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Doit-on vraiment prendre l'idée d'une Suisse sans cash pour argent comptant?

Une initiative souhaite garantir la survie de l'argent liquide en Suisse. Mais n'est-ce pas plutôt les utilisateurs de carte qui ont la vie dure? Quelques faits.



«On peut payer par carte? – Non, Madame.» La douche froide. Puis la course vers le distributeur de billets, avec l'espoir que le train visé ne parte pas entretemps. C'est le genre de situations qu'on peut observer dans les cafés, restaurants et autres commerces où le cash, encore aujourd'hui, est le seul moyen de paiement accepté. Ne parlons pas des buvettes de manifestions, petites épiceries ou encore kiosques, où il est très difficile de payer autrement qu'en espèces.

Pourtant, ce mardi 17 août, nous apprenions que le Mouvement de liberté Suisse (MLS), proche de l'UDC, lançait une initiative visant à assurer le maintien de l'argent liquide dans notre pays. Ce moyen de paiement ancestral est-il vraiment en danger pour devoir le défendre à coups de signatures?

43% de transactions en cash, tendance à la baisse

En tout cas, il y a des arguments pour le dire. Car la situation décrite en préambule est peu fréquente proportionnellement, comme nous l'assure l'association faîtière Gastro Suisse. «Le paiement par carte de crédit a gagné en importance ces dernières années. Il y a de moins en moins d'établissements qui n'acceptent pas les cartes de crédit.» Et côté chiffres:

«En 2017, 17,1% des établissements n'acceptaient pas les cartes de crédit. Actuellement, ce pourcentage devrait être plus faible. Nous n'avons pas connaissance de plaintes à ce sujet»

Tous domaines confondus, la tendance du paiement cash est à la baisse. En 2020, les transactions dans le pays se faisaient à 43% en espèces, contre 70% il y a trois ans, comme le montre une étude de la Banque nationale suisse. Et si le bon vieil argent liquide restait le moyen de paiement préféré des Suisses, il s'est fait voler sa place par la carte de crédit en termes de volume, relevait le journal Le Temps.

Cette année, avec les faveurs de la pandémie, les choses se sont encore accélérées: les 1500 personnes interrogées par le portail de services financiers Moneyland.ch déclarent avoir pour méthode de paiement favorite la carte de crédit. Les bancomats se font de plus en plus rares. Et en France, les limites de retrait sont généralement fixées à 1000 euros.

L'initiative lancée par le MLS s'inscrit dans un contexte. Toute la question est de savoir s'il s'agit d'une évolution qui ne connaîtra pas de limites, dont il faut freiner la progression. Mais le cas échéant, au nom de quelles valeurs? Pour le MLS, il en va de l'argent liquide comme «symbole de liberté, d'indépendance et la sécurité».

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source: sda / khwaja tawfiq sediqi
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