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Carlos Alcaraz ignore ses limites ++ Pogacar remet ça

epaselect epa11477889 Carlos Alcaraz of Spain celebrates with his trophy after winning the Men's final against Novak Djokovic of Serbia at the Wimbledon Championships, Wimbledon, Britain, 14 July ...
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Carlos Alcaraz ignore ses limites ++ Pogacar remet ça

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09.01.2024, 14:2814.07.2024, 23:38
team watson / ats
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Euro 2024: l'Espagne a fait plier les Anglais

Oyarzabal jubile après le but du 2-1
Oyarzabal jubile après le but du 2-1Image: KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE

La meilleure équipe a bien été récompensée. A Berlin, l’Espagne a battu l’Angleterre 2-1 en finale de l’Euro 2024 pour cueillir une quatrième couronne continentale.

Titrée en 1964, en 2008 et en 2012, la Roja a forcé la décision sur une réussite de Mikel Oyarzabal à la 86e. Le joueur de la Real Sociedad a dessiné un mouvement magnifique avec Marc Cucurella pour inscrire le but du sacre. Mais les Espagnols ne furent pas au bout de leur peine contre cette Angleterre qui n’aura jamais lâché. Sur un corner de Cole Palmer, Declan Rice et Marc Guéhi, tous les deux de la tête, ont bien failli égaliser.

Cette scène de la 90e minute a rappelé combien le football pouvait être cruel. Les Anglais sont vraiment maudits. Leur quête pour regagner un deuxième titre après leur succès lors de la Coupe du monde 1966 semble infinie. Celle des Espagnols n'aura duré que 12 ans. Après bien des errances depuis 2012, la Roja a retrouvé son lustre son panache pour figurer à nouveau sur le toit de l'Europe.

Un interminable round d'observation

La première période ne fut qu’un interminable round d’observation. Au bénéfice de la possession, la Roja n’a jamais provoqué le déséquilibre qui aurait pu lui permettre de dessiner une action vraiment dangereuse. Sur les ailes, Nico Williams et Lamine Yamal n’ont pas pu exploiter leur vitesse devant des Anglais qui, il est vrai, ont su fermer admirablement les espaces.

A défaut d’être celle des artistes, cette première mi-temps a rappelé l’importance d’un Declan Rice dans le onze des Three Lions. A la peine lors de la phase de poules, notamment contre le Danemark, le joueur d’Arsenal donne sa pleine mesure dans le 3-4-2-1 de Gareth Southgate.

Récupérateur et régulateur, il a permis à l’Angleterre de ne rien céder aux Espagnols lors de cette première période. Dans le camp de la Roja, Robin Le Normand, qui était suspendu en demi-finale, a témoigné d’une autorité qui explique pourquoi sa fédération a fait le choix d’activer sa naturalisation. Le duo... français qu’il forme avec Ayremic Laporte en défense centrale explique aussi le renouveau de la Roja.

Une véritable "furia"

Si les Espagnols avaient sans doute pris tout leur temps pour installer leur jeu avant la pause, leur début de seconde période fut une véritable "furia". Servi par Yamal, Wiliams ouvrait le score à la 47e avant que Dani Olmo, deux minutes plus tard, ne galvaude une balle de 2-0. Comme si la sortie sur blessure à la mi-temps de Rodri avait incité les Espagnols à chercher le K.O., à jouer très vite, presque à contre-nature.

Menée au score comme en huitième de finale face à la Slovaquie, en quart de finale face à la Suisse et en demi-finale face aux Pays-Bas, l’Angleterre voulait croire à une nouvelle remontée même si la supériorité adverse devenait de plus en plus oppressante.

Pour redonner du cœur à son équipe, Gareth Southgate n’hésitait pas, peu après l’heure de jeu, à remplacer son capitaine Harry Kane par Ollie Watkins, le héros de la demi-finale. A la 70e, il lançait cette fois Cole Palmer dans la bataille pour un coaching à nouveau gagnant. Trois minutes après son introduction, le joueur de Chelsea signait le 1-1 d'une frappe clinique à la conclusion d'une action conduite par Bukayo Saka et Jude Bellingham.

