Espagne et de l'Angleterre. "Nous avons une équipe très équilibrée", avait prévenu en début de tournoi le sélectionneur Tite. "Nous avons concédé peu de buts pendant les qualifications et je ne prévois pas de remplir le terrain de défenseurs. Le secret, c'est de trouver l'équilibre."

"Notre équipe défend très bien"

En attendant le retour à la compétition de son maître à jouer Neymar, convalescent et espéré lundi, la sélection brésilienne a nombre de solutions de rechange en attaque, de Vinicius à Richarlison, de Rodrygo à Raphinha.

Mais c'est peut-être sur sa défense que le Brésil peut bâtir, reconnaît Claudio Taffarel, ancien gardien auriverde champion du monde 1994, autre équipe solide derrière. "Notre équipe défend très bien", s'est réjoui mardi l'entraîneur des gardiens de la Seleçao. "Ce n'est pas seulement le fait de nos défenseurs, de nos latéraux, de nos milieux, les attaquants aussi y contribuent. C'est très positif. Quand on ne concède pas d'occasions on montre sa force."

Lundi, face aux Sud-Coréens au stade 974, Alisson Becker devrait retrouver sa place de no 1 et la solidité d'un axe défensif construit autour de la charnière Marquinhos-Thiago Silva et de la sentinelle Casemiro, qui lui ont évité d'être mis à contribution sur les deux premiers matches.

Alisson (30 ans), élu meilleur gardien du monde par la FIFA en 2019, sait néanmoins qu'il aura davantage de travail avec le début de la phase à élimination directe, où les gardiens prennent une importance accrue, notamment en cas de dénouement aux tirs au but.

"Pour nous qui sommes sur la touche, c'est mieux qu'il ne soit pas trop sollicité", plaisante Claudio Taffarel.

Quels latéraux ?

Cette solidité vient de loin: le Brésil a été la meilleure défense des qualifications sud-américaines (5 buts encaissés en 17 matches) en dépit de son attaque de feu (40 buts inscrits)...

Reste un point d'interrogation: quels latéraux pourra aligner Tite lundi ? Ses titulaires Danilo (cheville) et Alex Sandro (cuisse) étaient à l'infirmerie ces derniers jours, le remplaçant Alex Telles (genou) est sorti blessé vendredi et le vétéran Dani Alves (39 ans) ne donne plus toutes les garanties défensives...

Reconduire Eder Militao, défenseur central du Real Madrid habitué à dépanner à droite, est une option, de même que faire jouer à gauche le droitier Danilo, qui a repris l'entraînement avec ballon et devrait être apte lundi.

L'essentiel, pour le Brésil, est de continuer à être hermétique. Et à donner le moins de travail possible à Alisson, gardien pour l'heure désoeuvré.

1000e match officiel pour Messi

Messi jouera samedi son 1000e match officiel
Messi jouera samedi son 1000e match officielImage: KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK

Lionel Messi disputera son 1000e match officiel face à l'Australie en 8e de finale de la Coupe du monde au Qatar. La superstar argentine en a joué 168 avec sa sélection nationale avant samedi.

Auteur de 93 buts sous le maillot de l'Albiceste, Lionel Messi (35 ans, 778 matches avec le FC Barcelone) a participé jusqu'ici à 22 matches en phase finale d'un Mondial. Il n'a toutefois jamais trouvé la faille dans la phase à élimination directe, ses 8 buts ayant tous été marqués en phase de poules.

La peur passée, l'Argentine vise à nouveau les sommets

L'Argentine a frôlé le pire dans la phase de poules du Mondial, mais elle s'en est sortie.

La revoici en costume de favorite, toujours portée par le génie de Lionel Messi et la ferveur de ses supporters, au moment d'affronter la coriace mais limitée Australie samedi en 8e de finale.

"Je crois que nous sommes redevenus l'équipe que nous étions", a résumé le milieu de terrain Alexis McAllister après la victoire de mercredi face à la Pologne (2-0), qui a expédié l'Albiceleste à la première place du groupe C.

L'équipe que l'Argentine était, c'est celle qui est arrivée au Qatar gonflée de confiance, à la tête d'une série de 36 matchs sans défaite et convaincue que Messi était redevenu Messi après une première saison moyenne au PSG, et qu'un troisième sacre après ceux de 1978 et 1986 était possible.

