Sport
Sport en direct

Yates s'offre la 7e étape ++ Elise Chabbey 3e

Adam Yates from Great Britain of UAE Team Emirates, winner, celebrates in the finish area during the seventh stage, a 118.1 km race in Villars-Sur-Ollon, at the 87th Tour de Suisse UCI World Tour cycl ...
Keystone
Sport en direct

Yates s'offre la 7e étape ++ Elise Chabbey 3e

Elles sont là, elles sont fraîches! Les infos sportives à ne pas rater.
15.06.2024, 18:35
team watson / ats
Plus de «Sport»

Euro 2024: large succès de l'Espagne contre la Croatie

Carvajal inscrit son premier but en sélection
Carvajal inscrit son premier but en sélectionImage: KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH

L'Espagne a parfaitement entamé son Euro. A Berlin, une impressionnante Roja a largement battu la Croatie 3-0 dans un premier choc du groupe B qui s'est avéré bien plus déséquilibré que prévu.

Il a toutefois fallu digérer un lancinant round d'observation avant que la partie ne se débloque enfin. Mais dès que les Espagnols ont ouvert le score par Morata (29e), servi dans l'axe de superbe manière par Fabian Ruiz, les Croates se sont écroulés. Le même Ruiz a ajouté le numéro deux peu après (32e) après une passe de Pedri.

Le défenseur Dani Carvajal (32 ans) a creusé l'écart dans les arrêts de jeu, signant son premier but en sélection. L'assist sur ce 3-0 est venu de Lamine Yamal, devenu à 16 ans et 338 jours le plus jeune joueur à disputer un match de phase finale d'un Euro.

Le joueur du FC Barcelone, où il a véritablement éclaté cette saison (sept buts et huit passes décisives) a failli inscrire le 4-0 à la 51e, mais Livakovic a mis son veto. Yamal n'a ainsi pas battu le record détenu par le Suisse Johan Vonlanthen. Celui-ci avait 18 ans et 141 jours quand il a marqué contre la France lors de l'Euro 2004.

Le poids des ans

Les Croates, pour qui Luka Modric (38 ans) n'a pas pu s'illustrer lors de sa 176e sélection et a été remplacé peu après l'heure de jeu, ont semblé ressentir le poids des ans, se trouvant souvent en difficulté face à la vitesse de leurs adversaires. Ils ont aussi manqué de réalisme en attaque, ratant plusieurs occasions nettes. Les hommes de Zlatko Dalic devront être plus efficaces lors de leur prochain match, mercredi à Hambourg contre l'Albanie.

Avec un savant mélange entre éléments d'expérience (Rodri, Carvajal, Nacho, Morata) et des jeunes talents déjà très forts (Pedri, Yamal, Williams), le sélectionneur Luis de la Fuente dispose d'un effectif à même de pouvoir viser haut dans ce tournoi.

Granit Xhaka, un capitaine heureux mais prudent

Xhaka se félicite de l'état d'esprit affiché par la Suisse
Xhaka se félicite de l'état d'esprit affiché par la SuisseImage: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

"La concurrence a du bon. On l'a vu avec l'apport de Kwadwo Duah et de Michel Aebischer": Granit Xhaka insiste sur la "richesse" de son équipe après la victoire face à la Hongrie à l'Euro.

"L'entraîneur a fait les bons choix pour son onze de départ. Les joueurs sortis du banc ont également tenu un rôle important dans cette victoire, poursuit le Bâlois. Nous avons fait un premier pas. Il faut maintenant bien récupérer avant le match contre l'Ecosse mercredi. J'espère que les Ecossais ne vont pas trop réagir après la claque reçue vendredi contre l'Allemagne. Même si nous avons gagné notre premier match, la pression mercredi sera encore sur nos épaules. Il faudra donc l'assumer."

Le capitaine se félicite du nouvel état d'esprit de l'équipe. "J'ai vécu l'automne dernier mes moments les plus pénibles en sélection, affirme-t-il. Tout est allé de travers. Nous étions trop dans le confort. Mais cette année, j'ai le sentiment de jouer dans une autre équipe. A l'entraînement et en match. Et aujourd'hui, la récompense était bien là."

Kwadwo Duah "en plein rêve"

"Je nage encore en plein rêve", avoue quant à lui Kwadwo Duah, le premier buteur de la Suisse dans cet Euro 2024. "Deuxième sélection, premier but ! Il me faudra quelques jours pour réaliser. Je dédie ce but à tous ceux qui ont cru en moi, à Murat Yakin en particulier. Ce n'est pas vraiment évident de sélectionner un jouer qui évolue dans le championnat de Bulgarie. Je m'étais préparé à cette titularisation. Jeudi, Giorgio Contini m'avait dit que j'avais de bonnes chances de jouer." Le secret avait été bien gardé.