Wimbledon: Carlos Alacaraz ignore où est sa limite

Carlos Alcaraz avec le trophée de Wimbledon
Carlos Alcaraz avec le trophée de WimbledonImage: KEYSTONE/EPA/NEIL HALL

Carlos Alcaraz a remporté dimanche à 21 ans son deuxième Wimbledon et son quatrième titre du Grand Chelem. Cela le met sur la trajectoire des statistiques du Big3.

L'Espagnol ne veut toutefois pour le moment pas en entendre parler. Il affirme quand même ne pas savoir "où est (sa) limite".

Q. Ce titre est-il différent de celui de l'an dernier ?

R: "C'est un grand moment, j'ai fait un très bon match même si Novak n'a pas joué de son mieux dans les deux premiers sets où il a commis beaucoup de fautes. J'ai su en profiter. Et puis être la même année champion à Roland-Garros et Wimbledon, ce que peu de joueurs ont réussi, c'est incroyable. J'essaye de réaliser que j'ai remporté deux fois Wimbledon et j'ai l'impression que c'est la même sensation que l'an dernier."

Q: Vous avez déjà des statistiques impressionnantes (plus jeune no 1 mondial, quatre titres du Grand Chelem à 21 ans, etc...) En êtes-vous fier ?

R: "J'essaye de ne pas y penser trop. Evidemment, c'est un très bon début de carrière, mais il faut continuer. A la fin de ma carrière, je veux être assis à la même table que ces grands champions. C'est mon principal objectif. Ce n'est pas important d'avoir gagné quatre titres du Grand Chelem à 21 ans si je ne continue pas d'en gagner. Pour le moment, je suis très content du travail que nous faisons avec mon équipe. Je suis très fier de moi. Je ne sais pas où est ma limite et je ne veux pas y penser. Je veux continuer de m'amuser et de rêver. Mes résultats jusque-là montrent que je suis sur la bonne voie. On verra à la fin de ma carrière si j'ai 25 titres du Grand Chelem, trente, quinze... quatre."

Améliorer tous les secteurs

Q. Djokovic a constaté une nette amélioration dans votre service. Dans quels secteurs voulez-vous encore progresser ?

R: "J'ai très mal servi durant le premier match (à Wimbledon). Je savais qu'il fallait améliorer mon service. Je l'ai beaucoup travaillé les jours sans match. Et il s'est amélioré match après match. Je suis très content d'avoir servi aussi bien en finale, ça a été ma principale arme. Mais globalement, je dois continuer d'améliorer tous les secteurs. Mon coup droit, notamment, peut être meilleur."

Q. Jannik Sinner et vous avez gagné les trois premiers tournois du Grand Chelem de l'année. Les jeunes ont-ils définitivement pris le pouvoir ?

R: "Avec Jannik, à 21 et 22 ans, nous sommes au sommet du classement et remportons les titres du Grand Chelem, je pense que c'est bon pour le tennis. Nous sommes de nouveaux visages. Nous avons une très bonne rivalité et il y a d'autres jeunes qui arrivent pour se battre pour ces titres. Je pense que c'est très bien pour le sport et pour les joueurs."

Inacceptable

Q. A l'US Open l'an dernier après votre défaite en demi-finale vous avez estimé avoir manqué de maturité. Où en êtes-vous maintenant ?

R: "J'ai beaucoup appris de ce match contre Daniil Medvedev à l'US Open. J'avais un peu baissé les bras dans le deuxième set après la perte du premier. C'est inacceptable quand on joue un Grand Chelem. Je savais que ça ne devait plus jamais arriver. Ca m'a beaucoup aidé mentalement dans les tournois du Grand Chelem suivants. Si je suis là maintenant, je pense que c'est en partie grâce à ce que j'ai retenu de ces situations."

Q. Comment allez-vous faire pour regarder la finale de l'Euro de foot Espagne - Angleterre alors que vous serez à la soirée de gala de Wimbledon ?

R: "Je regarderai la première période sur mon téléphone et la seconde, là-bas à la télévision. Je ne peux pas la manquer. Ca va être un grand moment pour les Espagnols. Ils (les joueurs de l'équipe espagnole de foot) ont regardé ma finale, je me dois de les regarder et de les encourager."

