DE | FR

Logiciel espion: la Suisse ne veut rien dire sur la technique utilisée

Bild

shutterstock

Les autorités suisses restent muettes sur la technologie utilisée pour surveiller les criminels et les terroristes. Selon la NZZ, il s'agirait du logiciel Pegasus.



On ne saura pas quels programmes informatiques spéciaux la Suisse utilise pour surveiller les criminels et les terroristes. Contacté par Keystone-ATS, l'Office fédéral de la police (Fedpol) ne donne aucune information sur la technologie utilisée ou les fabricants. Les raisons invoquées? Tactique d'enquête et dispositions contractuelles.

Soupçons sur Pegasus

Selon la NZZ de samedi, les autorités suisses ont utilisé le logiciel de surveillance controversé Pegasus de la société israélienne NSO Group au moins en 2017 et 2018. Le 19:30 de la RTS avait évoqué l'affaire mercredi, sans confirmation non plus.

A lire aussi: Avez-vous été espionné par Pegasus, comme Macron? Cet outil vous le dira

Selon des statistiques officielles du Département fédéral de justice et police (DFJP), les forces de l'ordre ont utilisé GovWare au total 12 fois en 2019 et 13 fois en 2020.

Autorisation préalable nécessaire

L'utilisation de ces programmes informatiques spéciaux est prévue en dernier recours, lorsque les mesures de surveillance précédemment ordonnées n'aboutissent pas. Elle peut être ordonnée par les ministères publics cantonaux ou par le Ministère public de la Confédération dans le cadre d'une procédure pénale.

L'utilisation de GovWare doit également être autorisée par un tribunal. Ce système peut être utilisé pour enquêter sur des crimes graves, tels que le meurtre, le viol ou le soutien à une organisation criminelle, comme celles terroristes d'Al-Qaïda ou de l'Etat islamique.

Un logiciel médiatisé et très décrié

Le logiciel de surveillance Pegasus a fait face ces dernières semaines à des critiques massives dans les médias. Un consortium international de journalistes a fait état d'un ensemble de données contenant environ 50'000 numéros, qui auraient été considérés par des clients de NSO Group comme des cibles potentielles d'espionnage. L'entreprise a rejeté les accusations et contesté des détails individuels dans les rapports.

Plus d'articles sur le thème «Suisse»

L’armée suisse irait bien faire sa pub dans les écoles

Link zum Artikel

Mais où sont donc passés les opposants au mariage pour tous?🤔

Link zum Artikel

Cette fois ça y est: le Conseil fédéral donne son OK au F-35 américain

Link zum Artikel

Pourra-t-on vraiment, en Suisse, faire sans les centrales nucléaires?

Link zum Artikel

La Grève pour l'Avenir réunit plus de 30 000 personnes en Suisse

Link zum Artikel

Licenciements chez Swiss: «On s'y attendait»

Link zum Artikel

Le Conseil fédéral étudie un outil de contrôle des imams

Link zum Artikel

Personnaliser les affiches de l'OFSP? Oui, mais interdit d'écrire «Trump»!

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

En 2020, près de 16 000 Suisses se sont fait avoir sur Internet

La grande majorité des 24 398 cybercrimes concernent des cyber-escroqueries. A noter que, selon les statistiques, les femmes se font bien moins avoir que les hommes.

Arnaques liées aux magasins en ligne, aux annonces immobilières ou encore aux sentiments: lundi, pour la première fois, l'Office fédéral de la statistique (OFS) a publié les données de la cybercriminalité 2020. Cela concerne 24 398 infractions. A titre de comparaison, 32 819 cambriolages ont été dénombrés la même année.

On dénombre 15 714 lésés qui se répartissent ainsi:

L'OFS, note, pour finir, qu'il faut garder à l’esprit que ces chiffres concernent exclusivement ceux qui ont été portés à …

Lire l’article
Link zum Artikel