"Nous avons été à la hauteur de l'événement", se félicite pour sa part Breel Embolo qui a remporté sa course contre-la-montre. "Nous avons été trop passifs entre la 65e et la 75e. Je suis heureux d'avoir marqué. Ma saison a été très dure à vivre en raison de mes blessures. Mais j'ai toujours eu cet Euro dans un coin de ma tête. Je voulais tout faire pour aider l'équipe." Il y est parvenu samedi avec un 14e but en sélection. Sans doute pas le plus beau, mais peut-être celui qui compte le plus pour un joueur revenu de si loin.

Murat Yakin: "Je ne suis pas un joueur de poker"

Murat Yakin n'a guère apprécié la 2e mi-temps livrée par son équipe
Murat Yakin n'a guère apprécié la 2e mi-temps livrée par son équipeImage: KEYSTONE/AP/Themba Hadebe

"Je ne suis pas un joueur de poker. Je préfère les échecs. Au poker, on ne voit pas le jeu de l’adversaire": Pour Murat Yakin, la réflexion passe avant la folie que l’on peut lui prêter.

Le Bâlois sait toutefois qu’il a réussi un grand coup samedi à Cologne. Cette victoire 3-1 contre la Hongrie pour son entrée dans l'Euro est aussi "sa" victoire. Le pari de titulariser Kwadwo Duah et Michel Aebischer, les buteurs de la première mi-temps, a payé merveilleusement.

"Duah a gagné sa place durant la préparation. Il est un joueur de surface, rapide aussi, explique Yakin. Avec les doutes autour de la condition de Breel Embolo, il avait vraiment une carte à jouer. Quant à Aebischer, je l’ai aligné pour bénéficier d’une supériorité numérique dans l’axe. Je n’oublie pas qu’il sort d’une très grande saison à Bologne."

"Le travail n’est pas fini", remarque toutefois le sélectionneur, qui n’a pas vraiment goûté au spectacle de la seconde période: "Nous aurions dû en faire davantage." La perspective du match entre les supporters de l’équipe de Suisse et la "Tartan Army" des fans écossais le fait déjà saliver: "Cela va être grandiose. Aujourd’hui, nos fans ont été merveilleux. Je leur adresse un grand bravo."

Le sélectionneur est, enfin, revenu sur le statut de Xherdan Shaqiri, relégué sur le banc durant toute cette rencontre. "Ce n’est pas le début de la fin pour Xherdan, lâche-t-il. Nous avons encore besoin de lui. Aujourd’hui, je ne voyais pas l’utilité de le faire entrer en seconde période. Mais Xherdan demeure indispensable. Comme Granit Xhaka, il est une source d’inspiration pour tous ses coéquipiers avec l’exemple qu’il donne à l’entraînement." La question toutefois est de savoir si son égo s’en contentera.

Le CIO autorise 25 sportifs russes et bélarusses à participer

Vlasov devrait pouvoir participer aux JO
Vlasov devrait pouvoir participer aux JOImage: KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

Le CIO a autorisé samedi quatorze Russes et onze Bélarusses à participer sous bannière neutre aux JO de Paris (26 juillet-11 août).

Cette première liste, limitée à quatre disciplines, est amenée à être complétée.

Les deux tiers des sportifs concernés s'aligneront en lutte (16), mais le CIO a également validé la présence de deux haltérophiles, trois gymnastes spécialistes du trampoline et quatre cyclistes sur route - dont le Russe Aleksandr Vlasov, vainqueur du Tour de Romandie 2022 et quatrième du Giro en 2021.

"Nos cyclistes ont passé le test", s'est réjoui le président de la fédération russe de cyclisme, Vyacheslav Ekimov, auprès de l'agence TASS. Vice-championne du monde de trampoline en février dernier à Bakou, la Russe Angela Bladtseva sera également à Paris, a confirmé de son côté le patron de la fédération russe, Nikolai Makarov.

Aucune athlète, nageurs en balance

Pour figurer dans cette première liste, les "athlètes individuels neutres" ont dû à la fois franchir l'obstacle des qualifications et un double contrôle, par les fédérations internationales puis le CIO, de leur absence de soutien actif à la guerre en Ukraine et de lien avec l'armée de leur pays.

Le groupe d'experts, mis en place en mars, "a pu bénéficier de nouvelles informations provenant de différentes sources, en particulier des listes officielles d'athlètes affiliés à des clubs sportifs des forces armées et de sécurité, publiées sur les sites web officiels en Russie et au Bélarus", précise le CIO.

