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Image: Shutterstock/Keystone

Verts et Vert'libéraux veulent un siège au Conseil fédéral. À la place de qui?

Il va finir par y avoir embouteillage. Ce samedi, tant les Verts que les Vert'libéraux ont affirmé leur volonté d'obtenir un siège (chacun) au Conseil fédéral. Mais aux dépens de qui?
16.10.2021, 14:3617.10.2021, 16:38

Les Verts veulent faire bouger les choses

Le président des Verts Balthasar Glättli a réitéré le droit de son parti à revendiquer un siège au Conseil fédéral. Si, en 2023, les Verts conservent les 13% d'électeurs acquis en 2019, ils seraient un des partis les plus forts et devraient entrer au gouvernement.

Le président des Verts n'a pas voulu fixer d'objectif précis pour les élections fédérales de 2023, lors de l'émission «Samstagsrundschau» de la radio suisse alémanique SRF. «Le plus possible», a-t-il lâché. Les Verts avaient conquis 13,2% des voix lors des élections fédérales de 2019, progressant d'environ 6,1 points de pourcent.

En étant représentés au gouvernement, les Verts entendent faire bouger la politique vers plus de protection climatique et plus de justice climatique. Ils sont prêts à prendre leurs responsabilités dans le gouvernement suisse. Comme ils l'ont déjà prouvé dans des exécutifs cantonaux ou de grandes villes.

Le PLR (et le PS) dans le viseur

Balthasar Glättli vise un des deux sièges occupés par le PLR. Il pense que le Centre devrait avoir intérêt à ce que l'entrée des Verts au gouvernement ne se fasse pas à ses dépens. En plus, le Centre devrait également avoir un intérêt de fond: il pourrait jouer son rôle d'arbitre aussi au gouvernement, comme il le fait déjà au Parlement. Les Verts examineront donc une candidature à chaque vacance.

M. Glättli n'a pas complètement exclu une attaque contre le PS, mais il n'entend pas remettre en cause un siège d'un parti légèrement surreprésenté si d'autres partis le sont davantage. «Nous ne voulons pas gagner aux dépens du PS, mais devenir plus forts ensemble».

Après les élections d'octobre 2019, les Verts avaient revendiqué un siège au gouvernement. Lors de la réélection des conseillers fédéraux en décembre 2019, ils avaient lancé la conseillère nationale bernoise Regula Rytz dans la course pour un des deux sièges du PLR. En vain.

Mais le parti pourrait avoir davantage de succès en 2023. Ce samedi, Le Temps envisage un Conseil fédéral remanié ainsi:

  • 2 élus UDC
  • 1 élu PS
  • 1 élu PLR
  • 1 élu Le Centre
  • 1 élu Les Verts
  • 1 élu Vert'libéraux

Les Vert'libéraux veulent aussi une place à table

Car, même s'ils n'ont pas encore dit à qui ils espèrent le piquer, les Vert'libéraux veulent aussi un siège au Conseil fédéral. Du côté de la présidence et de la direction du mouvement, on œuvre intensément à la préparation des élections fédérales de 2023, a déclaré M. Grossen, président du parti. Le but est d'augmenter sensiblement le pourcentage de ses électeurs et également entrer au Conseil des États, a déclaré M. Grossen.

«Un siège au Conseil fédéral doit être notre objectif dans un avenir proche»
Jürg Grossen, président des Vert'libéraux

Les Vert'libéraux disposent désormais d'une section cantonale dans 25 des 26 cantons. Samedi, la section «Appenzellerland» – pour les deux Appenzell – a été admise au sein du parti national. Selon M. Grossen, cela signifie que seul Uri n'a pas de section cantonale.

Lors des élections fédérales de 2019, les Vert'libéraux ont augmenté leur part de l'électorat de 3,2% à 7,8%, faisant plus que doubler leur groupe parlementaire. Celui-ci comprend actuellement 16 conseillers nationaux. Le parti n'est pas représenté au Conseil des États.

«Depuis lors, nous n'avons cessé d'aller de succès en succès, le plus grand étant probablement notre entrée dans d'importants mandats exécutifs et nos succès aux élections cantonales et municipales dans toute la Suisse», a ajouté M. Grossen.

«Les sondages n'achètent rien, beaucoup de choses peuvent encore se produire et c'est dans les urnes que tout se règle»
Jürg Grossen, président des Vert'libéraux

(ats)

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10 ans de conseillers fédéraux avec des gorets dans les bras
source: keystone / gian ehrenzeller
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