Mais elle est soudainement devenue autre chose, une équipe angoissée et fragilisée, après sa défaite totalement inattendue contre l'Arabie Saoudite (2-1) en ouverture de tournoi. Le match suivant, face au Mexique, a été celui de la peur, face au risque d'une défaite et d'une élimination bien trop précoce. Mais Messi et les siens ont écarté l'obstacle (2-0) et ont de nouveau été convaincants contre la Pologne (2-0) pour atteindre les 8es de finale.

"Tant de responsabilités"

Présent vendredi en conférence de presse, le milieu de terrain de la sélection et de l'Atlético Madrid Rodrigo De Paul a expliqué combien la pression du résultat pesait tout de même sur les épaules argentines.

"Au début, je n'ai pas profité d'être au Mondial, avec ce coup qu'on a pris. Au deuxième match non plus, parce qu'il fallait gagner. Contre la Pologne, un tout petit peu. Mais en fait, c'est hier qu'on a pu vraiment en profiter pour la première fois, en regardant les matchs tranquillement, en buvant le maté avec les gars", a-t-il raconté.

"Plus tard, il y a des moments auxquels je donnerai plus de valeur. Mais aujourd'hui, il y a tant de responsabilités, de telles attentes, qu'on ne peut pas en profiter pleinement", a ajouté De Paul, qui a toutefois aussi estimé que la défaite surprise face à l'Arabie Saoudite avait permis de faire ressortir "le caractère" du groupe argentin.

"Ca n'est pas un tournoi facile. L'Allemagne et la Belgique ont été sorties, l'Espagne presque aussi. Nous on a fini premiers de groupe et c'est un résultat qui a de la valeur. Ca a été des moments difficiles, mais avec le recul, je pense que ça a été positif. On a vu comment le groupe a réagi dans la difficulté", a-t-il estimé.

"Favoris théoriques"

Cette capacité de réaction, la qualité de certains cadres (Otamendi, De Paul...), l'émergence de quelques espoirs (Julian Alvarez, Enzo Fernandez), la ferveur d'un public très présent au Qatar et, bien sûr, la classe inégalée de Messi, déjà auteur de deux buts, ont permis aux Argentins de remettre leur costume de favoris avant d'affronter l'Australie, sortie deuxième du groupe de la France.

Mais le sélectionneur Lionel Scaloni se méfie. "Je ne sais pas si l'adversaire est inférieur. C'est une bonne équipe et c'est toujours difficile d'affronter un collectif qui sait ce qu'il veut. Je crois qu'il faut laisser de côté les favoris théoriques et jouer au football", a-t-il dit.

Les "Socceroos", eux, sont impatients. En arrivant en 8es de finale, ils ont rejoint l'équipe de 2006 et peuvent désormais obtenir le meilleur résultat de l'histoire de leur pays en Coupe du monde. "C'est un pays de football et c'est formidable de jouer contre eux. Compte tenu de l'adversaire, je suis sûr qu'on verra le meilleur de l'Australie. Les cerveaux seront allumés à chaque seconde", a promis le sélectionneur Graham Arnold.

Gakpo et les Pays-Bas face au bunker américain

Cody Gakpo, qui a emmené quasiment à lui seul les Pays-Bas en 8es de finale du Mondial avec ses trois buts, sera attendu à 16h par la solide arrière-garde des Etats-Unis.

"Je suis fier de lui mais il doit continuer parce que c'est maintenant que le tournoi commence vraiment", a glissé Denzel Dumfries, après la victoire des Néerlandais contre le Qatar (2-0), au terme d'une phase de groupes sans histoires mais sans brio.

Au sein d'une équipe qualifiée en marchant, Gakpo s'est distingué avec ses accélérations et sa réussite devant le but: de la tête contre les Lions du Sénégal (2-0), du gauche contre l'Equateur (1-1) et du droit contre le Qatar.

Marquer lors de trois matches consécutifs de Coupe du monde, seuls trois autres Néerlandais l'avaient fait avant lui, et pas n'importe lesquels: Johan Neeskens (1974), Dennis Bergkamp (1994) et Wesley Sneijder (2010).

L'attaquant du PSV Eindhoven confirme sur les pelouses du Qatar ce qu'il fait depuis le début de saison sur celles des Pays-Bas, où il est à la fois le meilleur buteur (neuf réalisations) et le meilleur passeur (12) actuel du championnat. "Quand vous marquez trois buts, vous êtes forcément très important pour l'équipe. Mais il montre à quel point il est excellent non seulement à travers ses buts mais aussi avec son jeu", explique son coéquipier Marten de Roon.