Le ministère ukrainien des Sports s'est de son côté félicité de la mise à l'écart des "propagandistes à visage découvert". "Le CIO a tenu compte des preuves que nous lui avons soumises, au côté du comité olympique d'Ukraine et des fédérations sportives", a déclaré le responsable du ministère Matvey Bidnyi dans un communiqué, remerciant "les journalistes d'investigation et collègues des agences gouvernementales" pour leur propre travail de vérification.

L'instance olympique doit encore actualiser sa liste, au fur et à mesure que tomberont les résultats définitifs des qualifications. Aucun athlète n'en fera partie puisque World Athletics a maintenu une exclusion totale des Russes et Bélarusses, alors que certains sports les ont réintégrés si tardivement que leur présence est incertaine.

Ainsi, World Aquatics a accordé vendredi le statut de neutralité à la nageuse russe Yuliya Efimova, sextuple championne du monde, et à un peu moins d'une dizaine de nageurs bélarusses. Mais Efimova a estimé qu'elle aurait du mal à se qualifier dans les délais, d'autant qu'elle ne peut participer aux épreuves en Europe faute de visa et devra ensuite passer le filtrage du CIO.

Rublev pas aux JO

Lorsque la liste du CIO sera définitive, il restera à voir la réponse des organisations sportives russes et bélarusses: si Moscou a finalement renoncé à boycotter les Jeux de Paris, ses gymnastes ont tous décidé de refuser d'y participer, alors que les fédérations d'aviron et de judo sont disposées à envoyer des athlètes.

Côté tennis, le patron de la fédération russe Shamil Tarpichev a indiqué à l'agence TASS qu'Andrey Rublev, Karen Khachanov et Liudmila Samsonova "ne joueraient pas aux JO".

L'organisation olympique, après avoir dans un premier temps banni les athlètes des deux pays du sport mondial après l'invasion russe de l'Ukraine, en février 2022, a orchestré leur retour progressif, sous bannière neutre, sous strictes conditions et en excluant d'emblée les épreuves par équipes.

En mars dernier, le CIO tablait sur 36 Russes et 22 Bélarusses aux Jeux de Paris "selon le scénario le plus probable", et respectivement 55 et 28 "au maximum", soit une présence nettement plus clairsemée que lors des JO de Tokyo en 2021: les Russes étaient 330, alors que le Bélarus avait qualifié 104 sportifs.

L'équipe UAE continue de dominer le Tour de Suisse

Adam Yates et Joao Almeida sont au-dessus du lot sur ce Tour de Suisse
Adam Yates et Joao Almeida sont au-dessus du lot sur ce Tour de SuisseImage: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

L'équipe UAE continue d'écraser le Tour de Suisse. Le maillot jaune Adam Yates a en effet remporté la 7e étape à Villars-sur-Ollon devant son coéquipier Joao Almeida.

Le Britannique et le Portugais sont arrivés ensemble dans la station vaudoise au terme des 118 km de cette étape montagneuse, qui proposait deux ascensions du col de la Croix et deux fois la montée vers Villars-sur-Ollon. Yates et Almeida ne se sont pas disputé la victoire d'étape, le maillot jaune franchissant la ligne juste devant son collègue.

Avant le contre-la-montre final dimanche entre Aigle et Villars-sur-Ollon (15,7 km), Adam Yates possède 31 secondes d'avance sur Almeida et 1'51 sur le Colombien Egan Bernal. Le Grison Matteo Badilatti est toujours le meilleur Suisse et figure au 15e rang à 8'15.

Dernier rescapé de l'échappée du jour, le Norvégien Johannes Staune-Mittet a été rejoint à un peu plus de 4 km de l'arrivée. L'Autrichien Felix Gall a alors attaqué, mais il n'a pas réussi à créer une grosse différence. A 3 km du but, Joao Almeida a lancé la chasse et Gall a été repris peu après. Le maillot jaune a alors accéléré et seul Almeida a pu prendre sa roue. L'Américain Matthew Riccitello a pris la troisième place de l'étape à 14 secondes.

La Suisse chasse ses fantômes de Cologne

La joie de Duah, auteur du 1-0 pour la Suisse
La joie de Duah, auteur du 1-0 pour la SuisseImage: KEYSTONE/AP/Michael Probst

Cologne n'est plus une terre maudite pour l'équipe de Suisse ! Victorieuse 3-1 de la Hongrie pour son entame de l'Euro 2024, elle a exorcisé les fantômes du passé.

Cette victoire qui ouvre en grand les portes des huitièmes de finale gomme le souvenir de la mortifiante élimination face à l'Ukraine lors de la Coupe du monde 2006 sur cette même pelouse du Müngersdorfer Stadion.