Propos recueillis en conférence de presse

Une Espagne sans surprise; Shaw remplace Trippier

Luke Shaw jouera d'entrée face à l'Espagne
Luke Shaw jouera d'entrée face à l'EspagneImage: KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK

Le sélectionneur espagnol Luis de la Fuente aligne son onze-type pour la finale de l'Euro. Côté anglais, Gareth Southgate a procédé à un changement par rapport au onze qui avait entamé la demi-finale

L'Espagne évoluera donc avec son système habituel, qui a fait ses preuves depuis le début de la compétition. Dani Olmo, qui a brillamment remplacé Pedri depuis la blessure au genou gauche de ce dernier en quart de finale, est à nouveau titulaire.

Gareth Southgate reconduit quant à lui le onze qui avait entamé la deuxième mi-temps face aux Pays-Bas. Luke Shaw sera ainsi aligné d'entrée face à la Roja, lui qui avait remplacé Kieran Trippier à la pause face aux Pays-Bas.

Shaw n'a plus entamé une rencontre depuis une blessure musculaire subie mi-février avec Manchester United. Entré une première fois en jeu contre la Suisse en quart de finale, il sera chargé de contenir les offensives du prodige espagnol Lamine Yamal.

Espagne - Angleterre

Berlin, 21h. Arbitre: Letexier (FRA).

Espagne: Simon; Carvajal, Le Normand, Laporte, Cucurella; Rodri, Fabian Ruiz, Olmo; Yamal, Morata, Williams.

Angleterre: Pickford; Walker, Stones, Guéhi, Shaw; Mainoo, Rice; Saka, Bellingham, Foden; Kane.

Alcaraz s'offre un quatrième trophée du Grand Chelem

Carlos Alcaraz affiche désormais 4 titres du Grand Chelem à son palmarès
Carlos Alcaraz affiche désormais 4 titres du Grand Chelem à son palmarèsImage: KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali

Carlos Alcaraz est bien de la trempe des plus grands.

L'Espagnol de 21 ans a cueilli dimanche son quatrième titre du Grand Chelem, le deuxième d'affilée à Wimbledon, en battant comme l'an dernier Novak Djokovic en finale sur le gazon londonien.

Vainqueur en cinq sets et 4h42' l'an dernier, Carlos Alcaraz a cette fois-ci donné une leçon au Serbe de 37 ans. Il s'est imposé 6-2 6-2 7-6 (7/4) en 2h27' de jeu. Il est ainsi le sixième joueur de l'ère Open (depuis 1968) à remporter Roland-Garros et Wimbledon la même année, mais le plus jeune à 21 ans et 70 jours.

Novak Djokovic - qui n'imaginait certainement pas pouvoir disputer une 10e finale à Church Road après son opération subie au ménisque droit le 5 juin - en reste quant à lui à 24 trophées majeurs et sept sacres à Wimbledon. Roger Federer demeure donc l'unique détenteur du record masculin de titres à Wimbledon avec ses huit sacres.

Quatrième joueur de l'ère Open à afficher quatre trophées majeurs à son palmarès avant de fêter ses 22 ans, Carlos Alcaraz a survolé les débats pour rester invaincu en finale de Grand Chelem. Même s'il a tremblé au moment de conclure, manquant trois balles de match consécutives à 5-4 40/0 dont une sur une double faute.

Un seul set accroché

Sa puissance brute, sa capacité à durcir l'échange et à accélérer d'un coup la cadence, ont totalement "éteint" un Novak Djokovic par ailleurs loin de son meilleur niveau. Le Serbe n'a existé que dans la troisième manche, la seule dans laquelle il n'a pas concédé son service d'entrée de jeu, profitant alors aussi d'une légère baisse de régime de son adversaire.

Son premier cri de rage de l'après-midi, lâché après qu'il avait écarté quatre balles de break pour garder la main (2-1) au troisième set, en disait long sur sa frustration. Carlos Alcaraz lui a permis de se relancer en manquant totalement son jeu de service à 5-4, mais il a su retrouver ses esprits pour s'adjuger le tie-break en convertissant sa quatrième balle de match.

