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Infections nosocomiales: de nombreux hôpitaux suisses épinglés

De nombreux hôpitaux suisses provoquent des infections.
Plusieurs manquements «graves» constatés par Swissmedic ont augmenté les infections post-opératoires des patients suisses.Image: Shutterstock

Les hôpitaux suisses ne sont pas aussi propres que vous le pensez

En 2021, près de 40% des établissements hospitaliers contrôlés par Swissmedic n'ont pas respecté les normes d'hygiène recommandées. Un hôpital vaudois épinglé déplore une faute de moyens.
30.11.2022, 09:22

Gare aux infections que l'on attrape non pas hors de chez soi, mais... au sein des services hospitaliers. Si l'on en croit un récent article de 24 heures, en 2021, sur 20 hôpitaux suisses contrôlés par Swissmedic, 39% n'ont pas satisfait les exigences en matière de désinfection des instruments chirurgicaux. Selon les derniers rapports de l'autorité d'inspection, 50% d'entre eux n'employaient pas non plus de personnel «suffisamment qualifié et formé». Lors de contrôles improvisés, un des inspecteurs de Swissmedic s'étant entretenu avec le quotidien vaudois déclare, par ailleurs, avoir fait face à des scènes «écœurantes».

«Des instruments chirurgicaux ensanglantés sont posés à côté d’endoscopes désinfectés prévus pour un examen de l’intestin»
Rafael Moreno, inspecteur de Swissmedic.24 heures

Ces manquements que Swissmedic juge «graves» augmentent les infections post-opératoires des patients. Si ces infections dites nosocomiales se révèlent néfastes pour la santé des patients, elles le sont également pour les finances des établissements. Car elles «entraînent des réhospitalisassions, des examens médicaux et des rendez-vous médicaux supplémentaires», peut-on lire dans 24 heures. Problème: mettre en place un dispositif pour les prévenir au mieux coûte également de l'argent, si ce n'est plus.

Des normes toujours plus nombreuses et coûteuses

C'est notamment ce à quoi est actuellement confronté le petit hôpital régional de Château-d’Œx. L'établissement situé dans les Alpes vaudoises effectuait jusqu'à 350 opérations par an. Après une inspection de Swissmedic en avril dernier, ce dernier a dû mettre à l'arrêt le fonctionnement de son bloc opératoire, à défaut d'avoir répondu aux exigences sanitaires.

Pascale Castellani, directrice de l'hôpital régional qui ne propose désormais plus que des offres médicales de base, a confié aux journalistes de 24 heures devoir débourser environ 800 000 francs afin de mettre en place un nouveau bloc opératoire qui respecte les normes exigées par l'autorité de contrôle. Lesquelles imposent des coûts «beaucoup trop élevés» surtout pour les petites structures, regrette-t-elle.

«Le respect de normes toujours plus nombreuses et plus élevées a pour conséquence des coûts de plus en plus difficiles à supporter pour les hôpitaux»
Pascale Castellani, directrice de l'hôpital régional de Château-d’Œx.24 heures

Le 28 juin 2021, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé renforcer ses exigences sanitaires, mais surtout prendre en considération les réalités tant organisationnelles que financières auxquelles font face les institutions selon qu'elles soient petites ou grandes. (mndl)

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Suite à leur opposition à la réexportation d'armes suisse à l'Ukraine mardi à Berne en commission parlementaire, les Verts ont reçu un appel téléphonique d'une agence de presse russe proche de Poutine. Mais le parti écologiste est divisé: ce samedi à Genève, lors de l'assemblée des délégués des Verts, la Bernoise Natalie Imboden soumettra un amendement pour autoriser exceptionnellement la réexportation de matériel militaire suisse à l'Ukraine. Les révélations de watson.

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