Ce succès, la Suisse le doit à l'inspiration de Murat Yakin. Buteurs aux 12e et 45e minutes, Kwadwo Duah et Michel Aebischer furent, en effet, les invités-surprises du onze de départ... Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "revenant" Breel Embolo devait sceller le score à la 93e.

Un génie absolu...

Murat Yakin, génie absolu ou flambeur invétéré ? Au coup d'envoi, la question s'est posée avec les titularisations inattendues d'Aebischer et de Duah qui entraînaient le positionnement sur la droite de l'attaque de Dan Ndoye alors qu'il avait évolué comme piston gauche lors des quatre matches amicaux disputés en 2024...

A la pause, la réponse donnée à cette interrogation fut limpide. Le drôle de coup de poker tenté par Murat Yakin avait réussi au-delà de toutes les espérances. Il faut bien sûr louer l'efficience des deux buteurs lors de cette première mi-temps de tous les bonheurs.

Mais il convient aussi de saluer les performances de Fabian Schär, de Manuel Akanji, de Ricardo Rodriguez et de Granit Xhaka. Les cadres de l'équipe ont répondu présent le jour où il le fallait. Leur maîtrise technique et tactique a fait merveille face à des Hongrois qui n'ont pas porté une seule fois le danger devant la cage de Yann Sommer lors des 45 premières minutes.

Une fin de match crispante

A la reprise, l'introduction du désormais ex-Servettien Bendegüz Bolla témoignait de la volonté de l'adversaire de réagir. Mais jusqu'à l'heure de jeu, la maîtrise des Suisses demeurait pleine et entière. La Hongrie donnait enfin un signe de vie avec une tête de Barnabas Varga à la 63e. Trois minutes plus tard, ce même Varga surgissait dans le dos d'Aebischer pour battre un Sommer sans doute trop sur la retenue.

Même si elle ne devait concéder aucune autre occasion, la Suisse traversait une fin de match bien crispante jusqu'au but libérateur d'Embolo. L'attaquant de l'AS Monaco avait été l'un des entrants avec Leonidas Stergiou, Zeki Amdouni, Vincent Sierro et Faban Rieder. Pendant que Xherdan Shaqiri restait sur le banc. Celui qui avait été si souvent décisif dans les grands tournois a-t-il encore un avenir en sélection ?

La Suisse avec Aebischer et Duah

Michel Aebischer: une titularisation qui a surpris.
Michel Aebischer: une titularisation qui a surpris.Image: KEYSTONE/PETER KLAUNZER

Incorrigible Murat Yakin ! Le sélectionneur de l’équipe de Suisse tente ce samedi l’un des coups de poker dont il a le secret pour affronter la Hongrie à Cologne dans le cadre de l’Euro 2024.

Le Bâlois a, en effet, titularisé Michel Aebischer et Kwadwo Duah. Le Fribourgeois devrait évoluer en ligne médiane pour épauler Dan Ndoye sur le flanc gauche. Il restait pourtant sur une entrée guère convaincante samedi dernier contre l’Autriche. Quant au Bernois du Ludogorets Razgrad, il emmènera l’attaque suisse. Murat Yakin l’a préféré à Zeki Amdouni.

Le grand perdant se nomme Xherdan Shaqiri. Le Bâlois se retrouve relégué sur le banc alors que tous les signaux, à commencer par sa présence jeudi en conférence de presse, disaient le contraire. Avec Breel Embolo et Steven Zuber qui n’entraient pas en ligne de compte pour une place dans le onze de départ en raison d’une condition encore trop incertaine, l’absence de Xherdan Shaqiri interpelle vraiment.

Oui, Murat Yakin a pris un drôle de risque dans son choix. On connait son côté joueur. On peut également croire que le Bâlois entend tout se permettre pour ses derniers jours à la tête de la sélection. On ne lui prête pas, en effet, l’intention de renouveler son contrat qui court jusqu’à la fin du tournoi...

La Suisse évoluera dans la composition suivante cet après-midi : Sommer ; Schär, Akanji, Rodriguez ; Widmer, Freuler, Xhaka, Aebischer, Ndoye; Duah, Vargas.

Joli numéro d'Elise Chabbey, 3e à Villars-sur-Ollon

Elise Chabbey a terminé 3e de la 1re étape du TdS féminin
Elise Chabbey a terminé 3e de la 1re étape du TdS fémininImage: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

Longtemps seule en tête, Elise Chabbey a dû se contenter de la 3e place dans la 1re étape du Tour de Suisse féminin.

