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Image: KEYSTONE

Pourquoi l'OMS veut repousser la troisième dose de vaccin

Ce mercredi, l'Organisation mondiale de la santé a appelé à un moratoire sur les doses de rappel des vaccins anti-Covid. L'objectif est de pouvoir mettre ces injections à disposition des pays qui n'ont pu immuniser qu'une partie infime de leur population.
04.08.2021, 16:3804.08.2021, 17:14

«Nous avons un besoin urgent de renverser les choses: d'une majorité de vaccins allant dans les pays riches à une majorité allant dans les pays pauvres», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus. Le directeur de l'OMS a ajouté que cet effet suspensif devrait durer «au moins jusqu'à la fin septembre».

Le patron de l'agence onusienne dénonce depuis des mois l'inégalité vaccinale qui fait que 1.5 personne sur 100 dans les pays pauvres a reçu une dose de vaccin contre 100 sur 100 dans les pays riches. Ces derniers jours, l'Allemagne et Israël ont annoncé des campagnes pour une troisième dose. En Suisse, la question d'éventuels rappels est encore à l'étude.

En mai, le docteur Tedros avait lancé un défi: vacciner 10% de la population dans tous les pays du monde d'ici septembre. «Pour y arriver, il nous faut la coopération de tout le monde, en particulier la poignée de pays et d'entreprises qui contrôlent la production mondiale de vaccins», a souligné le docteur Tedros.

80% des doses
pour les pays riches

Il en a notamment appelé aux groupes pharmaceutiques pour favoriser Covax, le système international mis en place pour tenter justement de lutter contre l'inégalité vaccinale et notamment aider 92 pays pauvres à immuniser leur population.

Pour l'heure, Covax n'arrive pas à remplir sa mission, faute de doses, et n'a pu distribuer qu'une petite fraction de ce qui était initialement prévu. Sur les 4 milliards de ces doses injectées dans le monde, 80% sont allés à des pays à revenu élevé ou moyen, alors qu'ils représentent moins de 50% de la population mondiale. (ats)

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source: sda / yannis kolesidis
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GPA: «Jusqu'à l'adoption, l’enfant est dans une situation précaire»
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En Suisse, du point de vue de la loi, on entend par procréation médicalement assistée (PMA) «les méthodes permettant d’induire une grossesse en dehors de l’union naturelle de l’homme et de la femme, en particulier l’insémination, la fécondation in vitro avec transfert d’embryons et le transfert de gamètes». La Gestation pour autrui (GPA) est une forme de PMA dans laquelle une femme accepte de porter un enfant conçu au moyen d’une méthode de PMA, afin de le remettre définitivement à des tiers après l’accouchement. D'où le terme de «maternité de substitution».

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