Pas "une surprise"

"Une surprise? Non, c'était déjà un bon joueur. Il joue un peu plus devant avec nous. Au PSV, il joue un peu plus bas et sur l'aile gauche mais il a une qualité exceptionnelle et on savait qu'il pouvait le faire", ajoute le milieu de l'Atalanta.

De quoi faire monter les enchères autour du jeune joueur de 23 ans, sous contrat jusqu'en 2026 avec le PSV, son club formateur. L'intéressé, régulièrement interrogé par la presse sur l'intérêt de clubs comme Manchester United, reste pour le moment "concentré" sur le Qatar avec l'"objectif" affirmé d'être "champion du monde".

Encore faudrait-il que les Pays-Bas haussent le rythme après avoir souvent privilégié la gestion à la prise de risque offensive lors du premier tour. Car, au-delà des éclairs venus de Gakpo, les Oranje ont manqué de variété et d'impact. Notamment en raison du manque de rythme de leur meilleur buteur Memphis Depay, arrivé au Qatar sans le moindre match dans les jambes depuis deux mois à Barcelone.

Le sélectionneur Louis van Gaal, qui avait emmené les Pays-Bas en demi-finale il y a huit ans, reste hermétique aux critiques sur ce style jusqu'ici minimaliste: "En 2014, c'était la même chose, la presse était très négative. J'y suis habitué, et les joueurs aussi", a-t-il évacué en conférence de presse vendredi.

Des "héros" pour 2026

Ses Oranje sont attendus par une équipe des Etats-Unis au jeu physique, qui a montré de belles dispositions pour neutraliser ses adversaires. Bloc solide et discipliné, la Team USA est invaincue (une victoire, deux nuls) et n'a pris qu'un but, sur penalty, contre le pays de Galles (1-1). Elle a surtout été la seule équipe à tenir tête à la belle armada offensive de l'Angleterre (0-0).

A quatre ans d'une Coupe du monde organisée sur leur sol, avec le Canada et le Mexique, les Américains ont affiché des progrès constants pour valider leur qualification contre l'Iran (1-0), avec une équipe composée de onze titulaires jouant en Europe, dont le milieu de la Juventus Weston McKennie et l'attaquant de Chelsea Christian Pulisic. L'attaquant des "Blues", touché au bassin contre l'Iran, a assuré qu'il ferait "tout ce qui est en son pouvoir" pour être sur la pelouse samedi.

Les Etats-Unis peuvent atteindre les quarts de finale pour la première fois depuis 2002, leur meilleur résultat, une belle façon de faire parler du "soccer" en vue de 2026: "Le soutien venu des Etats-Unis est incroyable, c'est vraiment sympa de voir comment un tournoi peut modifier la perspective sur l'audience du football", a souri vendredi le capitaine américain Tyler Adams. "C'était un de nos buts dans ce tournoi, on veut que les prochaines générations bénéficient de ce soutien."

Capela et les Hawks enchaînent un 2e succès

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Image: KEYSTONE/AP/Hakim Wright Sr.

Clint Capela et les Hawks ont enchaîné vendredi un deuxième succès d'affilée en NBA. Atlanta a dominé Denver 117-109 après avoir mis fin à sa série de trois défaites mercredi à Orlando.

Auteur de 12 points (à 5/10 au tir) et de 11 rebonds - dont 6 captés en phase offensive, Clint Capela a signé face aux Nuggets du double MVP Nikola Jokic (24 points, 10 rebonds, 8 assists) son 12e double double de la saison en 21 matches disputés. L'intérieur genevois a conclu cette partie avec un différentiel de -2, en 31' de jeu.

Emmenés par Dejounte Murray (34 points, 8 assists), les Hawks ont témoigné d'une grande force de caractère dans un match qu'ils ont disputé sans trois membres de leur cinq de base habituel (Trae Young, John Collins et De'Andre Hunter, tous blessés). Ils ont forcé la décision en réussissant un partiel de 8-0 dans le "money time", alors que Denver était revenu à 106-103 à 3'37'' de la fin.

Un but et un assist pour Josi face aux Isles

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Image: KEYSTONE/AP/Julia Nikhinson

Roman Josi s'est une nouvelle fois montré déterminant sous le maillot de Nashville en NHL.

Le capitaine des Predators a signé un but et un assist vendredi lors d'un match gagné 4-1 sur la glace des New York Islanders.