La Genevoise a été reprise à 1,3 km de l'arrivée à Villars-sur-Ollon, où la victoire est revenue à Demi Vollering.

Principal atout helvétique en l'absence de la gagnante sortante Marlen Reusser (malade), Elise Chabbey a livré un superbe numéro sur les 58,6 km d'un parcours montagneux. Partie seule dans la première difficulté du jour, le Col de la Croix, elle a compté plus de 2'30'' d'avance sur les favorites de l'épreuve.

Mais la Genevoise n'a rien pu faire dans la longue ascension finale (8 km) lorsque la grande dame du peloton, Demi Vollering, a décidé de prendre les choses en main. Elle a d'ailleurs été lâchée juste après la jonction, Gaia Realini connaissant le même sort quelques mètres plus loin.

Grande favorite de ce Tour, Demi Vollering s'est imposée au final avec 22'' d'avance sur Gaia Realini (2e), 46'' sur Elise Chabbey et 58'' sur l'outsider Elisa Longo Borghini. Déjà victorieuse du Tour d'Espagne, du Tour du Pays basque et du Tour de Burgos cette année, la Néeerlandaise est donc bien partie pour signer un nouveau succès dans une course par étapes.

Coéquipière de Marlen Reusser chez la SD-Worx, Vollering aura l'occasion de creuser l'écart dimanche lors du contre-la-montre prévu sur 15,7 km entre Aigle et Villars-sur-Ollon. Les deux dernières étapes, Vevey-Champagne (125,6 km) et Champagne-Champagne (127,5 km) devraient à nouveau permettre à Elise Chabbey, 5e l'an dernier et 2e en 2021, de partir à l'attaque.

Yuliya Efimova autorisée sous statut neutre

Yulia Efimova (ici en 2016
Yulia Efimova (ici en 2016 Image: KEYSTONE/AP/MARTIN MEISSNER

Yuliya Efimova est devenue la première nageuse russe à bénéficier du statut d'athlète individuel neutre (AIN) pour les JO de Paris. L'intéressée estime néanmoins qu'elle aura du mal à se qualifier.

La brasseuse, sextuple champion du monde et triple médaillée olympique à Londres 2012 (200 m, bronze) et Rio 2016 (100 et 200 m, argent), a reçu le statut de nageuse neutre pour Paris vendredi de la part de l'instance dirigeante de la natation, World Aquatics.

Le CIO autorise à titre individuel les sportifs russes et bélarusses à participer sous bannière neutre aux Jeux, aux conditions de ne pas avoir ouvertement soutenu l'offensive lancée en Ukraine par la Russie en février 2022 et de ne pas être membre d'un club lié aux forces de sécurité.

Efimova, 32 ans, a toutefois déclaré à la chaîne russe Match TV.Ru qu'elle aurait du mal à respecter la date limite de qualification pour les Jeux olympiques, fixée au 23 juin. N'ayant pas de visa pour l'Europe, elle ne peut pas participer à des épreuves où elle aurait pu se qualifier.

"Ils m'ont donné (le statut neutre) aujourd'hui mais c'est un gros problème de ne pas avoir assez de temps pour les qualifications internationales. Les compétitions se terminent toutes le 23 juin - soit elles ont eu lieu, soit elles auront lieu la semaine prochaine", a-t-elle souligné.

Doublé de Messi avec l'Argentine

Messi a signé un doublé face au Guatemala
Messi a signé un doublé face au GuatemalaImage: KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW

Lionel Messi a inscrit un doublé lors du succès 4-1 de l'Argentine face au Guatemala vendredi dans le Maryland. Il s'agissait du dernier match de préparation de l'Albiceleste avant la Copa America.

Après l'ouverture du score surprise du Guatemala avec un but contre son camp de Lisandro Martinez (4e), Messi a rapidement égalisé (12e) en profitant d'une erreur du gardien adverse, avant de clore la marque à la 77e minute. Entretemps, Lautaro Martinez avait donné l'avantage aux champions du monde 2022 (39e sur penalty, puis 66e).

L'Argentine entamera la défense de son titre de champion de la Copa America jeudi prochain contre le Canada à Atlanta. Cette édition disputée aux Etats-Unis a été élargie à l'Amérique du nord, à l'Amérique centrale et aux Caraïbes (Concacaf).

Aberg en tête après le 2e tour, Woods manque le cut

Ludvig Aberg pointe en tête de l'US Open après 2 tours
Ludvig Aberg pointe en tête de l'US Open après 2 toursImage: KEYSTONE/AP/George Walker IV

Ludvig Aberg pointe seul en tête de l'US Open à l'issue du 2e tour. La légende Tiger Woods n'a pour sa part pas franchi le cut vendredi à Pinehurst en Caroline du Nord.

