DE | FR

L'achat des avions F-35 sur le point d'être officialisé

L'armée doit pouvoir acheter les avions F-35A, estime une commission du Conseil des Etats. Une décision urgente, selon son président Werner Salzmann.
04.05.2022, 12:0004.05.2022, 12:45
Un avion de combat de type F-35A, à droite, et un FA-18 de l'armée suisse, à gauche, décollent de l'aérodrome d'Emmen.
Un avion de combat de type F-35A, à droite, et un FA-18 de l'armée suisse, à gauche, décollent de l'aérodrome d'Emmen.Image: sda

L'achat des 35 nouveaux avions de combat a été soutenu par onze voix contre une, a précisé mercredi le président de la commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats Werner Salzmann (UDC/BE).

Le F-35A a de loin présenté les meilleurs résultats parmi les quatre candidats évalués par le Conseil fédéral et l'armée. Et le processus d'acquisition a été suivi selon les règles, a précisé le Bernois.

«Le Conseil fédéral n'avait pas d'autre choix que l'avion américain»
Werner Salzmann (UDC/BE)

Celui-ci remplit tous les critères exigés, tant au niveau de la police aérienne que du soutien aux troupes terrestres. Une minorité emmenée par Céline Vara (Vert-e-s/NE) estime pour sa part que le projet soulève de nombreuses questions.

Dernier délai? Mars 2023

La commission demande à ce que la signature des contrats avec les Etats-Unis soit faite avant le 31 mars 2023, date de l'expiration de l'offre. «Si nous dépassons le délai, la Suisse devra demander une nouvelle offre et cela coûtera plus cher», a averti Salzmann.

De plus, la Suisse perdra ses créneaux de productions et devra attendre encore plusieurs années avant d'obtenir ses avions. L'UDC n'a pas oublié de rappeler que la Finlande, l'Allemagne et le Canada ont déjà commandé le même avion, il y aura donc «une lacune dans la sécurité de la Suisse».

L'initiative «Stop F-35A», qui s'oppose à cet achat, ne peut pas avoir d'effet sur la décision d'acheter les avions américains, «et nous ne pouvons pas revenir sur cette décision», a expliqué Salzmann. Toutefois, si le texte était accepté, il pourrait éventuellement empêcher une deuxième commande.

Et l'avion Tiger?

Par une majorité de voix (sept contre trois), la commission s'est opposée à la mise hors service des Tiger, pour une question «émotionnelle», a expliqué le président de la commission. La Patrouille suisse vole sur ces avions. «Les Tigers sont la figure de proue de l'ensemble de l'armée». Et la décision n'est pas urgente, selon lui.

Le Tiger.
Le Tiger.Image: sda

Une minorité, menée par Mathias Zopfi (Vert-e-s/GL), pense toutefois, que les moyens libérés par la mise horsservice des Tiger pourraient profiter à d'autres domaines.

Plus encore

L'armée doit pouvoir protéger la population contre les incursions dans le ciel, c'est pourquoi:

  • Le système de défense sol-air américain, Patriot, a été soutenu à l'unanimité; son coût s'élevant à 1,987 milliard de francs.
  • La commission a également accepté le crédit pour l'achat des mortiers douze centimètres.

Un calendrier bousculé à cause de l'Ukraine

En raison de la guerre en Ukraine et du changement de la situation du point de vue sécuritaire, la commission a renoncé à attendre les rapports de gestion du Conseil national sur ce dossier. L'achat des avions est devenu plus urgent, a souligné Werner Salzmann.

Le Conseil des Etats débattra du message sur l'armée lors de la session de juin. Le National suivra en automne. Et les éventuelles divergences seront également traitées lors de la session de septembre.

«Si nous repoussons notre examen, les divergences ne pourront être éliminées qu'en hiver. Cela pose problème puisque le délai des offres échoit au 31 mars 2023», a expliqué Salzmann. Au vu de la situation, la ministre de la Défense, Viola Amherd, est d'accord avec ce nouveau calendrier. (ats/sia)

Les abris antiato­miques – un phénomène suisse

1 / 8
Les abris antiato­miques – un phénomène suisse
source: wikimedia/kecko
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

La TV russe simule des attaques nucléaires

Video: watson
2 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
2
Berne planche sur un outil miracle pour faire baisser le prix de l'essence
Réduire les prix à la pompe via une application qui stimule la concurrence entre les stations-service? C'est la méthode utilisée en France et en Autriche que la Suisse pourrait, elle aussi, utiliser prochainement. À Berne, on s'active en ce sens.

La question du prix de l'essence agite la Suisse. Car si les prix à la pompe ont rapidement grimpé après le début de la guerre en Ukraine, ils peinent désormais à redescendre, alors que le prix du baril de pétrole est repassé sous la barre des 100 dollars.

L’article