Tour de France: Tadej Pogacar gagne aussi la 15e étape

Personne n'a pu suivre Tadej Pogacar dans les Pyrénées
Personne n'a pu suivre Tadej Pogacar dans les PyrénéesImage: KEYSTONE/EPA/BERNARD PAPON

Tadej Pogacar a frappé un nouveau gros coup sur le Tour de France. Le Slovène a remporté en solitaire la 15e étape, sa deuxième de suite dans les Pyrénées, et a encore renforcé son maillot jaune.

Cette étape de 197,7 km, partie de Loudenvielle, proposait un imposant menu avec quatre cols avant la terrible montée finale (15,8 km à 7,9% de moyenne). Les favoris n'ont pas bougé avant ce juge de paix.

Dominé samedi, Jonas Vingegaard a fait rouler son équipe durant toute la journée. Le Danois a attaqué à 10,5 km de l'arrivée, mais Pogacar a pris sa roue. Vingegaard a mis un gros rythme et les deux hommes ont vite rejoint et dépassé les échappés.

Attaque tranchante

A un peu plus de 5 km du but, le maillot jaune - qui n'avait pas pris le moindre relais - a lancé à son tour une attaque tranchante, à laquelle son rival n'a pas pu répondre. Pogacar a dès lors régulièrement creusé l'écart pour franchir la ligne avec 1'08 d'avance sur Vingegaard et 2'51 sur le Belge Remco Evenepoel.

Au général, les affaires se présentent bien pour le Slovène, qui compte désormais une réserve de 3'09 sur le Danois, alors qu'Evenepoel accuse 5'19 de retard. Pogacar est très bien parti pour signer le premier doublé Giro - Tour depuis 1998.

Lundi, les coureurs bénéficieront du deuxième et dernier jour de repos. Il sera le bienvenu pour récupérer après cette étape courue sous la canicule.

Mujinga Kambundji à 0''01 de son record de Suisse sur 100 m

Mujinga Kambundji a couru en 10''90 dimanche à La Chaux-de-Fonds
Mujinga Kambundji a couru en 10''90 dimanche à La Chaux-de-FondsImage: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Mujinga Kambundji a profité de conditions idéales à La Chaux-de-Fonds pour prendre confiance à deux semaines des JO de Paris.

La Bernoise a couru en 10''90 sur 100 m, à 0''01 de son record de Suisse. Dans son sillage, Salomé Kora a explosé son record personnel en 10''95.

Auteure d'un chrono de 11''14 lors des séries éliminatoires sur la ligne droite, Mujinga Kambundji a donc manqué de très peu en finale son record national établi lors des championnats de Suisse 2022 au Letzigrund. L'altitude et un vent idéal (+ 1,4 m/s) lui ont toutefois permis d'améliorer de 0''11 son meilleur chrono 2024.

Deuxième de la finale à La Charrière, Salomé Kora est quant à elle devenue la troisième Suissesse de l'histoire à passer sous les 11 secondes, après Mujinga Kambundji et Ajla Del Ponte (10''90). La St-Galloise a retranché 17 centièmes (!) à son record personnel, établi en juin sur la piste du Bout-du-Monde à Genève.

Renforcement des mesures face au Covid

Le Covid est à nouveau très présent dans le peloton du Tour
Le Covid est à nouveau très présent dans le peloton du TourImage: KEYSTONE/AP/Jerome Delay

Le Tour de France a renforcé les mesures de protection pour "limiter les risques sanitaires" face à la recrudescence du Covid 19. Le masque fait ainsi son grand retour.

Le port du masque est désormais obligatoire pour toutes les personnes (organisateurs, invités, journalistes,...) "en contact avec les coureurs et les membres des équipes cyclistes" avant et après les étapes, ont indiqué les organisateurs d'Amaury Sport Organisation (ASO).