Crédité d'une mention d'assistance sur l'ouverture du score de Filip Forsberg à la 15e minute, Roman Josi a inscrit le 2-0 à la 29e d'un puissant tir sur réception, à chaque fois au cours d'une supériorité numérique. Nashville a inscrit ses deux derniers buts dans la cage vide, après que les Isles étaient revenus à 2-1 à la 52e.

Roman Josi a été désigné deuxième étoile de cette rencontre, la troisième gagnée de manière consécutive par les Predators, derrière son gardien Kevin Lankinen (48 arrêts). Avec 6 buts et 14 assists, il est le quatrième Suisse à avoir atteint la barre des 20 points cette saison après Kevin Fiala, Nico Hischier et Timo Meier. Nino Niederreiter est quant à lui resté "muet" dans le camp des Preds.

Mondial 2022: un Brésil bis battu 1-0 par le Cameroun

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Image: KEYSTONE/AP/Frank Augstein

Le Brésil a fini en tête du groupe G du Mondial 2022 malgré une défaite. Avec une équipe profondément remaniée, les quintuples champions du monde ont été battus 1-0 par le Cameroun.

Tite avait aligné une équipe bis, laissant ses titulaires habituels au repos. Cela s'est reflété sur la manière et l'efficacité, les remplaçants étant loin d'évoluer au même niveau que leurs collègues. Seul Martinelli, qui a alerté plusieurs fois Epassy, a vraiment convaincu.

Aboubakar marque et se fait expulser

Pour le reste, la partie a été plutôt décevante. Le Cameroun s'est aussi procuré quelques occasions, mais sans pouvoir conclure jusque dans les arrêts de jeu, quand Aboubakar a trompé Ederson (92e) de la tête. Ayant enlevé son maillot pour célébrer, le capitaine camerounais a écopé d'un deuxième avertissement...

Le Brésil avait notamment aligné Dani Alves, qui est devenu le joueur de champ brésilien le plus âgé à disputer un match de Coupe du monde. L'expérimenté défenseur est en effet âgé de 39 ans, 6 mois et 27 jours. Il a ainsi dépassé le record de Thiago Silva (38 ans) établi lors des deux premiers matches du Brésil au Qatar. Ces deux joueurs ont effacé la marque établie par Djalma Santos en 1966 (37 ans).

Suter seulement battue par Goggia à Lake Louise

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Image: KEYSTONE/AP/Frank Gunn

Corinne Suter a manqué de peu la victoire lors de la première descente féminine de l'hiver vendredi à Lake Louise.

La championne olympique 2022 de la discipline a pris la 2e place, à 0''04 seulement de Sofia Goggia.

En quête d'un cinquième succès en Coupe du monde, Corinne Suter a fait jeu égal avec l'Italienne sur la grande majorité du parcours pour s'offrir un 20e podium à ce niveau, le 13e dans la discipline et le troisième à Lake Louise. La Schwytzoise saura certainement d'en satisfaire.

Sofia Goggia est en effet irrésistible à Lake Louise, où elle a triomphé pour la quatrième fois consécutive après son triplé de 2021 (deux succès en descente, un en super-G). Avec 13 succès à son actif dans la discipline, elle est désormais l'Italienne ayant remporté le plus de descentes sur le Cirque blanc devant Isolde Kostner (12).

Seules trois autres skieuses - les Autrichiennes Cornelia Hütter (3e) et Mirjam Puchner (4e) ainsi que la Slovène Ilka Stuhec (5e) - ont concédé moins de neuf dixièmes de seconde à la gagnante. Huitième, l'Italienne Elena Curtoni pointe déjà à plus d'une seconde.

Gut-Behrami hors du top 15

Deux autres Suissesses ont terminé dans le top 10 vendredi. La Bernoise Joana Hählen a partiellement confirmé sa belle 2e place obtenue en mars dans les finales de Courchevel/Méribel en se classant 9e (à 1''06). La Grisonnne Jasmine Flury a terminé au 10e rang, à 1''18.

Victorieuse du géant de Killington le week-end précédent pour sa première course de la saison, Lara Gut-Behrami doit quant à elle se contenter d'une 18e place sur un tracé pas suffisamment exigeant à son goût. En délicatesse avec son nouveau matériel, Michelle Gisin a lâché plus de deux secondes pour se retrouver au-delà du 20e rang.