Ludvig Aberg confirme son arrivée tonitruante dans le monde professionnel à 24 ans, après sa 2e place au Masters. Une carte de 69 (1 sous le par) lui a permis de capitaliser sur son excellente première journée jeudi (66) pour se retrouver seul à -5 sous le par.

"J'ai très bien tapé la balle. C'était évidemment un parcours très difficile. Mais j'ai l'impression d'avoir su rester discipliné, très patient, en essayant de viser les zones que je ciblais", a déclaré le jeune Suédois.

McIlroy en embuscade

Un coup derrière Aberg, les Américains Bryson DeChambeau et Patrick Cantlay, ainsi que le Belge Thomas Detry partagent la 2e place. Le Nord-Irlandais Rory McIlroy, no 3 mondial vainqueur du tournoi en 2011 et co-leader jeudi soir, reste en embuscade à deux coups, à égalité avec le Français Matthieu Pavon et l'Américain Tony Finau.

Bien plus loin au classement, Tiger Woods (carte de 73, +7 total) a de nouveau échoué à passer le cut d'un Majeur, après le PGA Championship en mai et une 60e place au Masters en avril. L'homme aux 15 titres majeurs est revenu en janvier après une opération à une cheville en avril 2023, sans parvenir à retrouver un bon niveau.

"Une corvée"

Le no 1 mondial Scottie Scheffler, vainqueur du Masters et quasi invincible cette saison, a lui étalé sa frustration lors d'une journée achevée avec une carte de 74, pour un score total de +5 à 10 coups de la tête qui lui permet tout juste de franchir le cut avant les deux derniers tours ce week-end.

"Ca a été une corvée. Je suis fier de la façon dont je me suis battu. Je n'arrivais juste pas à faire tomber les putts", a lâché Scheffler, auteur d'une carte sans birdie rarissime pour lui, dans une journée où il a lancé plusieurs fois ses clubs de rage.

Dallas humilie Boston, qui ne mène plus que 3-1 en finale

Doncic et les Mavs gardent espoir en finale NBA
Doncic et les Mavs gardent espoir en finale NBAImage: KEYSTONE/AP/Julio Cortez

Dallas garde la lumière allumée, et avec la manière!

Devant leur public, les Mavericks ont humilié Boston vendredi (122-84) lors du match 4 de la finale NBA, s'offrant un sursis alors que Boston ne mène plus que 3-1 dans la série.

Boston, qui avait gagné ses 10 matches précédents, reste à un succès d'un 18e titre record que la franchise au trèfle aura l'occasion de conquérir dès lundi dans son TD Garden. Si elle s'est réveillée de la claque subie dans le Texas, qui peut redonner un peu de confiance aux Mavericks.

Grâce à son premier succès de la finale, Dallas garde un mince espoir de conquérir un deuxième trophée après 2011, ce qui serait un immense exploit: aucune franchise NBA n'a jamais renversé une série après avoir été menée 3-0.

Vendredi au Texas, Dallas a attaqué très fort son premier match de la dernière chance, menant déjà 34-21 après le premier quart-temps, puis 61-35 à la mi-temps, et n'a plus relâché la pression. L'écart a même atteint 48 points lors du quatrième quart, une première en finale NBA depuis au moins 50 ans d'après ESPN.

La réponse de Doncic

Critiqué pour une attitude négative et une sortie pour six fautes lors de l'acte III, Luka Doncic a répondu avec 29 points et 5 passes, malgré un 0/8 à 3 points. "On sait qu'on ne peut plus perdre, on va se battre jusqu'au bout. Notre énergie était plus haute, on était tous très concentré en défense", a-t-il indiqué.

Méconnaissables, les Boston Celtics ont manqué l'occasion de devenir la première équipe de l'histoire à réussir un "sweep" (4-0) tant en finale de Conférence qu'en finale NBA. Les C's restent néanmoins idéalement placés pour reprendre l'avantage face à leurs éternels rivaux, les Los Angeles Lakers, qui sont passés de 15 à 17 titres NBA depuis le dernier sacre de Boston en 2008.

L'Italie et l'Espagne veulent marquer les esprits

Tenante du titre, l'Italie entame son Euro 2024 samedi à 21h à Dortmund. La Squadra Azzurra se frottera à l'Albanie, qui dispute la deuxième phase finale de son histoire dans une grande compétition.

Qu'attendre de l'Italie? Non qualifiée pour les Coupes du monde 2018 et 2022, elle a cueilli entre ces deux échecs retentissants son deuxième titre continental en 2021 grâce à deux victoires consécutives obtenues aux tirs au but face à l'Espagne (demi-finale) et l'Angleterre (finale).

