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Le Conseil fédéral achètera le F-35A quoi qu'il arrive

La Suisse compte bien officialiser l'achat des F-35A, malgré l'opposition de la gauche. Viola Amherd, ministre de la Défense, soutient qu’un vote ne serait pas possible avant 2024. L'offre des américains prend fin en mars 2023.
19.05.2022, 12:2719.05.2022, 14:44
Viola Amherd, ministre de la Défense.
Viola Amherd, ministre de la Défense.Image: sda

Le Conseil fédéral a décidé, hier, de considérablement accélérer le processus d’achat de l’avion de combat F-35A, conformément au souhait de la ministre de la Défense Viola Amherd, relate ArcInfo jeudi.

Il affirme sa détermination à signer les contrats négociés avec les américains avant l’échéance fixée au 31 mars 2023. Ceci «sans attendre une éventuelle votation» provoquée par une initiative de la gauche, peut-on lire sur le communiqué.

Au total, les 36 avions devraient coûter un peu plus de six milliards de francs. «Il n’est pas certain que l’acquisition puisse se faire aux mêmes conditions si les contrats devaient être renégociés, notamment en ce qui concerne les prix et les délais de livraison», explique le gouvernement.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, plusieurs pays, dont l'Allemagne ou encore la Finlande, ont communiqué leur souhait d’acquérir l’appareil du constructeur américain.

La gauche s'y oppose

Depuis septembre dernier, les Verts, les socialistes et le Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) récoltent des signatures dans le but d’empêcher cet achat, estimant le F-35A inadapté aux besoins de la Confédération.

Pauline Schneider, secrétaire politique du GSsA, s'est exprimée en précisant «avoir toujours souhaité un vote avant le 31 mars 2023», soit l'échéance fixée pour conclure la vente des avions de combat. Selon elle, il ne manque plus que quelques milliers de signatures pour déposer le texte au début de l’été.

«Depuis le début, le procédé n’est pas très démocratique. Madame Amherd nous a d’abord fait voter un chèque en blanc, puis elle n’a pas fait preuve de la transparence promise. Ensuite, elle nous a demandé de retirer notre initiative alors que nous ne faisons rien d’autre que d’exercer nos droits.»
Pauline Schneider

Le conseiller national et écologiste neuchâtelois Fabien Fivaz, s'est également exprimé en pointant du doigt un déni de démocratie. Il accuse notamment le Conseil fédéral et la droite de se servir de la guerre en Ukraine pour atteindre leurs objectifs.

«Avec de la bonne volonté, il est théoriquement toujours possible de voter en mars 2023, sinon le gouvernement prend le risque d’acheter un avion que le peuple refusera ensuite» a-t-il conclu. (sia)

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