Une deuxième descente est prévue samedi dès 20h30 dans la station canadienne, où Chantal Bournissen (en 1992) est la seule Suissesse à s'être imposée dans la spécialité. Le premier super-G de la saison est programmé dimanche, à 19h.

Suisse - Serbie: A Kobel et à Schär de jouer

Gregor Kobel: il a toute la confiance de Murat Yakin.
Gregor Kobel: il a toute la confiance de Murat Yakin.Image: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Dans l'air depuis quelques heures, les forfaits de Yann Sommer et de Nico Elvedi ont été officialisés. Le gardien et le défenseur ne joueront pas ce soir contre la Serbie.

Grippés depuis jeudi matin, Yann Sommer et Nico Elvedi n'ont finalement pas été jugés aptes pour cette rencontre décisive. Si elle ne la perd pas, la Suisse sera qualifiée pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Un improbable succès du Cameroun devant le Brésil pourrait toutefois changer la donne et rendre la victoire impérative pour la Suisse.

Murat Yakin a logiquement titularisé Gregor Kobel et Fabian Schär pour pallier les absences de Sommer et d'Elvedi. Il a, par ailleurs, reconduit son organisation en 4-2-3-1 avec Xherdan Shaquiri, de retour aux affaires, et Ruben Vargas dans les couloirs. Noah Okafor, remis de sa gêne musculaire, prendra place sur le banc.

Gregor Kobel honore ce soir sa quatrième sélection. Le Zurichois reste sur une performance bien mitigée avec l'équipe nationale. Il avait, en effet, été titularisé lors de la défaite 4-0 contre le Portugal le 5 juin dernier. Mais cet automne, il a pleinement assuré son rang avec le Borussia Dortmund. Il fut, ainsi, l'un des artisans de la qualification du BvB pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

L'automne a également souri à Fabian Schär. Brillant avec Newcastle, surprenant troisième du championnat anglais, le Saint-Gallois a, ainsi, été régulièrement cité dans le onze idéal de la Premier League pour cette première phase de la saison. Il dispute ce soir contre la Serbie son 74e match avec l'équipe de Suisse.

L'équipe de Suisse évoluera dans la composition suivante ce soir à Doha face à la Serbie (coup d'envoi à 20.00): Kobel; Widmer, Schär, Akanji, Rodriguez; Freuler, Xhaka; Shaqiri, Sow, Vargas; Embolo.

Mondial 2022: la Corée du Sud jubile, l'Uruguay pleure

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Image: KEYSTONE/AP/Darko Bandic

Incroyable dénouement dans le groupe H du Mondial 2022 au Qatar. La Corée du Sud a in extremis décroché sa place pour les 8es de finale en battant le Portugal, déjà qualifié, sur le score de 2-1.

Fortement remanié, le Portugal avait pris les devants par Horta (5e). Kim a égalisé à la 27e avant que Hwang, servi en profondeur par Son, n'arrache la qualification à la 91e pour les Asiatiques. Dominés pendant la majeure partie du match, les Coréens ont fait le dos rond et ont saisir leur chance au bon moment pour créer l'exploit.

Au nombre de buts marqués

Ils passent ainsi devant l'Uruguay grâce au nombre de buts marqués. Les deux pays ont en effet fini avec 4 points, mais la Corée du Sud a un goal average de 4-4 contre 2-2 pour les Sud-Américains.

Ceux-ci ont pour leur part gagné 2-0 contre le Ghana grâce à un doublé signé De Arrascaeta (26e/32e). Il leur aura manqué un petit but pour passer l'épaule. Les Uruguayens, qui n'avaient pas marqué le moindre but lors de leurs deux premiers matches, ont cette fois fait preuve de davantage d'efficacité, aussi grâce à Luis Suarez, à la base des deux réussites.

Penalty arrêté

Le gardien Rochet a aussi joué un rôle en vue en détournant un penalty mal tiré par André Ayew alors que le score était encore nul et vierge (21e). Mais son exploit n'a finalement servi à rien, la Celeste étant condamnée à rentrer au pays tout comme d'ailleurs des Ghanéens qui n'ont pas confirmé leurs deux bons premiers matches. Zigi, le gardien de Saint-Gall, n'a rien à se reprocher sur les deux buts encaissés.

Argentine: Di Maria incertain contre l'Australie

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Image: KEYSTONE/EPA/Friedemann Vogel

Le milieu offensif argentin Angel Di Maria est incertain pour le 8e de finale du Mondial 2022 contre l'Australie samedi, a déclaré son sélectionneur Lionel Scaloni.