Successeur de Roberto Mancini, le sélectionneur Luciano Spalletti a dû reconstruire une équipe après la (semi-)retraite de plusieurs cadres. L'Italie a tremblé jusqu'au bout pour assurer sa qualification directe pour le rendez-vous allemand, terminant 2e de son groupe à égalité avec l'Ukraine (3e) derrière l'Angleterre.

Emmenée par le capitaine de GC Amir Abrashi, l'Albanie a pour sa part remporté une poule E certes peu relevée, à égalité avec la République tchèque, mais en devançant de 4 points la Pologne de Robert Lewandowski (3e) qui a dû passer par les barrages.

L'équipe entraînée par le Brésilien Sylvinho rêve de créer l'exploit en Allemagne dans un "groupe de la mort" qui comprend également l'Espagne et la Croatie. Les Albanais, qui avaient été éliminés en phase de poules pour leur premier Euro en 2016 en France, ont toutefois perdu quatre fois en quatre duels face à l'Italie.

Retrouvailles

L'Espagne et la Croatie se retrouveront pour leur part dès 18h samedi dans le Stade olympique de Berlin, un an après leur finale de la Ligue des nations remportée aux tirs au but par la Roja à Rotterdam. Malheur au vaincu, s'il y en a un.

Sortie par les surprenants Marocains en 8es de finale du Mondial 2022, l'Espagne s'est parfaitement reprise en dominant la dernière Ligue des nations ainsi que son groupe qualificatif pour cet Euro. La troupe de Luis de la Fuente n'a concédé qu'une défaite dans la poule A, face à l'Ecosse en mars 2023, pour sept victoires.

Emmenée par les jeunes Rodri et Pedri, la Roja semble capable d'aller chercher un quatrième titre européen, douze ans après le deuxième sacre consécutif de sa génération dorée. La Croatie, qui compte toujours sur Luka Modric (38 ans), espère quant à elle afficher son visage des dernières Coupes du monde (2e en 2018, 3e en 2022). Car elle n'a jamais atteint le dernier carré d'un Euro.

Suisse - Hongrie: le match du grand pardon

557 jours après le huitième de finale de la Coupe du monde 2022 au Qatar face au Portugal, la Suisse a la possibilité de regagner le cœur de ses supporters.

Un succès ce samedi à Cologne face à la Hongrie pour son premier match de l'Euro 2024 fera oublier le funeste 6-1 du Lusail Stadium.

Ce 47e Suisse - Hongrie de l’histoire sera bien le match du grand pardon pour Murat Yakin et pour Granit Xhaka. Le sélectionneur et son capitaine, unis désormais comme les cinq doigts de la main si l’on entend leur discours martelé cette année, peuvent faire oublier samedi après-midi leurs querelles infantiles qui ont alourdi pendant des mois l’ambiance de l’équipe.

Les deux hommes savent, surtout, qu’une victoire lors de ce premier match assurera pratiquement la qualification pour les huitièmes de finale avec une formule qui n’éliminera que huit des trente-deux équipes en lice dans cette phase de poules. Il insufflera surtout une confiance énorme aux joueurs avant d’affronter mercredi l’Ecosse, la plus faible équipe de ce groupe A sur le papier, et, bien sûr, l’Allemagne le 23 juin à Francfort dans un choc des voisins qui déchainera les passions dans tout le pays.

Rien d'un épouvantail

Il n’y a donc plus qu’à battre la Hongrie pour vivre, comme en 2006, un beau songe d’été en Allemagne. La tâche est bien loin d’être insurmontable. Invaincue lors du tour préliminaire dans un groupe qui comprenait la Serbie, le Monténégro, la Lituanie et la Bulgarie, la sélection dirigée depuis 2018 par l’Italien Marco Rossi impose un certain respect. Mais elle n’a rien d’un épouvantail.

Son maître à jouer Dominik Szoboszlaj s’est blessé lors du dernier match de préparation après avoir perdu en cette fin de saison sa place de titulaire à Liverpool. Organisée comme l’équipe de Suisse dans un schéma en 3-4-2-1, elle ne possède pas des individualités marquantes.

Or la Suisse, faut-il le rappeler, comptera dans ses rangs samedi au coup d’envoi un champion d’Italie - Yann Sommer -, un champion d’Angleterre - Manuel Akanji - et un champion d’Allemagne - Granit Xhaka. S’ils évoluent dans le même registre que dans leur club, les trois hommes offriront à l’équipe de Suisse une assise extraordinaire, dans la mesure où ils n’ont jamais été aussi forts qu’en cette année 2024.