Plusieurs coureurs, dont le Britannique Tom Pidcock et l'Espagnol Juan Aysuo, coéquipier du maillot jaune Tadej Pogacar, ont abandonné après un test positif au Covid. Pogacar avait déclaré avant le départ de la course avoir été lui-même touché par le virus à la mi-juin. Geraint Thomas, vainqueur du Tour en 2018, continue, lui, la course pour l'instant malgré des "symptômes légers".

Plusieurs coureurs ont déjà recommencé à porter un masque depuis plusieurs jours, à l'image de Remco Evenepoel, troisième au général, qui a expliqué samedi le faire parce qu'en face de lui les journalistes ne le portaient pas.

La flamme entame sa traversée de Paris

La flamme olympique traverse Paris en ce 14 juillet
La flamme olympique traverse Paris en ce 14 juilletImage: KEYSTONE/EPA/JULIEN MATTIA

À la Fête nationale s'est mêlée la fête olympique: la flamme olympique a entamé dimanche son parcours dans Paris, à l'issue du défilé du 14-Juillet.

Le premier relais a été assuré par Thierry Henry, ex-icône des Bleus, 12 jours avant la cérémonie d'ouverture.

La course de la flamme a débuté à 11h45 sur l'avenue Foch, en clôture d'une parade militaire au format réduit pour l'occasion. Dans le tableau final du défilé militaire, elle a fait son apparition dans la main du cavalier Thibaut Vallette, chef des écuyers du Cadre noir de Saumur et médaillé d'or à Rio en 2016.

Le flambeau a ensuite été transmis devant la tribune présidentielle à un groupe de jeunes puis apporté sur les Champs-Élysées où Thierry Henry a démarré le relais.

Sur la "plus belle avenue du monde", avec en perspective un grand drapeau français flottant sous l'Arc de Triomphe, le sélectionneur de l'équipe de France olympique de football, tout de blanc vêtu, a été le premier relayeur à brandir la flamme, applaudi par quelques centaines de spectateurs.

La flamme doit parcourir le coeur de la capitale pendant presque 12 heures, jusqu'à l'Hôtel de Ville où elle devait passer la nuit avant de reprendre son voyage parisien qui s'achèvera lundi soir (20h45) place de la République, avec un concert gratuit.

En deux jours, elle doit parcourir environ 60 kilomètres, portée par quelque 540 relayeurs - 200 dimanche, 340 lundi - et encadrée par 1600 policiers et gendarmes, parmi 18'000 forces de l'ordre mobilisées pour l'événement.

Test grandeur nature

Sur l'avenue des Champs-Élysées, son passage suscitait dimanche matin un intérêt très modéré de spectateurs plutôt venus pour les avions de la patrouille de France. Un test grandeur nature, à plus d'un titre, avant la cérémonie du 26 juillet qui présentera les mêmes défis: faire vibrer et rassurer sur l'aspect sécuritaire et logistique, dans un coeur de capitale qui s'agace déjà des perturbations de circulation.

Parmi les relayeurs, des inconnus et de nombreuses personnalités, dont la sprinteuse Marie-José Pérec, l'humoriste Jamel Debbouze, le journaliste Gilles Bouleau... Tous les grands monuments parisiens auront droit à la flamme, à l'exception des sites de compétition (Concorde, Invalides, tour Eiffel), où les préparatifs empêchent son passage.

Record d'Europe pour Bol: 50''95 sur 400 m haies

Femke Bol n'en croit pas ses yeux après être passée pour la première fois sous les 51 secondes sur 400 m haies
Femke Bol n'en croit pas ses yeux après être passée pour la première fois sous les 51 secondes sur 400 m haiesImage: KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Femke Bol n'a pas fait le voyage de La Chaux-de-Fonds pour rien. La star néerlandaise a amélioré son record d'Europe du 400 m haies dimanche lors du meeting Resisprint pour le porter à 50''95.

Les 1000 m d'altitude de la piste de La Charrière ont une nouvelle fois fait leur effet. Femke Bol (24 ans), qui s'entraîne sous la férule du Fribourgeois Laurent Meuwly, a battu d'une demi-seconde exactement son record continental établi en juillet 2023 à Londres. Sa venue à La Chaux-de-Fonds avait été officialisée la veille.