Il était sorti légèrement blessé contre la Pologne dans le dernier match de poule.

"Pour Angel, on espère qu'il ira bien. Aujourd'hui, je ne peux pas le dire. On doit attendre jusqu'à demain avant de décider", a déclaré Scaloni en conférence de presse, en contestant le terme de "contracture" utilisé par un journaliste. "Il est sorti pour une blessure, mais une contracture, c'est autre chose", a-t-il dit.

"Hier (jeudi), ça a été de la récupération pour la plupart des joueurs, avec de l'analyse de l'Australie. Aujourd'hui (vendredi) on va s'entraîner et on aura un panorama plus clair de la récupération d'Angel et de quelques autres", a ajouté Scaloni.

Di Maria, l'un des principaux lieutenants de Lionel Messi en sélection, est sorti peu avant l'heure de jeu mercredi lors du dernier match de poule de l'Argentine face à la Pologne.

La première descente de Beaver Creek annulée

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Image: KEYSTONE/AP/John Locher

La descente messieurs de Beaver Creek agendée vendredi à 18h15 a été annulée. Le jury a pris cette décision en raison des conditions climatiques dans la station du Colorado.

De forts vents mêlés à des chutes de neige, ainsi que les prévisions assez mauvaises durant la journée ont poussé à cette annulation. Une descente reste programmée samedi à Beaver Creek, où un super-G doit avoir lieu dimanche.

Il s'agit déjà de la neuvième annulation de la saison. La descente prévue à Lake Louise le vendredi précédent avait ainsi été repoussée au samedi, où un seul des deux super-G prévus s'était déroulé. La FIS n'avait dans l'immédiat pas décidé de reprogrammer ou non cette descente.

Joël Genazzi: "Il aurait suffi de 3 à 5% de plus de chacun"

Lausanne n'a pas su profiter de ses temps forts jeudi soir contre Bienne
Lausanne n'a pas su profiter de ses temps forts jeudi soir contre BienneImage: KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Jeudi soir face à Bienne, Lausanne n'est pas parvenu à enchaîner un deuxième succès après sa victoire à Ambri mardi. Défaits 4-2, les Vaudois ont sabordé le momentum à des instants-clés.

Difficile de penser qu'au sein de cette équipe lausannoise il y a une envie quasi irrépressible de coller à la définition du masochisme. Toujours est-il que le LHC 22/23 a une fâcheuse tendance à tendre sa crosse à l'adversaire pour le laisser en jouir à sa guise.

Face à Bienne jeudi soir, les hommes de Geoff Ward ont une fois encore réussi à se saborder. Lorsque Robin Kovacs égalise à 37 secondes de la fin du tiers initial, Lausanne a le vent dans le dos. Mais Damien Riat réussit l'exploit de prendre deux pénalités différentes sur une seule et même séquence en toute fin de période. Résultat des courses, le LHC attaque le tiers médian en infériorité numérique et Bienne en profite pour marquer deux fois.

Il y a aussi cette scène de la 31e minute. Yannick Rathgeb effectue une charge au centre de la glace qui ne plaît pas aux Lausannois. Alors que l'ancien défenseur de Fribourg reste stoïque, Robin Kovacs vient le pousser à plusieurs reprises. Les arbitres ne bronchent pas, mais Cody Almond décide d'en remettre une couche et prend logiquement deux minutes de pénalité. Deux tueurs de momentum, cet ascendant psychologique ou ces bonnes périodes qui interviennent lors d'une rencontre.

Pas d'émotions

Jamais homme à se cacher lorsqu'il s'agit d'évoquer ses performances ou celles de son club, Joël Genazzi a mis le doigt sur ce qui n'a pas fonctionné face aux Seelandais: "Il manque 3 à 5% de plus chez chaque joueur. Je ne pense pas que tous les joueurs étaient dans le match. En tout cas moi je n'étais pas content du mien. On doit se regarder dans le miroir et être honnête. Un soir comme aujourd'hui, ça ne suffit pas. Même si on a des poteaux, même si on reste dans le match, cela ne suffit pas, surtout face à une équipe comme Bienne qui veut jouer de manière offensive avec des attaquants qui "trichent" en essayant de passer derrière les défenseurs."