Une Suisse qui sait aussi très bien jouer

Le seul problème à résoudre pour Murat Yakin est de trouver la bonne animation offensive pour concrétiser une supériorité tant collective qu’individuelle indéniable. Avec Silvan Widmer et Dan Ndoye, le sélectionneur s’estime suffisamment armés dans les couloirs.

En attaque, Xherdan Shaqiri et Zeki Amdouni seront très certainement appelés à compenser les absences de Breel Embolo et de Steven Zuber. Le Bâlois et le Genevois ont démontré par le passé qu’ils pouvaient faire la paire. Personne ne peut oublier la passe lumineuse de Shaqiri pour Amdouni qui avait permis l’an dernier à la Suisse de mener 2-0 à Lucerne face à la Roumanie.

Jusqu’à la 89e minute, cette rencontre du 19 juin 2023 avait été l’une des plus belles livrées par la Suisse de Murat Yakin avec bien sûr le 1-1 de Rome sept mois plus tôt. Ces souvenirs lumineux rappellent que l’équipe de Suisse est fort capable, elle aussi, de très bien jouer au football. A elle de le démontrer à nouveau ce samedi pour tourner enfin la page du triste épilogue de la dernière Coupe du monde.

Euro 2024: l'Allemagne domine l'Ecosse 5-1

Jamal Musiala félicité par Julian Nagelsmann après son superbe match
Jamal Musiala félicité par Julian Nagelsmann après son superbe matchImage: KEYSTONE/EPA/MOHAMED MESSARA

L'Allemagne est bien partie dans l'Euro 2024. A Munich (groupe A), elle a battu l'Ecosse 5-1. Les buts ont été inscrits par Wirtz (10e), Musiala (19e), Havertz (45e/pen), Füllkrug (68e) et Can (93e).

Les Allemands, très dynamiques et nettement meilleurs techniquement, n'ont même pas eu besoin de sortir le tout grand jeu pour l'emporter, tant l'opposition a été d'un niveau presque consternant. Les Ecossais, malgré un dispositif très défensif, ont vite craqué et concédé deux buts en début de rencontre.

Le premier est venu d'une transversale de Kroos pour Kimmich, lequel servait Wirtz pour l'ouverture du score. Sur le deuxième, Gündogan était à l'origine avec une percée dans l'axe suivi d'un décalage pour Havertz, qui donnait ensuite en retrait pour Musiala. Les deux jeunes joyaux de Julian Nagelsmann ont ainsi idéalement lancé leur tournoi.

Quand rien ne va...

L'Allemagne ajoutait le 3-0 juste avant la pause sur un penalty dicté après recours à la VAR et transformé par Havertz. En prime, Porteous, auteur de la faute sur Gündogan, écopait d'un carton rouge. Il y a des soirs où rien ne va...

En deuxième mi-temps, Füllkrug a salé l'addition (68e) peu après son entrée en jeu, sur un service de l'excellent Musiala. Julian Nagelsmann a pu se livrer à une revue d'effectif dans le secteur offensif très bien pourvu de sa sélection. Même le vétéran Thomas Müller (34 ans) a foulé la pelouse, prenant le relais de Musiala dont la sortie a été accompagnée par une longue ovation.

Constat limpide

Mission accomplie donc pour la Mannschaft. Mais on attend quand même de la jauger face à un adversaire plus coriace. Car après ce match d'ouverture, le constat est limpide: comme attendu, l'Ecosse, friable derrière et inoffensive devant, est bel et bien l'équipe la plus faible de ce groupe A. Et le but de l'honneur, tombé à la 87e, résulte d'un autogoal de Rüdiger...

La Suisse se devra donc d'empocher les trois points contre les Bravehearts mercredi soir à Cologne. Comme l'a écrit avec humour un journaliste de BBC Scotland, son pays devrait plutôt se concentrer sur le curling...

Alisha Lehmann est une super footballeuse
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
1 Commentaire
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
1
L'Allemagne s'évite une nouvelle polémique
La Mannschaft a vécu une préparation agitée, mais elle a parfaitement su éviter le piège qu'on lui annonçait lors du match d'ouverture de l'Euro 2024 contre l'Ecosse, vendredi à Munich.

L'Allemagne peut enfin souffler: pour le premier match de l'Euro 2024, qu'elle organise jusqu'au 14 juillet, elle a facilement battu l'Ecosse 5-1 à Munich. Elle doit son succès à des réussites de ses jeunes pépites de 21 ans, Florian Wirtz (11e) et Jamal Musiala (19e), puis à un penalty converti par Kai Havertz (45e) juste après l'expulsion de l'Ecossais Ryan Porteous pour un très vilain tacle.

L’article