La championne du monde 2023 et vice-championne du monde 2022 a signé tout simplement le troisième chrono de l'histoire sur 400 m haies féminin. Seule la reine Sydney McLaughlin-Levrone, que Femke Bol tentera de détrôner aux JO de Paris, a fait mieux: l'Américaine a couru en 50''65 lors des récentes sélections américaines pour retrancher 0''03 à son propre record du monde.

Deuxième titre de l'année pour Ritschard

Alexander Ritschard a cueilli son 2e titre de l'année dans un Challenger dimanche à Salzbourg
Alexander Ritschard a cueilli son 2e titre de l'année dans un Challenger dimanche à SalzbourgImage: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

A désormais 30 ans, Alexander Ritschard (ATP 175) joue le tennis de sa vie. Le Zurichois a cueilli dimanche à Salzbourg son deuxième titre de l'année dans un Challenger, le troisième au total.

Tête de série no 8 sur la terre battue autrichienne, Ritschard s'est imposé 6-4 6-2 en 74 minutes en finale face au Français Kyrian Jacquet (ATP 239). Impérial dimanche, il a notamment battu cette semaine l'Argentin Federico Coria, 72e mondial et tête de série no 1.

Alexander Ritschard avait déjà triomphé fin avril à Savannah, sur terre battue déjà, avant d'échouer en finale à Heilbronn en juin. Il gagnera une quarantaine de places dans la hiérarchie pour décrocher son meilleur classement. Désormais no 3 helvétique devant Dominic Stricker, il figurera parmi les 140 meilleurs joueurs du monde.

Pogacar peut assommer le Tour au Plateau de Beille

Pogacar peut-il assommer le Tour dimanche?
Pogacar peut-il assommer le Tour dimanche?Image: KEYSTONE/AP/Bernard Papon

Après avoir frappé un grand coup dans la première étape pyrénéenne, Tadej Pogacar peut-il assommer le Tour dimanche? Terrible, la 15e étape emmènera le peloton en haut du Plateau de Beille dimanche.

Auteur d'un coup de maître dans la montée finale du Pla d'Adet, Pogacar compte à présent 1'57 d'avance sur son grand rival Jonas Vingegaard, incapable de suivre son attaque explosive samedi.

Un matelas confortable, mais pas décisif, d'autant que le Danois, double vainqueur sortant de la Grande boucle, est persuadé que cette journée lui conviendra "peut-être mieux".

Dans cette deuxième étape dans les Pyrénées, il faut aussi compter sur les coureurs français, qui voudront tout particulièrement s'illustrer entre Loudenvielle et le Plateau de Beille en ce jour de fête nationale.

La journée proposera au peloton, qui a déjà la première étape pyrénéenne de la veille dans les pattes, pas moins de cinq cols, quatre de première catégorie et un hors catégorie. Et ça commence très fort avec le col de Peyresourde d'entrée (6,9 km à 7,8%), suivi des deux montées très raides, le col de Menté (9,3 km à 9,1%) et celui de Portet-d'Aspet (4,3 km à 9,6%).

Après un bout de vallée, il restera ensuite encore le col d'Agnes (10 km à 8,2%) et la montée finale vers le Plateau de Beille (15,8 km à 7,9%) où les favoris devraient à nouveau s'expliquer.

L'Uruguay finit troisième grâce à Suarez

Suarez s'est montré décisif dans le match pour la 3e place en Copa America
Suarez s'est montré décisif dans le match pour la 3e place en Copa AmericaImage: KEYSTONE/EPA/ERIK S. LESSER

L'Uruguay a pris la 3e place de la Copa America.

La Celeste a battu le Canada aux tirs au but (2-2, 4-3 tab) grâce à son vétéran Luis Suarez, qui a égalisé au dernier moment et marqué le penalty victorieux.

"El Pistolero", 37 ans, a d'abord sauvé la mise dans les arrêts de jeu, à la 92e minute. Puis il a converti l'ultime tir au but des Uruguayens, parfaits dans l'exercice, alors que Koné et Davies ont échoué côté canadien.