Autre bémol selon le défenseur des Lions, l'absence d'émotions: "On revient à 3-2 mais il a manqué les émotions. Je ne suis pas content des émotions montrées par le collectif sur la glace. On n'a pas respecté l'esprit de cette enceinte. OK, il n'y a pas 9600 personnes mais un peu plus de 6000. Le manque d'ambiance ne doit pas être imputé aux spectateurs, c'est de la nôtre. On ne leur donne pas une chance d'être fiers de nous et de chanter pour nous. Il y a deux-trois choses qui ont manqué et ce n'est ni le système ni les spectateurs. Je ne pense qu'on n'était pas au top de notre niveau."

Changements trop longs

Lorsque Joël Genazzi évoque le système, on se demande si les joueurs ont gardé des réflexes de l'ère John Fust? "Cela reste du hockey sur glace. Il y a encore des détails qui ne sont pas automatiques. Mais tu peux nous donner le meilleur système et le meilleur speech avant les tiers, à la fin c'est à nous de faire le travail. Et on avait tout pour faire juste, mais on ne l'a pas fait d'un point de vue collectif."

Fin analyste, l'ancien international souligne quelques précieux détails: "Je pense que l'on a fait des changements trop longs. On était trop longtemps sur la glace, surtout lors du deuxième tiers. Si tu as des jambes fraîches face à des jambes fatiguées dans cette ligue, c'est difficile à défendre. On avait amélioré ce détail dernièrement, mais là on a tous refait des changements un peu longs. Ce qui fait qu'on a perdu le momentum au deuxième tiers. On est dans le match mais pas tant que ça finalement. Il aurait suffi de 3 à 5% de plus de chacun."

Le Grand Prix de Chine 2023 annulé

Il n'y aura pas de Grand Prix de Chine en 2023
Il n'y aura pas de Grand Prix de Chine en 2023Image: KEYSTONE/AP/NG HAN GUAN

Le Grand Prix de Chine de Formule 1, qui devait avoir lieu le 16 avril 2023 à Shanghai, est annulé. Ceci en raison des "difficultés actuelles présentées par la situation du covid" dans le pays.

La Formule 1 n'est plus venue depuis 2019 en Chine, où les restrictions sont encore drastiques pour lutter contre la pandémie. Des "options alternatives" sont étudiées par la F1 pour remplacer l'événement et maintenir un calendrier de 24 courses, ce qui serait un record.

Si la F1 ne remplace pas l'événement, une saison à 23 courses (dont la première à Bahreïn le 5 mars) serait tout de même un record. L'actuel est de 22 Grands Prix.

Une semaine après un article de la BBC annonçant cette annulation, la F1, qui avait démenti, a finalement confirmé, après un nouveau "dialogue avec le promoteur et les autorités compétentes".

Cette décision intervient après une vague de manifestations de colère en Chine contre les restrictions sanitaires et pour davantage de libertés, le week-end dernier. Et ce malgré, cette semaine, des signes d'un possible allègement, par les autorités, de leur stricte politique "zéro covid".

Selon la BBC, le personnel de la F1 n'aurait pas été exempté des exigences de quarantaine en cas d'infection au covid, rendant une venue dans le pays très risquée pour les équipes dans un calendrier très serré.

L'absence de la Chine, pour la quatrième saison consécutive depuis le début de la pandémie, laisse un vide entre le Grand Prix d'Australie le 2 avril et celui en Azerbaïdjan le 30.

Pour espérer rester à 24 courses, la F1 peut compter sur un réservoir de prétendants, comme l'expliquait fin octobre le PDG de la F1, Stefano Domenicali, en marge du Grand Prix du Mexique: "Il y a beaucoup d'autres pays qui voudraient accueillir un Grand Prix. Demain matin, on pourrait signer avec sept ou huit autres pays en plus."

Suisse - Serbie: stop ou encore ?

Stop ou encore ? Le sort de la Suisse sera scellé ce vendredi à Doha à l'issue des retrouvailles dont personne ne voulait contre la Serbie pour une affiche qui peut outrepasser le terrain du sport.

Un partage des points suffira à la Suisse pour se hisser en huitième de finale du Mondial si l'on considère que le Cameroun, avec un gardien qui ne serait sans doute pas titulaire en Promotion League, ne peut raisonnablement pas battre le Brésil dans le même temps.

Si la Suisse arrive à bon port, elle aura passé le cap de la phase de poules pour la quatrième fois lors des cinq dernières éditions de la Coupe du monde. Le seul échec depuis 2006 fut celui d'Ottmar Hitzfeld en 2010 en Afrique du Sud où la Suisse avait pris la troisième place de son groupe derrière l'Espagne et le Chili.