Son coéquipier Rodrigo Bentacur avait ouvert le score tôt (8e), mais les Canucks ont pris l'ascendant par l'intermédiaire de Koné (22e) et de David (80e). Le coaching aura été gagnant pour le sélectionneur de l'Uruguay Marcelo Bielsa, qui a sorti tôt Darwin Nunez (46e), décevant, pour lancer le vieillissant Suarez.

"C'est un joueur de niveau supérieur, un grand camarade, et il a été pour nous tous un soutien énorme sur et en dehors du terrain", a déclaré Bielsa à propos de Suarez. L'entrée au même moment de Giorgian de Arrascaeta a aussi payé, puisqu'il a participé à la construction du but salvateur de la 92e et réussi son tir au but.

Euro 2024: l'Espagne et l'Angleterre s'affrontent ce soir en finale

L'Euro 2024 tire sa révérence sur une finale en forme de feu d'artifice ce soir (21h00) à Berlin. Elle consacrera la renaissance de l'Espagne ou la résilience de l'Angleterre.

Les supporters de la Roja et ceux des Three Lions vont animer l'Olympiastadion de leurs cris, leurs pleurs et leurs éclats de joie au bout d'un championnat mêlé de sentiments contraires. L'Espagne a traversé le tournoi en boulet de canon, transperçant ses adversaires à tour de rôle, que ce soit la Croatie, l'Italie, l'Allemagne et la France, dernière victime en date.

L'équipe dirigée par Luis de la Fuente débarque dans la capitale allemande avec l'élan des puissants. "Nous sommes à 90 minutes de la gloire", a d'ailleurs lancé le meneur de jeu Dani Olmo.

Rescapée

En face, l'équipe d'Angleterre se présente en rescapée d'un parcours où elle a souvent trébuché, mais s'est toujours relevée, comme un funambule accroché au fil de son destin, qu'elle espère magique. Les vice-champions d'Europe n'ont remporté qu'un seul de leurs six matches dans les 90 premières minutes, le premier contre la Serbie, avant deux matches nuls (Danemark et Slovénie), une prolongation (Slovaquie), des tirs au but (Suisse) et une victoire acquise dans le temps additionnel contre les Pays-Bas.

Au début, "nous n'avons pas joué notre meilleur football, il ne faut pas être un génie pour s'en rendre compte", a reconnu Ollie Watkins, attaquant remplaçant devenu buteur sauveur en demi-finale. Les Anglais ont été menés à chacun de leurs matches à élimination directe, certes, mais "nous avons montré notre solidarité, le fait que tout le monde est là en tant qu'équipe pour travailler dur et se serrer les coudes", a relevé le joueur d'Aston Villa.

"Tâche énorme"

L'Espagne a "été la meilleure équipe du tournoi et nous avons un jour de moins pour nous préparer, c'est donc une tâche énorme, mais nous sommes toujours là et nous nous battons", a complété Gareth Southgate. Le sélectionneur peut marcher dimanche dans les pas de Sir Alf Ramsey, le seul à avoir offert un titre au pays d'origine du football, en 1966 à l'issue d'une Coupe du monde organisée à la maison.

L'Angleterre s'apprête à disputer la première finale de son histoire hors de son île, trois ans après avoir échoué tout près du but, à Wembley, où une séance de tirs au but manquée a vu l'Italie triompher. Les Espagnols, eux, cherchent à reprendre le fil de leur riche histoire européenne, rendue brillante par leurs trois étoiles décrochées en 1964, 2008 et 2012.

Wimbledon: la même finale que l'an dernier

La finale du simple messieurs de Wimbledon est la même que celle de l'an dernier. L'Espagnol Carlos Alcaraz défendra son titre face au Serbe Novak Djokovic, septuple vainqueur sur le gazon londonien.

L'enjeu pour Alcaraz (ATP 3) est d'enfoncer le clou dans la brèche qu'il a ouverte l'an dernier dans la domination sans partage du Serbe à Wimbledon de 2018 à 2023: 34 matches gagnés d'affilée pour quatre titres. Pour remporter déjà à 21 ans son quatrième titre du Grand Chelem.

Pour Djokovic, l'enjeu est plus directement historique. Car, comme à chaque fois qu'il dispute un tournoi du Grand Chelem, il joue pour les records. Dimanche, il visera à 37 ans un huitième titre à Wimbledon pour égaler le record de Roger Federer et porter à 25 son propre record de titres du Grand Chelem.

D'ores et déjà, il jouera sa dixième finale au All England Tennis Club (à deux longueurs du record de Federer), la 37e en Grand Chelem (il améliore son propre record, Federer en a 31). Ce qui fait qu'une fois sur deux dans sa carrière, il est arrivé en finale des 75 Majeurs auxquels il a participé !

Dix dans trois

Il est aussi le seul joueur de l'histoire, hommes et femmes confondus, à avoir joué dix finales dans trois des quatre Majeurs (Australie, Wimbledon, US Open). Après un premier semestre sans la moindre finale, un titre dimanche et tous les records qui vont avec donneraient en outre une tout autre couleur à la saison de Djokovic.

Sa présence en finale relève du miracle et illustre ses capacités physiques et mentales hors normes. Le Serbe, opéré du ménisque droit le 5 juin, ne savait toujours pas quatre jours avant le début du tournoi s'il serait en mesure de le jouer.

"Je ne voulais rien prouver à personne, je voulais simplement tout faire pour pouvoir jouer Wimbledon", explique-t-il en réfutant toute imprudence. "Je ne suis jamais allé à l'encontre des experts médicaux qui s'occupaient de ma récupération", assure-t-il en convenant qu'il a toujours fait "des efforts supplémentaires" par rapport à ce qui lui était demandé.

"Désormais, je joue tout à fait librement et aussi bien que je peux", affirmait-il après sa victoire en demi-finale contre le trop tendre Lorenzo Sonego qu'il a écarté en trois sets. Mais c'est bien son tout meilleur niveau qu'il devra afficher s'il veut avoir une chance contre Alcaraz. "Wimbledon tire toujours le meilleur de moi, me motive pour être le plus fort possible", prévient-il cependant.

En confiance

En face, Alcaraz comme à son habitude s'éclate sur le court. "Je me sens très bien avant cette finale, j'ai un niveau de tennis vraiment très élevé, une grande confiance, je me déplace bien... Je suis suffisamment en confiance pour faire un très bon résultat dimanche", annonce-t-il.

Car même s'il n'a pas encore montré son tout meilleur niveau de la quinzaine, il a su remporter ces matches où il ne se sentait pas à son maximum. Néanmoins, face au Serbe, il sait "à quoi (s') attendre" et il sait qu'il faudra être à son meilleur. Et bien qu'il assure ne pas se "voir en favori", Alcaraz rappelle que "chercher à gagner est dans (sa) nature".

Les Suissesses dominées en finale

Anouk Vergé-Dépré (à g.) et Joana Mäder n'ont manqué que la dernière marche.
Anouk Vergé-Dépré (à g.) et Joana Mäder n'ont manqué que la dernière marche.Image: KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

Anouk Vergé-Dépré et sa coéquipière Joana Mäder ont courbé l'échine en finale du tournoi Elite16 de Vienne. Le duo suisse a été battu par les Allemandes Svenja Müller et Cinja Tillmann, 21-14 21-18.

Dans le premier set, Vergé-Dépré/Mäder ont tenu le coup jusqu'à 13-15, mais dans le deuxième, elles n'ont plus gagné de point après le 18-18. La demi-finale précédente contre les Américaines Terese Cannon et Megan Kraft avait coûté beaucoup d'énergie. Après avoir perdu le premier set, les Suissesses se sont améliorées et ont remporté la partie 16-21 21-17 15-12.

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Des Grisons au Valais, une route déjà mythique à vélo électrique
Un parcours de 10 étapes suit le chemin de l'emblématique Glacier Express, de Saint-Moritz à Zermatt en passant par Andermatt. En selle!

Vous avez deux semaines de vacances, un joli coup de pédale et un vélo électrique? Alors voici peut-être la prochaine route de vos vacances: spécialement adaptée aux e-bikes, elle fait 370 kilomètres et 9500 mètres de dénivelé positif.

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