Les feux sont au vert

Malgré les aléas des derniers jours - les forfaits de Xherdan Shaqiri et de Noah Okafor contre le Brésil et l'absence de Yann Sommer et de Nico Elvedi à l'entraînement jeudi en raison d'un refroidissement -, les feux sont au vert. Ce relatif optimisme repose sur l'enseignement majeur des dernières rencontres des deux équipes lundi.

La Suisse peut, en effet, s'appuyer sur une organisation défensive remarquable alors que les Serbes ont témoigné d'une extrême fébrilité dans leurs trente derniers mètres face au Cameroun. Même si Djibril Sow a raison de rappeler que la Suisse "n'a jamais été dans son histoire une grande équipe offensive", on la croit parfaitement capable d'exploiter les failles adverses. Surtout si Xherdan Shaqiri et Noah Okafor reviennent en jeu.

Déjà à Kaliningrad en 2018, Xherdan Shaqiri était parti dans le dos des défenseurs serbes pour inscrire le but de la victoire (2-1) dans le temps additionnel. On ne sait pas si le Bâlois a toujours les jambes, quatre ans plus tard, pour conclure une telle percée.

Mais son intelligence de jeu devrait lui permettre de poser sa griffe sur ce match face à une défense dont le meilleur élément selon les observateurs n'est autre que Strahinja Pavlovic qui a porté cette année les couleurs du FC Bâle pour un prêt de six mois bien infructueux.

L'état de grâce n'est plus de mise

Buteur contre le Cameroun, Srahinja Pavlovic, coéquipier aujourd'hui de Noah Okafor et de Philipp Köhn à Salzbourg, s'est affirmé à 21 ans comme l'un des représentants de la nouvelle vague de la sélection serbe dirigée par Dragan Stojkovic.

L'ancien maître à jouer du Marseille de Bernard Tapie s'est également appuyé sur le sens du but de Dusan Vlahovic (22 ans) pour redonner à la sélection quelques lettres de sa noblesse passée. On rappellera que la Serbie a devancé le Portugal dans le tour préliminaire de cette Coupe du monde avant d'obtenir une promotion en première division de la Ligue des Nations.

Fort heureusement pour la Suisse, Dragan Stojkovic n'est pas parvenu à maintenir cette sorte d'état de grâce dans lequel baignait son équipe depuis des mois. La faute à une cascade de blessures - Pavlovic et Vlahovic justement mais aussi Alksandar Mitrovic, Sergej Milinkovic-Savic et Milos Veljkovic - et à un climat délétère suscité par de folles rumeurs de coucheries avec les compagnes de coéquipiers. On ne peut pas dire que la Serbie s'avance vers cette rencontre avec toute la sérénité voulue.

Un rendez-vous à honorer

Dans le camp suisse, on veut croire que le groupe, selon la formule consacrée, "vit bien". Mais cette rencontre contre la Serbie dira si cette Coupe du monde au Qatar colle bien au discours tenu par une génération soucieuse "d'écrire l'histoire". Une élimination en phase de poules serait ressentie comme un échec cinglant seize mois après le quart de finale de l'Euro. Murat Yakin devra alors s'expliquer sur des choix qui n'ont pas seulement dérouté les observateurs les plus avertis mais également ses propres joueurs.

Mais si la Suisse s'impose ou prend le point qu'il faut, l'aventure avec un grand A continuera. Sans doute mardi soir dans l'écrin magnifique du stade de Lusail face au Portugal de Cristiano Ronaldo. Il serait bêta de ne pas y être, non ?

Les équipes probables

Serbie - Suisse. Vendredi 20h00. Stadium 974, Doha. Arbitre: Rapallini (ARG).

Suisse: 1 Sommer; 3 Widmer, 5 Akanji, 4 Elvedi, 13 Rodriguez; 8 Freuler, 10 Xhaka; 23 Shaqiri, 15 Sow, 17 Vargas; 7 Embolo.

Serbie: 23 Vanja Milinkovic-Savic; 4 Milenkovic, 5 Veljkovic, 2 Pavlovic; 14 Zivkovic, 6 Maksimovic, 10 Tadic, 20 Sergej Milinkovic-Savic, 17 Kostic; 18 Vlahovic, 9 Mitrovic.

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(ram)

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